Salade trop chou

Aujourd’hui, honneur au kale, une sorte de chou appelé parfois chou nordique ou chou plume en français. Comme beaucoup de légumes redécouverts sur les étals des marchés ces dernières années (il n’a pas encore fait son comeback jusqu’aux supermarchés), c’est en fait une vieille variété qui est restée quelques temps dans l’oubli avant de revenir en force, dans les pays du nord de l’Europe et aux Etats-Unis. Ce légume y est vraiment très à la mode et ses qualités nutritionnelles sont portées au nues, jusqu’au comique parfois (tout juste s’il ne fait pas revenir l’être aimé-e..). En fait, ce légume fait partie de la famille des choux, et les choux, c’est sain. On va s’arrêter là aujourd’hui question nutrition pour le kale.

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Il a beaucoup moins un « goût de chou » que les choux frisés, rouges ou de Bruxelles. Côté texture aussi il est intéressant car il est moins épais que ses cousins et se prête donc particulièrement bien à la cuisson à cru (= en laissant la sauce cuire le légume, ce qui nécessite un peu de temps, mais pas de cuisson). La salade proposée ci-dessous utilise cette façon de le préparer, elle doit donc être préparée une à plusieurs heures avant de la déguster. On obtient ainsi une sorte de salade verte, croquante et qui peut se préparer à l’avance, idéal pour les piqueniques.
J’ai utilisé dans cette recette trois sortes de choux pas trop épais, il est possible de n’en utiliser qu’un. J’en profite pour ajouter que le goût des choux de Bruxelles cru est très différent des cuits, si jamais les traumatisé-e-s veulent lui offrir une deuxième chance…

Pour deux petites portions
–       2 branches de kale
–       6 choux de Bruxelles
–       ¼ de petit chou frisé blanc
–       1 carotte
–       1 petit oignon (rouge)
–       2 cs de vinaigre de riz
–       2 cs de sauce soja
–       1 cs d’huile de sésame toastée

Rincer les choux, couper leurs pieds (mais pas les tiges du kale) et enlever les parties endommagées.
Hacher le plus finement possible le kale, les choux de Bruxelles et le chou frisé blanc.
Peler et râper la carotte.
Peler et émincer finement l’oignon.
Mélanger tous les légumes, y ajouter le vinaigre de riz, la sauce soja et l’huile de sésame. Bien mélanger le tout. Le mieux est de le faire à la main – dans les recettes anglophones de salade de kale, la tournure consacrée est celle de « masser le kale » ce qui me fait à chaque fois bien rigoler quand je brasse du chou…
Laisser poser le tout une heure au moins, une nuit c’est encore mieux.

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PS : vinaigre de riz + sauce soja + huile de sésame toastée… oui je suis un peu monomaniaque de ce mélange en ce moment… mais ce genre de salade peut se faire avec un grand nombre de sauces, il faut juste qu’elle contienne un peu de vinaigre ou de jus de citron et du sel pour que la cuisson à cru fonctionne.

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La vie en rose et des choux de Bruxelles

La recette qui suit n’est peut-être pas la plus motivante à prime abord : betterave cuite et choux de Bruxelles n’ont pas toujours bonne presse. Alors qu’il suffit d’un peu d’acidité pour que la première perde le goût terreux qui la rend peu populaire, et d’épices pour rendre les deuxièmes irrésistibles. Le tout avec des haricots secs aux couleurs de circonstance (dont j’ai déjà parlé ici). Le mélange donne un résultat contrasté au niveau des textures et des goûts.
Je précise encore qu’un des facteurs qui a traumatisé tant d’enfants face aux choux de Bruxelles est qu’ils sont régulièrement beaucoup trop cuit. Du coup leur texture comme leur goût deviennent moins intéressants. Ils sont bien meilleurs al dente ! Si toutefois les choux de Bruxelles vous rebutent trop, ils peuvent être remplacés par des carottes ou des navets en suivant la recette telle quelle.

Appeler ceci un curry rose constitue un petit abus de langage puisque cette recette utilise de la pâte de curry verte. Le plat est pourtant bien rose, et je dois dire que, particulièrement en hiver, mettre de la couleur dans ce que je mange est une source de bonne humeur gratuite et apparemment inépuisable. Mais peut-être que ça passera quand je serai grande…

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Curry rose, pour deux portions

–       200 g de choux de Bruxelles préparés (soit 250- 300 g avant d’en enlever les feuilles extérieures abimées et les pieds)
–       ¼ cc de sel
–       1 dl d’eau
–       2 cc d’huile d’olive
–       ½ cc de pâte de curry verte*
–       1 cs de sauce soja
–       200 ml de lait de coco
–       200 g de betterave rouge cuite, pelée et coupée en
–       150 g de haricots secs cuits (type Soissons)
–       2 quartiers de citron
–       coriandre (ou cerfeuil, facultatif)
* En fonction des papilles de chacun-e-s, ce plat peut être plutôt doux ou carrément corsé. ½ cc de pâte de curry vert achetée en épicerie asiatique correspond à un plat peu piquant. Avec les produits des supermarchés occidentaux qui sont beaucoup moins forts, il faudrait au moins 1 cs pour donner un peu de goût.

Peler les betteraves et les couper en cubes d’un cm de côté environ, réserver.
Préparer puis rincer les choux de Bruxelles. Les mettre dans une poêle avec le sel et l’eau et les cuire environ 5 minutes à couvert à feu moyen à fort (il doivent rester très al dente).
Après 5 minutes, il ne reste qu’un petit fond d’eau. Ajouter alors l’huile et la pâte de curry, faire revenir 2 minutes.
Ajouter le lait de coco et la sauce soja, porter à ébullition.
Baisser le feu (feu moyen), ajouter les betteraves et les haricots et laisser encore cuire 5 minutes afin que tout soit bien chaud.
Servir avec du riz pour un repas complet (sur la photo, le riz est un arborio violet complet, mais avec du basmati standard c’est aussi très bon). Proposer sur la table les quartiers de citrons pour que chacun-e puisse acidifier son curry à sa convenance et éventuellement aussi un peu de coriandre (si vous avez réussi à en trouver qui ne vienne pas de beaucoup trop loin, ce qui n’est pas forcément très simple en hiver… Très bon sans aussi). Pour la photo et à défaut de cette herbe, j’ai mis un peu de cerfeuil sur le plat. Tout à fait facultatif.

MISOstrone express

MISOstrone

J’aime beaucoup la soupe miso et n’ai absolument pas la prétention de savoir la préparer et encore moins de vous en donner une recette ici. Je fais parfois des bouillons avec de la pâte miso et des légumes dedans : c’est très vite fait, ça réchauffe et c’est bon. Et en plus ça s’adapte aux envies et aux restes du frigo… En y ajoutant des haricots, ça devient encore meilleur : un étrange et réconfortant mélange entre la traditionnelle soupe japonaise et la minestrone. Je proposerai dans le prochain post un accompagnement à cette petite soupe pour la transformer en repas plus consistant.

Les haricots secs sont multiples, tant au niveau de la forme que de la couleur et du goût. Ceux que j’ai trouvés au marché ont des couleurs délirantes en plus d’être délicieux.

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La cuisson des haricots  prend pas mal de temps : secs, le mieux est de les laisser tremper une nuit puis de les cuire 40 à 50 minutes avec une ou deux feuille(s) de laurier, un petit bout d’oignon et un bout de carotte. Pas besoin de ce temps de trempage si on utilise des haricots frais, et pour le reste, à part un temps de cuisson légèrement moins long (compter une trentaine de minutes), c’est la même chose. Le temps de cuisson dépend de la grosseur des haricots, ils sont cuits quand on peut les écraser avec une fourchette. La cuisson se fait sans sel, c’est une fois cuits qu’on rectifie leur assaisonnement.
Je trouve toute cette préparation assez longue. Du coup, lorsque j’en cuis, c’est pour plusieurs portions à la fois, que j’utilise ensuite dans des salades, des plats en sauce ou comme ici dans une soupe. Cuits, les haricots se conservent quelques jours au frigo.

MISOstrone, pour deux petits bols

– 4 choux de Bruxelles effeuillés
– 1 carotte moyenne, coupée en très fines tranches
– 1 oignon nouveau, coupé en très fines tranches
– une poignée de haricots secs cuits
– 1 cs de pâte de miso
– 3 dl d’eau bouillante
– qques brins de ciboulette
– qques graines germées (ici un mélange avec des lentilles, pois chiches et fungrec)

Dans une petite casserole, faire bouillir l’eau, y délayer le miso.
Ajouter les choux de Bruxelles effeuillés, les morceaux de carotte et d’oignons et les haricots secs. Laisser cuire 2 minutes, afin que les légumes soient chauds mais encore croquants.
Répartir le bouillon dans les deux bols et ajouter sur chaque soupe des graines germées et des brins de ciboulette.