Bar à soupes!

Qu’il fasse froid ou chaud, j’adore manger des soupes. L’hiver passé a pris fin avant que j’arrive à poster ici toutes le recettes que j’avais testées et appréciées. J’ai donc attendu patiemment qu’il fasse assez froid pour ouvrir ce bar à soupes… et voilà donc aujourd’hui trois recettes bien chaudes et qui vous donneront j’espère un peu d’énergie pour faire face à la nuit et aux températures très basses qui règnent par ici.

Ces trois soupes sont faciles à faire et leur originalité se base sur quelques petits trucs simples…
On commence avec une soupe à la courge incroyablement délicate et onctueuse. Les deux ‘trucs’ mobilisés ici, et qui m’ont été transmis par une amie, sont de laisser vraiment longtemps caraméliser les oignons, et d’ajouter une poire en cours de cuisson. Ça peut sembler bizarre à prime abord, mais ça vaut vraiment la peine d’essayer !
Cette soupe à la courge se marie très bien avec du sel au café, une idée trouvée dans une livre de la cuisinière gastro Anne-Sophie Pic.
La deuxième recette est une soupe toute simple, douce et délicieuse, aux topinambours. Ici le ‘truc’ qui change tout, c’est d’utiliser de l’huile d’argan à la fin. Le mariage topinambours / huile d’argan est sublime, une idée à noter pour de futurs risotti ou tartes…
On termine par une recette qui peut faire office d’apéro en même temps, puisqu’elle contient une bonne dose de vodka.
Et si ça ne vous suffit pas, il y a d’autres recettes de soupes chaudes ici, ou . Enjoy!

photo 1(2)

Pour un grand chaudron de soupe à la courge de la petite souris (8-10 portions)
Cette soupe se congèle très bien, d’où le grand nombre de portions…

  • 1.2 kg de courge butternut en morceaux (poids des cubes préparés)
  • 1 très gros oignon (env. 200 g)
  • 1 cs de poudre de curry doux
  • 3 cs d’huile d’olive
  • 2 cc bombées de bouillon de légume
  • 1 poire
  • sel au café à volonté (recette ci-dessous. Un bon sel aux herbes pourra aussi faire l’affaire)

Peler la courge, en enlever les graines et découper la chair en morceaux.
Peler et hacher l’oignon. Le faire revenir dans l’huile avec le curry, à feu fort d’abord, puis à feu un peu moins fort quand la casserole est bien chaude.
Une fois que les oignons sont caramélisés, ajouter la courge, la poudre de bouillon et couvrir d’eau à hauteur. Cuire une vingtaine de minute (vérifier avec la pointe d’un couteau que le légume est moelleux avant d’arrêter la cuisson).
Pendant que la courge cuit, peler la poire et en enlever le cœur. La couper en morceaux.  Ajouter la poire dans la casserole, terminer la cuisson et bien mixer le tout (la poire sera donc ajoutée après 5 à  10 minutes de cuisson de la courge).
Goûter, rectifier l’assaisonnement et servir avec du sel au café (c’est donc mieux si la soupe n’est pas trop salée au départ).

photo 5(1)

Ingrédients pour un petit pot de sel au café, une recette d’Anne-Sophie Pic°

  • 50 g de sel Halen Môn* (ou un autre bon sel marin)
  • 10 grains de café pur arabica (Anne-Sophie Pic préconise d’utiliser du café Blue Moutain… mes finances m’ont retenu de le faire car il est particulièrement cher).
    * Ce sel, sous forme de paillette, se trouve en épiceries fines

Moudre les grains de café dans un petit moulin puis affiner le tout au mortier, mélanger avec le sel.
Utiliser comme un autre sel aromatisé – celui-ci est particulièrement adapté aux légumes racines cuits.

°Anne-Sophie Pic, Recettes fait-maison, leçon de cuisine par Anne-Sophie Pic, Paris : Hachette cuisine, 2011, pp. 24, 25, 120 et 121.

photo 2(1)

******

Pour quatre portions de velouté de topinambour à l’huile d’argan

  • 9 gros topinambours (= 460 g une fois cuits et pelés)
  • 1 cc de fleur de sel
  • 3 dl de lait végétal (soja p.ex.)
  • 4 cc d’huile d’argan

Préparer les topinambours : les cuire à la vapeur jusqu’à ce qu’ils soient tendres (une quinzaine de minutes, vérifier la cuisson avec la pointe d’un couteau). Les peler seulement APRES cuisson. Ce procédé permet de les peler beaucoup plus facilement. Pour ne pas se brûler les doigts, il suffit de passer chaque légume sous l’eau froide juste avant de procéder. Ou de laisser refroidir si vous avez le temps.
Mélanger dans le bol d’un blender la chair des topinambours avec le sel et le lait. Bien mixer le tout. Répartir dans 4 bols et verser une cc d’huile d’argan sur chaque bol.

photo 2(2)

*****

Pour trois petites soupes-cocktails châtaigne – poireau – vodka

  • 1 poireau
  • 1 cc d’huile d’olive
  • ½ cc de sel
  • ½ dl de vodka (la vodka Absolut en tous cas est végane)
  • 1 dl de lait végétal (p.ex. quinoa-riz)
  • 130 g de châtaignes
  • 3 feuilles de persil plat (facultatif, pour la déco)

Cuire le poireau dans l’huile d’olive avec le sel pendant une dizaine de minutes sur feu fort au début puis moyen une fois que la casserole est bien chaude.
Pendant ce temps, couper en morceaux les châtaignes, en garder trois pour la déco.
Quand le poireau est cuit, ajouter la vodka, le lait et les châtaignes dans la casserolle, porter à ébullition et laisser cuire quelques minutes
Au moment de servir, mettre dans le fond de chaque bol quelques morceaux de châtaigne, recouvrir de soupes puis décorer de quelques rondelles de châtaigne et éventuellement d’une feuille de persil plat.

photo 4(2)

 

Des galettes en forme de merci

Il y a quelques jours, deux amies m’ont ramené d’Allemagne un plein sac de produits bios, à mon plus grand bonheur. J’ai aussi rapporté de notre dernière soirée un certain nombre de verts de poireaux, de quoi me faire sautiller et expérimenter une petite recette de galettes moelleuses qui font merveilles avec du houmous (je reste dans le mood mezzé en attendant l’été..).

photo 3(2) photo 2(2)

Pour quatre galettes citron – poireau – pavot
Cette recette permet d’utiliser les verts de poireaux si vous n’avez utilisé que les blancs, par exemple pour faire des poireaux – vinaigrette.
–       le vert d’un gros poireau (soit environ 200 g)
–       1 gousse d’ail
–       ½ cc de fleur de sel
–       4 cc d’huile d’olive
–       1 citron
–       40 g de flocons de millet* (= ½ tasse selon les mesures anglo-saxonnes. Les flocons de millet peuvent être remplacés par des flocons de quinoa)
–       1 cs de graines de pavot
–       1 cs de poudre de protéines de chanvre (facultatif)*
–       1 cs de pétales de soucis séchés (facultatif)**
* en vente en épicerie bio
** à défaut d’avoir un jardin, j’achète de temps en temps en été de gros bouquets de soucis (=calendula) au marché pour pas cher. Quand les fleurs sont fanées, j’en prélève les pétales qui se conservent plusieurs mois et peuvent être utilisés pour décorer des plats, en tisane ou encore pour faire des pommades. Ces pétales peuvent aussi s’acheter en épicerie bio.

Couper le vert de poireau en deux dans le sens de la longueur, en ôter les parties sèches et abimées s’il y en a. Couper le vert de poireau plus finement possible en mini tronçons de 1 à 2 mm. Mettre le tout dans une passoire et bien rincer.
Eplucher et hacher finement la gousse d’ail.
Mettre dans une poêle le verte de poireau égoutté, l’ail haché, la fleur de sel et la moitié de l’huile d’olive (2 cc). Faire cuire à feu fort et à couvert 5 bonnes minutes, les poireaux doivent être tendres. Arrêter le feu.
Ajouter dans la poêle le zeste de citron et son jus (env. 5 cs), les flocons de millet, les graines de pavot, la poudre de protéine de chanvre et les pétales de soucis. Bien mélanger le tout puis laisser gonfler les flocons une dizaine de minutes minimum.
Faire chauffer 1 cc d’huile dans une poêle. Quand l’huile est bien chaude y faire cuire les quatre galettes : bien aplatir et laisser cuire 2 minutes, puis retourner et ajouter encore 1 cc d’huile pour éviter que les galettes ne collent à la poêle. Tourner encore deux fois (en tout env. 4 minutes par côté).
Servir chaud, tiède ou froid, à l’apéro avec du houmous ou en accompagnement d’une salade par exemple.

NB: ces galettes sont à dessein relativement acides pour faire la part belle au citron. Si vous souhaitez un goût plus neutre, remplacer une partie du jus de citron par de l’eau.

photo 3(1)

 

 

 

Poireaux – vinaigrette!

Après plus de deux semaines sans rien poster ici, je relance l’affaire en douceur avec une recette simplissime et vieillotte. Une recette qui m’évoque une nappe à carreaux rouges et blancs, sous un arbre, dans un champ, avec du bon vin et du bon pain…
Les poireaux – vinaigrette, y a la recette dans le nom : il faut des poireaux cuits et votre vinaigrette préférée. A manger tiède ou froid, avec les doigts, au soleil. Que du bonheur !

photo 1

Pour 6 délicieux poireaux – vinaigrette
–       3 poireaux moyens
–       1 pincée de sel
–       1 cc bombée de moutarde de Dijon
–       2 cc d’huile d’olive
–       2 cc de vinaigre de cidre

Enlever la partie vert foncé des poireaux (et si vous ne savez pas quoi en faire, essayez cette soupe), couper ce qui reste en deux tronçons. Mettre ces tronçons dans une petite casserole (sur une couche, soit sans qu’ils ne se chevauchent), ajouter le sel et un peu d’eau au tiers de la hauteur des poireaux.
Porter à ébullition, puis laisser cuire à couvert 10 minutes. Après ces 10 minutes, couper le feu et laisser reposer encore 5 minutes sur la plaque chaude.
Pendant que les poireaux cuisent, préparer la vinaigrette en mélangeant bien l’huile avec la moutarde. Ajouter ensuite le vinaigre de cidre, et bien mélanger à nouveau.
Ne reste plus qu’à napper les poireaux de sauce et à essayer de (re)trouver la nappe à carreau…

Salade complète pour pique-nique printemps-hiver

Le printemps pointe son nez par ici. Ceci équivaut pour moi à une irrépressible envie d’aller piqueniquer et bouquiner dans les parcs. Au menu du jour, donc : une salade complète rapide à faire et facile à emporter.
Les fruits et légumes du coin sont toujours ceux d’hiver, mais déclinés en mode pique-nique, ils n’ont plus tout à fait le même goût, non? Ils peuvent être remplacés par ce que vous avez sous la main, l’idée c’est qu’il y ait du cuit et du cru pour varier les textures. Bon appétit !

photo 1

Salade complète printemps-hiver, pour 2 repas
–       1 gros poireau
–       100 g de quinoa (ici : 60 g de quinoa rouge + 40 g de blanche)
–       1 grosse cs de moutarde de Dijon
–       1 cs de vinaigre de cidre
–       1 cs d’huile d’avocat (ou d’olive)
–       1 grosse carotte (= 100 g une fois pelée et râpée)
–       70 g de châtaignes cuites
–       4 brins de persil plat
–       1 petite pomme (facultatif)

Préparer le poireau et le hacher en tronçons de 5 mm environ.
Mettre le quinoa, le poireau et 4 dl d’eau dans une casserole. Porter à ébullition puis cuire sur feu moyen 20 minutes.
Pendant ce temps, préparer la sauce dans un saladier en y mélangeant la moutarde, le vinaigre et l’huile. Bien mélanger et ajouter éventuellement 1 cs d’eau si le mélange est trop épais (ce qui dépend de la texture de la moutarde utilisée).
Peler et râper la carotte, l’ajouter dans le saladier.
Couper les châtaignes en petits morceaux, les ajouter au saladier.
Laver, sécher puis hacher finement le persil (les tiges aussi !).
Après 20 minutes de cuisson du mélange quinoa – poireaux, l’ajouter au reste des ingrédients, bien mélanger et servir sans attendre pour une salade tiède ou laisser refroidir.
Cette salade se conserve telle quelle quelques jours au réfrigérateur.
Si vous souhaitez ajouter une pomme, il suffit de la couper en petits morceaux juste avant de passer à table (ou de partir en piquenique) et de la mélanger au reste.

photo 2

Spags aux boulettes

J’avais promis de proposer une recette de pâtes pour aller avec le parmesan végétal présenté dans le dernier post. Et bien ce sera des spags aux boulettes, un des plats parmi les plus réjouissants et les plus conviviaux à mon avis, et en particulier dans cette version.
Les boulettes du jour sont inspirées d’une recette trouvée sur un site vegan étatsunien. Des champignons et des gros haricots forment la plus grande partie de la masse. Côté champignons, j’ai utilisé des grosses pleurotes. Comme il y a plusieurs formes de champignons qui s’appellent aussi pleurotes, voici une photo, mais n’importe quel champignon de culture fera l’affaire. photo 1

Le liant utilisé ici est le lin : un peu comme le psyllium blond (dont il a déjà été question ici), les graines de lin forment un mucilage au contact de l’eau et la texture qui en résulte est parfaite pour faire tenir ces boulettes. Du coup, elles sont sans gluten (pas de chapelure ni de farine).
J’ai aussi utilisé un peu de cénovis. Si vous n’en avez jamais entendu parlé, ce condiment ressemble à la marmite british et à pas grand chose d’autre. Il est souvent utilisé en Suisse pour faire des tartines : parmi celles qui y ont grandi, il y a les personnes à qui ça rappelle leur enfance avec émoi et celles qui trouvent ça immondissime… Pas trop d’entre deux… Moi je trouve que c’est un très bon condiment à utiliser avec des champignons (et ça n’a pas le goût du cénovis, mais si vous détestez, utilisez plutôt du sel !).
Et un dernier truc transmis par une amie pour finir : une pincée de cannelle dans la sauce tomate en améliore drastiquement le goût, c’est assez magique. Bon ap’!

photo 5

Spags aux boulettes (pour trois personnes)

> pour la sauce tomate
–       1 poireau
–       1 grosse branche de céleri
–       3 gousses d’ail
–       1 cc de fleur de sel
–       3 cc d’huile d’olive
–       1 dl de vin rouge
–       350 g de coulis de tomate + 1 dl d’eau
–       1 pincée de cannelle

> pour les boulettes
–       1 gros oignon (130 g, poids pelé)
–       3 cc d’huile d’olive + 3 cc pour la cuisson des boulettes
–       300 g de champignons (ici quatre grosses pleurotes, mais des champignons de Paris feraient très bien l’affaire)
–       1 gousse d’ail
–       ½ cc de sel
–       1 cs bombée de graines de lin (ou de graines de chia ou de poudre de psyllium)
–       250 g de haricots cuits (Borlotti, haricots rouges ou noirs, etc. J’ai utilisé une boîte de Borlotti)
–       2 cc de cénovis (facultatif, utilisez plus de sel sinon)

> et aussi
–       des pâtes (sans gluten ou complètes ou autres)
–       du parmesan végétal

La sauce tomate
Nettoyer le poireau et le hacher finement.
Nettoyer la branche de céleri, en enlever les feuilles. La couper dans la longueur tous les 5 mm puis hacher finement ces branches.
Peler les gousses d’ail, les couper en deux, en enlever le germe et préparer le presse-ail.
Mettre l’huile à chauffer et y faire revenir à feu moyen à fort le poireau, le céleri et les gousses d’ail hachées avec le sel. Mélanger de temps en temps pendant 10 minutes.
Ajouter le vin puis le coulis de tomate et la cannelle. Rincer la bouteille de coulis de tomate avec un peu d’eau (1 dl) et l’ajouter au tout. Laisser cuire sur feu doux pendant au moins une demie heure.

Les boulettes
Peler et hacher finement l’oignon.
Parer les champignons (= enlever les parties dures s’il y en a) et les couper en brunoise (petits dés de quelques mm de côté).
Peler la gousse d’ail, la couper en deux, en enlever le germe et préparer un presse-ail.
Faire revenir l’oignon dans de l’huile pendant environ 5 minutes sur feu fort, jusqu’à ce que l’oignon soit tout à fait translucide. Ajouter le sel, l’ail pressé et les dés de champignons. Baisser le feu sur feu moyen pendant environ 5 minutes : les champignons vont fortement diminuer de volume et rendre un peu d’eau. Après 5 minutes, augmenter le feu au maximum et faire dorer le hachis (cette opération prend 2 à 3 minutes). Réserver hors du feu.
Mixer les graines de lin (j’utilise un petit mixer à café) et les  mélanger à 3 cs d’eau dans un petit bol. Réserver.
Si vous utilisez des haricots en boîte : les égoutter dans une passoire et bien les rincer (étape superflue sinon).
Bien les écraser à la fourchette dans un saladier puis ajouter le mélange aux champignons et celui à base de lin ainsi que le cénovis. Tout bien mélanger, rectifier l’assaisonnement.
Mettre de l’eau à chauffer pour les pâtes.
Former une vingtaine de boulettes à la main puis les cuire à la poêle dans un peu d’huile jusqu’à ce qu’elles soient dorées.

Les finitions
Faire cuire les pâtes dans un grand volume d’eau salée.
Servir les pâtes surmontées de sauce tomate puis de quelques boulettes.
Encore meilleur avec un peu de parmesan ‘spécial pâtes’, une bonne salade en accompagnement et un verre de rouge.

photo 4

Soupe de soleil

Il paraît que demain, la neige aura tout recouvert par ici. C’est donc le moment d’une recette de soupe pour se tenir chaud. Et pour mettre du soleil dans son assiette… en tous cas par la couleur.
Toutes les soupes aux légumes peuvent être apprêtées selon cette méthode simple et rapide, garantissant en plus un maximum de saveurs (grâce à l’étape de rôtissage).
Pour une version couleur soleil, choisissez des légumes jaune, orange et/ou vert clair et ajoutez du curcuma et des lentilles corail. En plus de la couleur, les lentilles apporteront un velouté soyeux et le curcuma ses vertus anti-inflammatoire et anti-cancer.

photo 1

Soupe, pour deux grosses portions ou plusieurs petites

–       1 betterave jaune
–       1 grosse carotte
–       1 poireau
–       ½ oignon (rouge)
–       1 chou-rave
–       1 poignée de cerfeuil
–       1 petit bouquet de persil
–       120 g de lentilles corail
–       1 cc rase de curcuma
–       2 cc d’huile d’olive
–       1 cc de sel

Peler tous les légumes et les couper en morceaux (1 à 2 cm de côté). Les mettre dans une passoire et les rincer.
Rincer le cerfeuil et le persil, hacher le tout grossièrement.
Dans une casserole, faire chauffer l’huile. Ajouter tous les autres ingrédients, bien mélanger pour que les légumes rôtissent un peu, mouiller à hauteur d’eau bouillante (= l’eau doit recouvrir les morceaux) et laisser cuire sur feu moyen à fort une vingtaine de minutes.
Passer le contenu de la casserole au mixeur plongeant, goûter, rectifier l’assaisonnement et passer à table !
Je fais souvent des soupes jaunes ces temps, et je les agrémente de quelques céréales par dessus. J’aime en particulier y ajouter du riz basmati.photo 4

Galettes philosophiques, kimchis et raviolis – La table de Diogène est ronde

Pour faire suite au dernier post, il y a dans ce billet une recette de galettes aux algues. Mais un peu de patience, j’ai deux-trois autres choses à raconter avant…
Une des (nombreuses) raisons pour lesquelles j’ai eu envie de faire un blog, c’est qu’on me demande souvent des recettes ou des références de livres de cuisine que j’aime. Du coup je me suis dit que les mettre en ligne pourrait être une façon d’avoir des réponses toutes prêtes et un peu plus développées. Je vais donc faire une présentation des blogs et livres que j’aime, de façon épisodique et sans ordre autre que celui des recettes que j’ai re-testées récemment ET pensé à photographier… Il y aura parfois des recettes fidèles, mais le plus souvent ce seront des variantes personnelles de plats que j’aime et ai plus ou moins trafiqués.
Je commence par le blog de cuisine coréenne La table de Diogène est ronde. Les recettes sont expliquées dans les moindres détails et du coup j’ai osé me lancer dans la préparation de légumes fermentés. J’ai commencé par la recette de kimchi de navets nouveaux ce printemps, que j’ai suivie à la lettre (du coup je ne la recopie pas, il faut juste ne pas mettre l’anchois ni le nuoc-mam mais de la sauce soja à la place pour une version sans animaux et c’est parfait). Le résultat donne un kimchi très bon et très piquant.

***

Ensuite, j’ai fait à ma grande fierté des raviolis parfaits avec ce kimchi : pleins de goûts délicats, rôtis et moelleux en même temps,… et presque aussi jolis que ceux qui m’ont servi de modèles (ouais, presque…). Je n’ai pas suivi cette recette à la lettre puisque je l’ai véganisée et adaptée à ce que j’avais en stock. Et j’y ai ajouté une sauce qui ne ressemble vraisemblablement à rien de coréen, mais que j’adore.

photo(1) image(2) copie

Raviolis philosophiques, pour 30 à 40 pièces*

Farce
–       140 g de kimchi de navets (ou d’un autre kimchi)
–       1 poireau
–       200 g de tofu ferme
–       2 cc de sauce soja
–       1 cc d’ail en poudre
–       ½ cc de gingembre en poudre
–       2 cs d’huile de sésame toastée
–       2 cc de mirin (alcool blanc chinois)*
–       1 cc de poivre

Ravioli
–       1 paquet de feuilles pour raviolis asiatiques*
–       1 cs d’huile d’olive

Sauce (par personne)
–       1 cc de sauce soja
–       1 cc d’huile de sésame toastée
–       1 cs de vinaigre de riz*

* en vente en épicerie asiatique. Les feuilles à ravioli peuvent être rondes ou carrées. Les raviolis en photo ici on été faits avec des feuilles carrées et cela va finalement plutôt bien.

Emincer très finement le kimchi et le poireau. Ecraser le tofu et ajouter tous les autres composants de la farce.
Façonner les raviolis de votre mieux, en vous aidant au besoin de ces explications.
Chauffer 1 cs d’huile d’olive dans une poêle, y faire rôtir rapidement les raviolis, puis ajouter un fond d’eau, baisser le feu et laisser cuire environ 5 minutes à découvert.

image(3)

***

J’ai aussi testé ces galettes aux algues délicieuses et qui garnissent à merveille une salade, en accompagnement ou pas de la MISOstrone proposée dans le dernier poste, comme annoncé plus haut. Un résultat bluffant et une recette très pratique : une fois préparée, la pâte des galettes se conserve au frigo 2-3 jours et permet de se faire un petit plat rapide en 5 minutes chrono. La recette ci-dessous est à peine simplifiée par rapport à celle d’origine.
Je précise ici que les algues fraîches s’achètent en magasin bio et qu’elles demandent trois eaux pour être débarrassées de leur sel. Trois eaux, ça veut dire qu’on les met dans un saladier plein d’eau, on égoutte, on les met dans un deuxième saladier, on rince le premier et on le re-remplit d’eau, on égoutte, on trempe, on égoutte une troisième et dernière fois. Les algues fraîches se gardent des semaines au frigo tant qu’elles ne sont pas rincées.

image

Galettes philosophiques (pour une quinzaine de galettes)

–       un bout d’algue wakamé de la grosseur d’une paume, rincée dans trois eaux
–       70 g de champignons émincés (frais ou à l’huile, facultatif)
–       ¼ de poivron rouge (40 g)
–       un petit oignon
–       80 g de farine blanche
–       20 g de farine de riz complète
–       100 g de tofu ferme
–       1 cc bombée d’ail séché
–       1 cc de sauce soja claire
–       60 g d’eau (= 0.6 dl)
–       1 cc d’huile d’olive

image(1)

Hacher finement l’algue, les champignons, le poivron et l’oignon.
Ecraser le tofu, mélanger avec les légumes et le reste des ingrédients, sauf l’huile. Bien mélanger (je trouve que le faire à la main est l’option la plus efficace).
Former des petites boules et chauffer l’huile dans une poêle (feu au maximum).
Quand l’huile est chaude, y placer les boules de pâte (assez espacées les unes des autre) et les aplatir à la spatule. Baisser le feu (chaleur moyenne) et faire rôtir les galettes quelques minutes de chaque côté jusqu’à ce qu’elles soient bien dorées.
Je sers ça sur une salade assaisonnée de mon mélange fétiche, le même qui sert de sauce aux raviolis (huile de sésame toastée, sauce soja et vinaigre de riz, 1 cc de chaque).

***

Et finalement, j’ai fait dernièrement un kimchi de brocoli en m’inspirant du kimchi de chou fleur violet mais en osant cette fois quelques petites variations. Résultat : un kimchi réussi (ouf !), peu piquant et qui peut se manger comme une salade.

photo

Brocoli kimchi, pour un pot d’un litre

–       1 gros brocoli (plus de 600 g pesé entier)
–       1 rave (env. 300 g avant épluchage)
–       3 oignons nouveaux
–       ½ l d’eau
–       120 g de gros sel
–       un petit bout de gingembre (3 cm)
–       3 gousses d’ail
–       3 petites poires très mûres
–       un bout d’algue wakamé de la grosseur d’une paume, rincée dans trois eaux
–       1 cc bombée de piment d’Espelette

Préparer les légumes pour la salaison: rincer le brocoli et le couper en petits morceaux (les fleurs et le pied). Peler et couper la rave en morceaux d’environ 1 cm de côté. Laver les oignons et les couper en tronçons (5 mm d’épaisseur pour la partie blanche, 2 cm pour la partie verte).
Faire cuire un demi litre d’eau et y diluer le gros sel.
Mettre tous les légumes découpés dans un saladier, les recouvrir du mélange salé et laisser tirer une heure.
Pendant ce temps, préparer l’assaisonnement: peler et couper le gingembre et l’ail en tout petits bouts (1 mm de côté). Peler et couper les poires en morceaux de 5 mm de côté. Couper l’algue en petits morceaux (5 mm de côté).
Après 1h, rincer les légumes mis en salaison dans trois eaux, les mettre dans une passoire et laisser l’eau s’écouler encore 20 minutes.
Une fois ces 20 minutes écoulées, tout mélanger et mettre dans un pot en tassant bien (le liquide doit recouvrir le haut des légumes).
Laisser à température ambiante pendant 2 jours (sans fermer le bocal hermétiquement – je mets un mouchoir retenu par un élastique, comme sur la photo), puis au frigo.
Je trouve que c’est déjà bon au troisième jour, mais il faudrait attendre un peu plus (le 11ème jour selon le blog..).