Tartelettes choco, citron & gingembre

Une envie de pâtisserie m’a prise dernièrement et j’ai combiné le piquant du gingembre à l’acide du citron, le tout contrebalancé par la douceur d’une ganache au chocolat et au lait de coco avec encore du gingembre confit. Une recette aux goûts contrastés sans le côté ultra régressif de beaucoup de sucré.

Ces tartelettes sont constituées des couches suivantes :
–       pâte sablée
–       gelée citron-gingembre
–       petits morceaux de gingembre confit
–       ganache chocolat et lait de coco

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J’aurais bien voulu vous proposer une photo qui montre toutes ces couches, mais le succès de ces petits gâteaux m’en a empêché (il n’en restait plus après le repas…). Alors je vais vous dire en deux mots ce que j’aurais aimé qu’on voie sur l’image : la pâte sablée est vraiment très sablée et aussi un petit peu croquante parce que j’ai utilisé de la farine de kamut. Si vous préférez une pâte uniquement fondante (ou que vous n’avez pas de farine de kamut en stock), utilisez-en une autre – de la farine bise p.ex.
J’ai fait 12 tartelettes assez épaisses avec cette quantité de pâte. Si vous préférez les tartelettes plus fines, prévoyez plus de moules et diminuez le temps de cuisson. Ces fonds peuvent être facilement congelés une fois cuits (à mettre ensuite une nuit au frigo avant de les utiliser).
La gelée au citron n’est pas du tout sucrée et les petits bouts de gingembre confit servent donc à contrebalancer ceci. Avec le dosage d’agar-agar choisi, elle est ferme sans être ultra dure, le traumatisme des jellies britishs étant passé par là…
Pour la ganache, j’ai utilisé une recette simplissime découverte lors d’un cours de cuisine chez Laurence Salomon il y a quelques années : du lait de coco, du chocolat, et voilà.

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Pour 12 tartelettes choco, citron & gingembre

> la pâte
–       50 g de margarine végétale
–       50 g de graisse de coco*
–       100 g de farine bise
–       100 g de farine de kamut (peut être remplacée par plus de farine bise p.ex.)
–       ½ cc de sel
–       ½ cc de poudre à lever
–       5 cs d’eau tiède
* en vente en magasin bio, peut être remplacé par plus de margarine

> la gelée citron-gingembre
–       5 cm de gingembre (= 20 g non pelé = 1 cs une fois pelé et râpé)
–       1 citron
–       1.5 dl d’eau
–       1 cc rase d’agar-agar
–       50 g de gingembre confit (11-12 pièces)

> la ganache chocolat-coco
–       100 g de chocolat noir
–       110 ml de lait de coco (le même que celui qu’on utiliserait pour un curry)

Pour la pâte
Faire fondre doucement la graisse de coco et la margarine dans une petite casserole.
Mélanger tous les autres ingrédients dans un saladier.
Quand la margarine et la graisse de coco sont fondues, les ajouter au saladier, mélanger à la cuillère.
Ajouter l’eau et mélanger à la main pour rendre le tout homogène (sans pétrir).
Mettre au frigo au moins 1 h avant utilisation.
Préchauffer le four à 180°C.
Fariner un plan de travail, y étaler la pâte et découper des ronds de la taille des moules.
Graisser les moules (j’utilise de l’huile d’olive), y déposer les ronds de pâte et enfourner pour 20 à 30 minutes.
Au sortir du four, laisser refroidir sur une grille.

Pour la gelée citron-gingembre
Prélever 12 petits morceaux de gingembre confit et le réserver pour la décoration. Couper le reste en fine tranche et le répartir sur les fonds de tarte froids.
Peler et râper le gingembre dans une petite casserole.
Laver le citron, en prélever le zeste et l’ajouter dans la casserole.
Ajouter l’eau, porter à ébullition et laisser cuire sur feu fort pendant 2 à 3 minutes.
Passer le jus ainsi obtenu à travers un tamis, le remettre sur le feu avec le jus du citron et l’agar agar. Porter à ébullition et laisser bouillir 1 minute 30.
Verser dans les fonds de tarte garnis de gingembre confit, mettre au frigo une demie heure. Le mélange est très liquide avant de passer au frigo, c’est normal !

Pour la ganache choco-coco
Faire fondre le chocolat au bain marie.
Hors du feu, ajouter le lait de coco.
Couler cette ganache sur les tartelettes, mettre au frigo.
Au bout d’une demie heure environ, la ganache a commencé à prendre. C’est le moment d’ajouter sur chaque tartelette le petit morceau de gingembre mis de côté pour elle. Laisser encore une demie heure au frigo avant de déguster.

NB: ces tartelettes peuvent être préparées la veille voire deux jours avant – les saveurs seront encore meilleurs!

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Spags aux boulettes

J’avais promis de proposer une recette de pâtes pour aller avec le parmesan végétal présenté dans le dernier post. Et bien ce sera des spags aux boulettes, un des plats parmi les plus réjouissants et les plus conviviaux à mon avis, et en particulier dans cette version.
Les boulettes du jour sont inspirées d’une recette trouvée sur un site vegan étatsunien. Des champignons et des gros haricots forment la plus grande partie de la masse. Côté champignons, j’ai utilisé des grosses pleurotes. Comme il y a plusieurs formes de champignons qui s’appellent aussi pleurotes, voici une photo, mais n’importe quel champignon de culture fera l’affaire. photo 1

Le liant utilisé ici est le lin : un peu comme le psyllium blond (dont il a déjà été question ici), les graines de lin forment un mucilage au contact de l’eau et la texture qui en résulte est parfaite pour faire tenir ces boulettes. Du coup, elles sont sans gluten (pas de chapelure ni de farine).
J’ai aussi utilisé un peu de cénovis. Si vous n’en avez jamais entendu parlé, ce condiment ressemble à la marmite british et à pas grand chose d’autre. Il est souvent utilisé en Suisse pour faire des tartines : parmi celles qui y ont grandi, il y a les personnes à qui ça rappelle leur enfance avec émoi et celles qui trouvent ça immondissime… Pas trop d’entre deux… Moi je trouve que c’est un très bon condiment à utiliser avec des champignons (et ça n’a pas le goût du cénovis, mais si vous détestez, utilisez plutôt du sel !).
Et un dernier truc transmis par une amie pour finir : une pincée de cannelle dans la sauce tomate en améliore drastiquement le goût, c’est assez magique. Bon ap’!

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Spags aux boulettes (pour trois personnes)

> pour la sauce tomate
–       1 poireau
–       1 grosse branche de céleri
–       3 gousses d’ail
–       1 cc de fleur de sel
–       3 cc d’huile d’olive
–       1 dl de vin rouge
–       350 g de coulis de tomate + 1 dl d’eau
–       1 pincée de cannelle

> pour les boulettes
–       1 gros oignon (130 g, poids pelé)
–       3 cc d’huile d’olive + 3 cc pour la cuisson des boulettes
–       300 g de champignons (ici quatre grosses pleurotes, mais des champignons de Paris feraient très bien l’affaire)
–       1 gousse d’ail
–       ½ cc de sel
–       1 cs bombée de graines de lin (ou de graines de chia ou de poudre de psyllium)
–       250 g de haricots cuits (Borlotti, haricots rouges ou noirs, etc. J’ai utilisé une boîte de Borlotti)
–       2 cc de cénovis (facultatif, utilisez plus de sel sinon)

> et aussi
–       des pâtes (sans gluten ou complètes ou autres)
–       du parmesan végétal

La sauce tomate
Nettoyer le poireau et le hacher finement.
Nettoyer la branche de céleri, en enlever les feuilles. La couper dans la longueur tous les 5 mm puis hacher finement ces branches.
Peler les gousses d’ail, les couper en deux, en enlever le germe et préparer le presse-ail.
Mettre l’huile à chauffer et y faire revenir à feu moyen à fort le poireau, le céleri et les gousses d’ail hachées avec le sel. Mélanger de temps en temps pendant 10 minutes.
Ajouter le vin puis le coulis de tomate et la cannelle. Rincer la bouteille de coulis de tomate avec un peu d’eau (1 dl) et l’ajouter au tout. Laisser cuire sur feu doux pendant au moins une demie heure.

Les boulettes
Peler et hacher finement l’oignon.
Parer les champignons (= enlever les parties dures s’il y en a) et les couper en brunoise (petits dés de quelques mm de côté).
Peler la gousse d’ail, la couper en deux, en enlever le germe et préparer un presse-ail.
Faire revenir l’oignon dans de l’huile pendant environ 5 minutes sur feu fort, jusqu’à ce que l’oignon soit tout à fait translucide. Ajouter le sel, l’ail pressé et les dés de champignons. Baisser le feu sur feu moyen pendant environ 5 minutes : les champignons vont fortement diminuer de volume et rendre un peu d’eau. Après 5 minutes, augmenter le feu au maximum et faire dorer le hachis (cette opération prend 2 à 3 minutes). Réserver hors du feu.
Mixer les graines de lin (j’utilise un petit mixer à café) et les  mélanger à 3 cs d’eau dans un petit bol. Réserver.
Si vous utilisez des haricots en boîte : les égoutter dans une passoire et bien les rincer (étape superflue sinon).
Bien les écraser à la fourchette dans un saladier puis ajouter le mélange aux champignons et celui à base de lin ainsi que le cénovis. Tout bien mélanger, rectifier l’assaisonnement.
Mettre de l’eau à chauffer pour les pâtes.
Former une vingtaine de boulettes à la main puis les cuire à la poêle dans un peu d’huile jusqu’à ce qu’elles soient dorées.

Les finitions
Faire cuire les pâtes dans un grand volume d’eau salée.
Servir les pâtes surmontées de sauce tomate puis de quelques boulettes.
Encore meilleur avec un peu de parmesan ‘spécial pâtes’, une bonne salade en accompagnement et un verre de rouge.

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La quête du faux mage, épisode III: le parmesan

Le faux mage, c’est un nom absurde que certain-e-s donnent au fromage végétal. Tous les billets qui traitent ce sujet sur ce blog doivent commencer pas une image de vrai faux mage, c’est la loi. Alors une petite image d’un faux mage déguisé en futur roi :

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Voilà.

Après on peut parler fromage végétal, et aujourd’hui, c’est le parmesan qui est à l’honneur. Les préparations qui suivent n’ont pas le même goût que le parmesan animal, ni la même odeur. Elles sont bien meilleures à mon avis. Et elles peuvent être adaptées à l’infini. Preuve par l’exemple : ci-dessous, une recette générale (inspiré par Clea), et une autre qui convient particulièrement bien pour des pâtes.
La base de ces recettes, c’est d’utiliser un mélange de graines et de noix, de les torréfier puis de les moudre. On mélange ensuite avec un peu de sel et éventuellement avec de la levure maltée ou d’autres épices et le tour est joué. On peut varier les graines et les noix pour changer le goût : amandes, pignons, noix de cajou et graines de tournesol sont plus neutres, les pistaches et le sésame sont particulièrement délicats en goût.
Le mélange ‘spécial pâtes’ contient aussi de la poudre d’ail et de la levure maltée. Au registre des noix et graines, elle contient des graines de chia, ce qui est à la base une erreur (je croyais avoir trouvé le pot de sésame noir…). Certes, ce n’est pas la découverte de la pénicilline, mais c’était quand même une erreur intéressante, puisque les graines de chia créent un mucilage au contact du liquide, et du coup on obtient un parmesan qui donne l’air de fondre sur un plat chaud. Une bonne surprise !
Ces mélanges sont délicieux sur des salades, sur des soupes… et c’est aussi très bon sur des tranches de pommes pour le goûter ! Et je vous promets une recette de pâtes pour demain.

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Parmesan végétal qui va avec tout (100 g environ)
Recette inspirée par les lasagnes de Clea, à la page 90 du livre Recevoir en bio
–       20 g d’amandes entières
–       40 g de pignons
–       20 g de sésame noir
–       20 g de pistaches
–       1 cc de fleur de sel

Torréfier les graines et les noix dans une poêle antiadhésive : mettre sur feu maximum deux minutes et mélanger régulièrement pendant les deux minutes, puis en laissant sur la plaque chaude quelques minutes de plus (les graines et les noix doivent dorer mais pas brûler).
Moudre dans un petit mixer à café.
Mettre dans un pot ou un bol et mélanger avec le sel.
Se conserve plusieurs semaines dans un bocal fermé à température ambiante.

Parmesan végétal spécial pâtes (100 g environ)
–       30 g amandes entières
–       30 g de graines de tournesol
–       20 g de sésame blond
–       20 g de graines de chia (ou de lin)
–       ½ cc de sel
–       1 cs de levure maltée
–       1 cs rase d’ail séché (facultatif si vous n’êtes pas ultra fan d’ail)

Procéder comme pour le premier parmesan : torréfier les graines et les noix dans une poêle antiadhésive : mettre sur feu maximum deux minutes et mélanger régulièrement pendant les deux minutes, puis en laissant sur la plaque chaude quelques minutes de plus (les graines et les noix doivent dorer mais pas brûler).
Moudre dans un petit mixer à café.
Mettre dans un pot ou un bol et mélanger avec le sel, la levure maltée et l’ail séché.

PS : le dessin, c’est toujours et encore du Trondheim dans Ralph Azham. 2. La mort au début du chemin (Paris : Dupuis, 2011).

A carrot cake, isn’t it? No, a parsnip cake!

Ben oui, le gâteau du jour est à base de panais. L’idée de ce gâteau m’est venu en lisant quelque part que pendant la deuxième guerre mondiale, ces légumes étaient utilisés en Angleterre pour imiter les bananes dans les desserts… Et j’ai eu envie d’essayer.
J’ai décidé de décliner l’expérience sur le mode du carrot cake british avec sa texture aérée et moelleuse, mais surtout avec son glaçage fait d’une couche généreuse à base de creamcheese. Le glaçage se retrouve aussi dans le gâteau puisqu’il est coupé en deux et en est tartiné au milieu. La version de glaçage proposée ici est complètement végétale, à base de noisettes.
Résultat : un gâteau très moelleux, plein de goûts et un glaçage délicat qui apporte un peu de croquant. Le tout en étant en plus super sain puisque constitué uniquement d’ingrédients complets et sans sucre raffiné (le gâteau est sucré grâce au sirop d’érable et le glaçage grâce aux dattes).
Si jamais l’idée d’un gâteau au panais vous semble trop bizarre, je dois vous dire que j’avais quand même un peu peur que mon amour de ce légume n’inhibe mes papilles. J’ai donc fait tester la chose à une amie et à sa fille de 10 mois. Et ben j’aurais dû filmer la petite parce que ça aurait dissipé vos doutes: c’est peu dire qu’elle a apprécié… Mon amie a aussi beaucoup aimé, mais de manière un peu moins démonstrative – un test très concluant.

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Le glaçage est à base de noisettes et doit être commencé la veille (simplement mettre les noisettes à tremper). A part ça, il est prêt en 5 minutes.
C’est la poudre de psyllium blond qui donne de la tenue à sa texture. Cet ingrédient magique permet d’obtenir des gels ou des crèmes (en fonction de la dose de poudre que l’on utilise) puisqu’il fabrique un mucilage qui est en plus, paraît-il, particulièrement recommandé pour un bon fonctionnement des intestins. A l’achat, ce produit ne se trouve qu’en relative grande quantité (200 g) et il est donc assez cher. Il est certainement remplaçable par des graines de lin ou de chia fraîchement moulues – si jamais vous testez cette variante, dites-moi quel résultat vous avez obtenu ! A part ça, le gâteau est aussi très bon sans aucun glaçage.

Pour un petit gâteau au panais (6 portions)
–       80 g de sirop d’érable
–       1 banane très mûre
–       50 g d’huile d’olive
–       40 g de purée d’amande
–       ½ cc de sel
–       2 petits panais (= 120 g pelés et râpés)
–       40 g de farine de pois chiches*
–       40 g de farine d’épeautre bise*
–       40 g de farine de sarrazin*
–       1 cc de maïzena
–       1 cc de bicarbonate de soude
–       1 cc de cannelle ou d’épices à pain d’épices
–       100 g de raisins secs
* il faut arriver à 120 g de farine, utilisez ce que vous avez en stock si vous n’avez pas ces trois farines!

Pour le glaçage aux noisettes (imitation creamcheese)
–       140 g de noisettes
–       5 dl d’eau
–       1 cc de sel
–       4 cc bombées de poudre de psyllium blond
–       7 dates moelleuses (pas celles qui sont toutes sèches)
–       2 cc bombées de poudre de cynorhodon (facultatif)

Le gâteau
Préchauffer le four à 180°C.
Graisser avec un peu d’huile d’olive un moule à manqué de 18 cm de diamètre et en recouvrir le fond de papier sulfurisé. Graisser le papier sulfurisé.
Mettre dans un blender le sirop d’érable, la banane, l’huile d’olive, la purée d’amande et le sel, mixer.
Peler et laver les panais. Les râper finement dans un grand saladier.
Ajouter dans le saladier les farines, la maïzena, le bicarbonate de soude et les épices. Mélanger le tout.
Ajouter les raisins et le contenu du blender, mélanger à nouveau et mettre dans le moule.
Cuire pendant 30 minutes, puis démouler et mettre sur une grille pour que le gâteau refroidisse.

Le glaçage
Pour le glaçage, mettre la veille les noisettes à tremper dans un grand volume d’eau. Quand le gâteau a refroidi,  mettre dans un pot tous les ingrédients qui constituent le glaçage (sauf les noyaux des dates…) et mixer au mixer plongeant (si vous avez un bon blender ce sera encore mieux). Mettre 5 minutes au frigo, la texture va épaissir un peu.

Le montage
Couper le gâteau en deux horizontalement. Déposer la moitié du bas sur un plat de service et la recouvrir d’une couche de glaçage d’un bon centimètre. Ajouter par dessus le haut du gâteau. Recouvrir le tout du glaçage qui reste. On peut passer à table directement, mais le gâteau sera meilleur après quelques heures au frigo voire le lendemain. Et il se coupera également plus facilement (et aura donc meilleure mine que sur la photo…).
Il se conserve quelques jours au frigo.

NB : si vous souhaitez faire un plus grand gâteau, doubler les proportions et adapter le temps de cuisson à la hausse.

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Juste un café blanc, s’il vous plaît

Après un week-end à manger, discuter et rigoler en bonne compagnie, j’ai un peu de la peine à tenir le rythme de deux billets par semaine que j’ai décidé d’adopter. Plusieurs recettes dans mon ordinateur n’attendent que d’être partagées, mais je n’ai pas du tout envie de parler de gâteaux ou de spätzlis! Ma capacité à m’intéresser à la nourriture en toutes circonstances me fait défaut ce soir.
Si vous ne connaissez pas encore le café blanc, c’est une bonne nouvelle. Peu de boissons sont aussi délicieuses et faciles à faire. Et si vous le connaissez, j’espère que la variante proposée ici vous plaira autant qu’à moi…

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Le café blanc est un mélange d’eau chaude et d’eau de fleur d’oranger. Une boisson que je connais par la gastronomie libanaise, à déguster en fin de repas pour ses propriétés digestives (ou à la place d’un repas comme moi ce soir..). Il y a quelques temps, lors d’un voyage, alors que je terminais une assiette végétarienne absolument délicieuse dans un restaurant libanais, j’ai commandé un café blanc. Et j’ai alors eu le plaisir d’en découvrir la variation que je vous propose ici et que je refais régulièrement depuis. Et si vous ne buvez pas tout lorsque la boisson est chaude chaud, sachez qu’elle est aussi délicieuse froide le lendemain.

Pour un litre de café blanc amélioré (et plus très blanc pour le coup)
– 1 cs d’eau de fleur d’oranger
– 1 cs d’eau de fleur de rose
– 1 cc bombée de graines d’anis vert
– 1 cs bombée de feuilles de menthe séchée (ou 2-3 brins de menthe fraîche)
– 1 l d’eau bouillante

Tout mélanger, laisser tirer quelques minutes, filtrer (ou pas) et déguster.

Pour une petite tasse de café blanc standard
– 1 cc d’eau de fleur d’oranger
– de l’eau bouillante

Mélanger les ingrédients et déguster!

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Un leurre face à la pluie

La météo a une grande influence sur ce que j’ai envie de tester et de manger, je ne suis certainement pas très originale dans ce domaine… Les jours s’allongent en ce moment dans cette hémisphère, les oiseaux chantent super fort, et malgré la pluie et le froid, j’ai l’impression que c’est le printemps. Alors pour y croire un peu plus, je vous propose un carpaccio léger et acidulé et je garde sous le coude la recette de minestrone que j’avais prévue…
La méthode de ‘cuisson à cru’ proposée ici relève en fait plus d’une ceviche que d’un carpaccio puisque le légume marine plusieurs heures dans le citron et le sel, ce qui modifie subtilement sa texture et son goût. J’ai utilisé du chou-rave, mais je sais que ça serait délicieux aussi avec des carotte et me réjouis de varier cette recette avec d’autres légumes racines.
C’est une recette à préparer à l’avance, un jour au moins, mais un peu plus c’est possible aussi : j’ai testé après trois jours au frigo en me demandant ce que ça donnerait, et c’était encore meilleur qu’avec 24 heures de marinade.
Au moment de passer à table, il suffit de mettre un peu d’huile dessus et éventuellement de la ciboulette (j’en avais pas) ou des graines germées, et c’est prêt !

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Pour 2 petits carpaccios
–       ½ chou-rave
–       le jus d’un demi citron
–       1 petite cc de sel de Guérande (moins si on utilise du sel fin)
–       2 cc d’huile (d’avocat ici, mais une bonne huile d’olive fera parfaitement l’affaire aussi)
–       quelques graines germées (facultatif, ici : lentilles et fenugrec)

La veille (ou quelques jours au préalable), peler, laver et sécher le chou-rave. Avec un économe, prélever des fines tranches du légume. J’ai utilisé un légume entier, au bout d’un moment ça devient un peu pénible de continuer avec l’économe. C’est le moment de manger ce qui reste cru (bonheur !) ou de le mettre de côté pour la prochaine soupe.
Ajouter au chou-rave en fines tranches le jus de citron et le sel, bien mélanger (avec les mains c’est le mieux je trouve), et disposer sur des assiettes en formant une fine couche. Recouvrir de papier film et mettre au frigo.
Le lendemain ou quelques jours après, sortir les assiettes du frigo, enlever le papier film, répartir une cc d’huile sur chaque assiette et parsemer éventuellement de graines germées. Bon ap’ !

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Des bagels oranges

Depuis que je suis petite, j’adore les brunchs. A l’époque, cette anglicisme n’existait pas dans mon vocabulaire et dans ma famille on appelait ça des ‘’déjeuners-dîners’’. On y avait droit presque tous les dimanches : je mangeais quand je voulais, je trainais toute la journée en pyjama à bouquiner et ensuite on mangeait vers 17-18 heures parce que tout le monde avait super faim à cette heure-là déjà. Ce changement de rythme par rapport au reste de la semaine me semblait porteur de plein de possibilités et de liberté.
Quelques décennies plus tard, j’appelle ça des brunchs, je me colle moi-même parfois à leur préparation et j’essaie de ne pas limiter le concept aux dimanches.

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Voici donc une recette de bagels. J’adore les manger mais j’aime aussi beaucoup les faire puisque ces pains troués sont pochés avant d’être cuits au four (oui, trempés dans de l’eau bouillante !). Ce procédé bizarre qui implique une grande casserole fumante réveille la sorcière qui est en moi et me met de bonne humeur.
Le pochage rallonge un peu le processus de fabrication, mais j’ai testé sans et c’est très bon aussi, en passant directement de la confection de la pâte à la cuisson au four. Ça ressemble simplement plus à du pain standard puisque c’est le pochage qui apporte leur moelleux caractéristique aux bagels.
Pour la pâte, j’ai repris telle quelle la super recette de petits pains à la carotte que j’avais déjà testée et beaucoup aimée en version pains à la vapeur. Elle sort d’un petit livre intitulé Petits pains express, écrit par Clea (dont je vous ai déjà parlé ici) et Estérelle Payany, et elle garantit un temps de préparation minime.
Pour ce qui est des idées pour les fourrer, il faut simplement essayer de varier les textures, mais tous les mélanges sont envisageables. Je les ai dégustés avec du fromage végétal ail et fines herbes – celui proposé dans le dernier post (aussi bien le bour-sain que le creamcheese conviennent très bien). J’ai ajouté du sel fumé, des rondelles d’oignon cru, des pousses de salade, et sur certains un peu de sirop d’érable.
J’espère qu’ils vous plairont autant qu’à moi et vous souhaite un bon week-end !

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Pour 6 bagels
–       80 g de carotte râpée ( = 1 carotte assez grosse)
–       250 de farine (100 g de farine d’avoine + 150 g de farine de blé dans la version de Clea et d’Estérelle Payany. De mon côté je mets ce qui me passe sous la main : farine bise + d’épeautre + de kamut pour les bagels de la photo par exemple)
–       2 cc de poudre à lever
–       1 cc de sel
–       1 cs de purée d’amandes*
–       150 ml de jus de carotte (acheté ou fait maison)
–       1 cs bombée de graines de nigel (ou de pavot, de sésame, comme vous voulez !)
* En vente en magasin bio.

Dans un saladier, mélanger la carotte râpée, la/les farine(s), la poudre à lever, le sel et la purée d’amande. Mélanger à la fourchette.
Ajouter le jus de carotte, mélanger jusqu’à ce que la pâte soit homogène.
Découper en 6 portions et les rouler en boule entre ses mains farinées. Laisser lever 15 minutes sur une plaque recouverte de papier sulfurisé.
Mettre à chauffer une grande casserole d’eau, préchauffer le four à 220°C.
Faire un trou avec le doigt dans chaque boule de pâte et faire tourner la pâte autour du doigt pour former un trou de 2 cm de diamètre environ.
Ajouter 1 cs de sel dans l’eau quand elle bout puis pocher chaque bagel de 10 à 15 secondes. Les sortir de la casserole avec un écumoire et les mettre sur une grille pour qu’ils s’égouttent.
Remettre sur la plaque recouverte de papier sulfurisé, recouvrir de graines (de nigel ou autre) et mettre au four pour 25 minutes (elles vont coller sans rien ajouter puisque la pâte est mouillée).
Laisser refroidir un peu à la sortie du four avant de passer à table.

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