Recette express: confiture de petits fruits, crue & sans sucre ajouté

Presque six mois d’absence sur ce blog. Une amie m’a dit dernièrement que j’étais « débordée par la vie ». Et c’est vrai, et c’est cool. Stressant parfois, aussi. Et pas ultra productif question blog jusque là.
Je vais essayer de poster un peu plus souvent les recettes que j’expérimente et approuve – il y en a eu plusieurs cet été qui vaudraient la peine d’être partagées.
Je commence avec la recette que j’ai faite le plus souvent ces derniers mois: de la confiture crue et sans sucre ajouté, donc prête en dix minutes chrono (+ 1 heure à ‘gonfler’ au frigo). Et ultra saine, en plus d’être délicieuse.

De la confiture à quoi ? Et bien à ce que vous voudrez comme petits fruits. En version mono ou combo, en fonction de ce sur quoi vous mettrez la main. De mon côté, j’ai testé fraise, framboise, groseille, mûre et cassis, et franchement c’est impossible de se rater !
J’ai également testé avec des fruits à noyaux (cerises, pruneaux) et c’est tout aussi bon, mais ça se conserve à peine 24 heures. En version petits fruits, la durée de conservation est de quelques jours (trois maximum) – mais franchement, il n’en faut pas plus pour la finir !

Cette recette ressemble beaucoup à celles de confiture de fruits & graines de chia découvertes dans le dernier livre de Green Kitchen Stories et dans le premier de My New Roots. Deux magnifiques livres végétariens avec une majorité de recettes végétaliennes que j’ai vraiment beaucoup appréciés.

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Pour un pot de confiture express crue (3 dl environ)
Remarque préliminaire : il est tout à fait impératif que les fruits soient bien mûrs. Cette recette repose complètement là-dessus : comme il n’y a pas de sucre ajouté, c’est le pur goût du fruit qui est mis en avant. Autant cette recette peut être pratique pour recycler des fruits qui sont à la limite d’être trop mûrs et qui tirent un peu la gueule, autant des fruits sans goût donneront un résultat médiocre.

  • 250 g de petits fruits bien mûrs (fraises, groseilles, cassis, framboises, mûres, myrtilles, etc.)
  • 1,5 cs de graines de lin (ou 1 cs de graines de chia)
  • 1 pincée de fleur de sel (ça peut sembler bizarre quand on n’a pas l’habitude, mais le sel est utilisé ici comme exhausteur de goût… et ça fonctionne super bien)
  • 1 cs de jus de citron (laisser complètement tomber le citron si vous faites une confiture de groseille, en diminuer la quantité si on fait une confiture composée d’un mélange de fruit contenant des groseilles)

Laver et parer les fruits (enlever les éventuelles tiges et autres parties qu’on ne mange pas), mettre le tout dans un blender.
Dans un petit mixer à épices ou à café, réduire les graines de lin en poudre, puis ajouter aux fruits dans le blender.
Ajouter encore le citron et le sel puis mixer le tout.
Transvaser dans un pot et laisser épaissir au réfrigérateur pour une heure au moins (le mucilage caractéristique des graines de lin ou de chia va rendre la texture onctueuse avec une tout petit peu de patience).
Cette confiture se conserve au frais jusqu’à trois jours.

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Des bagels oranges

Depuis que je suis petite, j’adore les brunchs. A l’époque, cette anglicisme n’existait pas dans mon vocabulaire et dans ma famille on appelait ça des ‘’déjeuners-dîners’’. On y avait droit presque tous les dimanches : je mangeais quand je voulais, je trainais toute la journée en pyjama à bouquiner et ensuite on mangeait vers 17-18 heures parce que tout le monde avait super faim à cette heure-là déjà. Ce changement de rythme par rapport au reste de la semaine me semblait porteur de plein de possibilités et de liberté.
Quelques décennies plus tard, j’appelle ça des brunchs, je me colle moi-même parfois à leur préparation et j’essaie de ne pas limiter le concept aux dimanches.

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Voici donc une recette de bagels. J’adore les manger mais j’aime aussi beaucoup les faire puisque ces pains troués sont pochés avant d’être cuits au four (oui, trempés dans de l’eau bouillante !). Ce procédé bizarre qui implique une grande casserole fumante réveille la sorcière qui est en moi et me met de bonne humeur.
Le pochage rallonge un peu le processus de fabrication, mais j’ai testé sans et c’est très bon aussi, en passant directement de la confection de la pâte à la cuisson au four. Ça ressemble simplement plus à du pain standard puisque c’est le pochage qui apporte leur moelleux caractéristique aux bagels.
Pour la pâte, j’ai repris telle quelle la super recette de petits pains à la carotte que j’avais déjà testée et beaucoup aimée en version pains à la vapeur. Elle sort d’un petit livre intitulé Petits pains express, écrit par Clea (dont je vous ai déjà parlé ici) et Estérelle Payany, et elle garantit un temps de préparation minime.
Pour ce qui est des idées pour les fourrer, il faut simplement essayer de varier les textures, mais tous les mélanges sont envisageables. Je les ai dégustés avec du fromage végétal ail et fines herbes – celui proposé dans le dernier post (aussi bien le bour-sain que le creamcheese conviennent très bien). J’ai ajouté du sel fumé, des rondelles d’oignon cru, des pousses de salade, et sur certains un peu de sirop d’érable.
J’espère qu’ils vous plairont autant qu’à moi et vous souhaite un bon week-end !

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Pour 6 bagels
–       80 g de carotte râpée ( = 1 carotte assez grosse)
–       250 de farine (100 g de farine d’avoine + 150 g de farine de blé dans la version de Clea et d’Estérelle Payany. De mon côté je mets ce qui me passe sous la main : farine bise + d’épeautre + de kamut pour les bagels de la photo par exemple)
–       2 cc de poudre à lever
–       1 cc de sel
–       1 cs de purée d’amandes*
–       150 ml de jus de carotte (acheté ou fait maison)
–       1 cs bombée de graines de nigel (ou de pavot, de sésame, comme vous voulez !)
* En vente en magasin bio.

Dans un saladier, mélanger la carotte râpée, la/les farine(s), la poudre à lever, le sel et la purée d’amande. Mélanger à la fourchette.
Ajouter le jus de carotte, mélanger jusqu’à ce que la pâte soit homogène.
Découper en 6 portions et les rouler en boule entre ses mains farinées. Laisser lever 15 minutes sur une plaque recouverte de papier sulfurisé.
Mettre à chauffer une grande casserole d’eau, préchauffer le four à 220°C.
Faire un trou avec le doigt dans chaque boule de pâte et faire tourner la pâte autour du doigt pour former un trou de 2 cm de diamètre environ.
Ajouter 1 cs de sel dans l’eau quand elle bout puis pocher chaque bagel de 10 à 15 secondes. Les sortir de la casserole avec un écumoire et les mettre sur une grille pour qu’ils s’égouttent.
Remettre sur la plaque recouverte de papier sulfurisé, recouvrir de graines (de nigel ou autre) et mettre au four pour 25 minutes (elles vont coller sans rien ajouter puisque la pâte est mouillée).
Laisser refroidir un peu à la sortie du four avant de passer à table.

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Deux recettes qui font du bien – Green Kitchen Stories

Au registre des références culinaires, honneur aujourd’hui à Green Kitchen Stories. C’est le nom d’un blog et d’un livre, The Green Kitchen*, publié en 2013. J’ai d’abord adoré le livre, puis découvert le blog que je suis avec grand plaisir depuis. Les deux auteur-e-s, Luise et David, vivent à Stockholm et proposent des recettes d’influence scandinaves et de bien d’autres pays, le tout avec des associations de goût originales et efficaces et des photos qui font saliver. Je crois qu’il n’y a aucun autre livre dont j’aie testé autant de recettes, et toutes en me réjouissant du résultat.
Le blog est en anglais, le livre aussi, mais ce dernier devrait être prochainement traduit en français – j’en donnerai les références quand il sortira. En attendant, voici deux recettes que j’adore, toutes deux tirées du livre, pour enchanter pauses et petits-déjeuners. La première est rapide et adaptable en de très nombreuses variantes, la suivante prend un peu plus de temps et requiert certains produits particuliers, une expérience de sorcière que j’affectionne particulièrement…
Dans ces deux recettes, on retrouve de l’huile de coco. Ce produit se trouve en magasin bio (et aussi en grande surface en Suisse, en version non bio). Il a deux particularités qui en font un ingrédient génial à utiliser : d’une part il est solide à froid et liquide quand on le chauffe, de l’autre il apporte un fondant incomparable.

* David Frenkiel and Luise Vindahl, The Green Kitchen. Delicious and Healthy Vegetarian Recepies for Every Day, London : Hardie Grant Books, 2013, pp. 50-51 (granola) et 226-227 (barres à la protéine de chanvre).

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La base du granola

Cette recette est simple et très efficace. Des flocons de céréales additionnés de plein de bonnes choses sont mélangés à du sirop d’érable et à de l’huile de coco puis rôtis au four. Le résultat est croquant et délicieux avec du yogourt, une purée de fruits, et même tout seul !
J’indique ci-dessous la recette avec les nombreuses propositions de variante indiquées dans le livre, à adapter en fonction des envies et des placards. Pour le granola en photo ici, j’ai utilisé des flocons d’avoine et de quinoa, des amandes effilées, des noisettes, de la noix de coco, un reste de mélange de graines avec en plus des graines de tournesol, de la cardamome et de l’épice à pain d’épices, des myrtilles, des mûres blanches séchées et des pétales rouges. Et bien sûr de l’huile de coco et du sirop d’érable. J’ai aussi ajouté au tout 2 cs de poudre de cynorrhodon (une poudre très riche en vitamine C, bienfaisante pour les articulation et dont j’aime particulièrement le goût subtilement acidulé). Les mûres blanches sont délicieuses en version granola – tellement croustillantes !
Pour une version sans gluten, il suffit d’utiliser des flocons sans gluten (quinoa ou riz par exemple).

image(5)Pour une boîte d’1.5 l de granola aux fleurs (ou plusieurs petites)
–       175 g de flocons d’avoine
–       175 g de d’autres flocons
–       150 g de noix (amandes, noisettes, noix,…)
–       40 g de coco séchée (facultatif)
–       100 g de graines (de courge ou de tournesol par exemple)
–       1 cs d’épices (cardamome, muscade, clou de girofle, cannelle,…)
–       80 g de fruits séchés (cranberries, cynorhodon, cassis, groseilles, argousier, sureau)
–       4 cs de pétales comestibles (facultatif)
–       4 cs de sirop d’érable (ou autre produit sucrant liquide – mélasse de fruit, sirop d’agave ou miel)
–       4 cs d’huile de coco fondue

Préchauffer le four à 180°C.
Mélanger tous les ingrédients secs (= tous sauf le sirop d’érable et l’huile de coco) dans un grand saladier, Verser dessus les ingrédients liquides et bien mélanger à la main. Etaler sur une plaque recouverte de papier sulfurisé et cuire 15 à 20 minutes en mélangeant de temps en temps pour que la cuisson soit uniforme.
C’est déjà prêt !

***

Des barres énergétiques ?!

Quand on me dit ‘barres énergétiques’, sincèrement, j’imagine le truc qu’on mange pour des raisons de diététique plutôt que de plaisir et du coup ça ne me fait pas envie DU TOUT. La recette de Green Kitchen Stories m’a quand même intriguée parce que de la poudre de chanvre ça me semblait assez dingue. Et puis en m’intéressant de plus près à cet ingrédient, j’ai réalisé que la poudre de chanvre est une source de protéine vraiment très importante.
Et là je n’ai encore pas du tout dit le plus important : ces barres sont délicieuses. Vraiment. Elles sont marrantes à faire – avec cette poudre verte et tout ces trucs à mixer on a l’impression de faire une recette de sorcière – et elles sont complètement addictives. Ça prend un petit moment de les confectionner car il faut mixer pas mal de trucs et que les quantités sont importantes, mais ça vaut le coup et ça se conserve 1 à 2 semaines au frigo (peut-être plus, mais j’ai jamais réussi à tester…).
Le seul défaut de cette recette peut résider dans le fait qu’elle mobilise un certain nombre d’ingrédients bizarres et plutôt cher. J’ai indiqué entre parenthèse des substitutions possibles, peut-être qu’ainsi vous trouverez une plus grande partie de ces ingrédients dans vos tiroirs ?

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Pour 14 à 16 barres

> mélange sec
160 g de graines de courge
100 g de noix de coco séchées en copeaux (ou poudre de coco à défaut)
80 g de graines de chanvre (facultatif)*
50 g de poudre de protéines de chanvre*
50 g de graines de chia* (ou de lin à défaut)

> mélange moelleux
20 dattes medjool
90 ml d’huile de noix de coco
30 g de poudre de cacao
1 cs d’extrait de vanille

> autre
40 g de flocons d’avoine
2 cs de graines de pavot

*en vente dans les magasins bio

Passer les ingrédients du mélange sec dans un moulin à graines**. Commencer par les graines de chanvre et les mixer finement. Pour le reste des ingrédients secs, réduire le tout en poudre fine pour une texture uniquement fondante, ou ne pas moudre trop et du coup il y aura des bouts croquants, à vous de voir ce que vous préférez.
Mixer les ingrédients du mélange moelleux ensemble. N’ayant pas un blender très puissant, j’ai ajouté quelques cuillères à soupe d’eau pour aider le tout à se mélanger (à ajouter progressivement – mon blender est vraiment vieux et il faut une dizaine de cs d’eau..).
Mélanger les ingrédients secs mixés avec les ingrédients moelleux mixés, les flocons d’avoine et les graines de pavot – à la main c’est le mieux, et là on se sent vraiment une super sorcière.
Etaler le mélange dans un plat recouvert de papier sulfurisé (environ 25/18 cm), mettre au frigo au moins 30 minutes avant de couper en barres.

** En guise de moulin à graines, un petit moulin à café fait très bien l’affaire.

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