Compote pommes-courge-épices

Aujourd’hui, une recette de compote que je fais très souvent ces temps : elle amène de la couleur aux jours si courts, de la chaleur et de la douceur… c’est donc une bonne partenaire de semi-hibernation. Je la trouve délicieuse telle quelle, au petit déj’, au goûter ou en dessert, et aussi en tartine avec de la purée d’amande, ou avec du yaourt de coco par exemple.

La courge en version sucrée, c’est justement souvent trop sucré à mon goût. Ici, l’alliance avec la pomme ajoute une pointe d’acidité et les épices donnent de la profondeur au goût. Le résultat est ainsi bien équilibré je trouve.
Le côté sucré est apporté d’une part par les raisins secs, de l’autre par la vanille. Si cette dernière ne sucre pas à proprement parler, son goût donne une impression de douceur qui peut remplacer tout ou partie du sucre. Cette compote sans sucre ajouté convient bien à mon palais de plus en plus rétif au sucre blanc. Mais peut-être que vous la préférerez avec un filet de sirop d’érable ? A vous de voir…

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Pour un litre de compote pommes-courge-épice
Remarques concernant les ingrédients : pour les pommes et la courge, n’importe quelle variété fera l’affaire. Le résultat sera simplement un peu plus liquide ou un peu plus fondant en fonction des fruits utilisés.
Si vous ne l’avez pas encore remarqué, la vanille coûte vraiment très cher en ce moment, je vous propose donc de n’utiliser que l’écorce de la gousse ici : comme il s’agit d’un plat mijoté, l’arôme se diffuse bien ainsi, et vous pouvez garder les grains pour une autre recette.

  • 500 g de pommes (soit environ 4 de tailles moyennes, p.ex. des Boskoops)
  • le ¼ d’une petite courge (environ 200 g une fois pelé et épépiné, p.ex du potimarron)
  • ½ de bâton de vanille (ou 1/2 cc de vanille en poudre)
  • 1 pincée de sel
  • 1 cc bombée de cannelle
  • 7 gousses de cardamome (ou ½ cc de cardamome moulue)
  • 1 poignée de raisins secs
  • 150 ml d’eau

Peler et épépiner les pommes puis les découper en petits cubes. Faire de même avec la courge (si vous utilisez un potimarron, il est inutile de le peler). Mettre le tout dans une casserole.
Fendre la demi-gousse dans la longueur et prélever les grains que vous pourrez utiliser pour une autre recette (< étape inutile si vous utilisez de la vanille en poudre). Mettre l’écorce  de la demi-gousse de vanille (ou la vanille en poudre) dans la casserole, ainsi que le sel, la cannelle, les gousses de cardamome (ou la poudre de cardamome) et les raisins secs.
Faire chauffer à couvert 2 minutes au maximum, puis ajouter l’eau et passer sur feu moyen (6 sur 9 par exemple) pour 15 minutes. Laisser tiédir (voire refroidir complètement selon vos préférences) avant dégustation. Et pensez à retirer la gousse de vanille et les gousses de cardamome si vous n’aimez pas la surprise de tomber dessus!
Cette compote se conserve quelques jours au réfrigérateur et elle se congèle très bien.

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Des orties crues? Même pas mal!

Les recettes qui suivent ont comme point de départ une discussion printanière, au marché, autour de la question « peut-on manger des orties crues ? ». J’ai soutenu le ‘oui’, car je l’avais lu… Et en rentrant je me suis dit que j’allais quand même tester pour en avoir le cœur net, un peu gênée à l’idée que des personnes se brûlent la bouche à cause de moi…
Résultat : effectivement, une fois émincée finement, l’ortie ne brûle pas lorsqu’on la mange crue. Ouf.
Comme je trouve que découper les orties est une activité plutôt désagréable, je l’ai coupée très grossièrement puis mixée, une fois en version boisson, l’autre en version sauce aux herbes. Un petit goût ‘vert’ dans les deux cas, adouci par les dates, la vanille et le lait d’amande dans la première recette, renforcé par les autres herbettes dans la seconde.
Mes lectures* m’ont également permis d’apprendre une chose que je n’aurais jamais imaginée : les pousses et les feuilles d’ortie contiennent plus de protéines que le soja. A vos mixers!

* voici les références des deux ouvrages :
–       Anne Brunner, Orties et Pissenlits, Paris : La Plage, 2012, pp. 22-23.
–       Laurence Alemanno, Chocolat cru, Paris : La Plage, 2014, pp. 67. Ce livre est une mine d’or de bonnes idées, je vous en reparlerai bientôt je pense (c’est dans celui-ci que j’ai appris que les orties sont blindées de protéines).

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Pour une boisson aux orties crues
–       2 dl de lait d’amande (ou autre lait végétal)
–       50 g de feuilles d’orties
–       2-3 dattes molles (3 si vous aimez les boisson sucrées, 2 sinon)
–       1 pointe de couteau de purée de vanille.

Enlever les tiges épaisses des orties puis les couper grossièrement. Les rincer ensuite (ça pique moins ainsi !).
Mettre tous les ingrédients dans un mixer, mixer jusqu’à ce que le mélange soit homogène et déguster !

*****

Pour deux avocats sauce ortie crue et herbettes
–       50 g noix de cajou
–       10 g d’orties
–       le bulbe d’un oignon nouveau
–       5 feuilles de livèche
–       1 petit bouquet de ciboulette
–       1 dl d’eau
–       ½ cc de shiro miso°
–       1 petite cc de sel
–       1 cs de vinaire de Xérès (ou de cidre)
–       1 avocat
–       quelques gouttes de citron
–       1 grosse poignée de pousses de soja (facultatif)
–       quelques fleurs de ciboulette pour la déco si vous le souhaitez

° Le shiro miso est un miso clair, en vente en épiceries asiatiques ou bio. Pas indispensable pour cette recette, il faudra simplement utiliser plus de sel si vous n’utilisez pas de miso.

La veille (ou plusieurs heures avant), mettre les noix de cajou à tremper.
Le jour même, enlever les tiges épaisses des orties puis les couper grossièrement. Les rincer ensuite.
Hacher finement l’oignon et le mettre dans un bol.
Laver puis hacher très finement la livèche et la ciboulette. Ajouter à l’oignon.
Mettre dans le bol d’un blender les noix de cajou égouttées, les orties, le dl d’eau, le miso, le sel et le vinaigre. Mixer jusqu’à ce que le mélange soit lisse. Ajouter ceci dans le bol contenant déjà l’oignon et les fines herbes, bien mélanger.
Couper l’avocat en deux dans le sens de la longueur, en ôter le noyau et étaler quelques gouttes de jus de citron sur la chair (pour éviter qu’elle ne noircisse).
Disposer un demi avocat sur chaque assiette, le remplir éventuellement de pousses de soja puis recouvrir le tout de sauce aux herbettes.
Décorer si vous le souhaitez de fleurs de ciboulette et servir avec une salade.

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Eine Art rohe Linzertorte

Un petit titre en allemand aujourd’hui puisque la Linzertorte est à l’honneur. En version sans cuisson et sans croisillons sur le dessus. Sans beurre, sans gluten et sans sucre non plus. Alors que reste-t-il de ce dessert ? Le goût, en mieux !
J’ai longtemps trouvé la Linzertorte plutôt fade jusqu’au jour où j’ai goûté la version maison d’une copine. Le mélange framboise – cannelle m’a complètement convaincue.
Lorsque j’ai vu dernièrement une recette de Linzertorte crue dans un livre de cuisine allemand que j’aime bien (et dont je reparlerai bientôt)°, j’ai eu envie d’essayer. De fil en aiguille j’ai presque tout changé, reprenant la base de la recette de pâte crue chez Green Kitchen Stories°° (avec une bonne dose de cannelle en plus) et utilisant des framboises séchées pour le dessus, avec plein de vanille et de zeste d’orange. Résultat : une recette simplissime, rapide à faire et au résultat efficace – pas trop sucré et plein de goûts. Pas mal pour le petit déj’ même, puisqu’elle n’est composée que de graines, de noix, d’épices et de fruits secs.
Guten Appetit !

°Christl Kurz, Vegan & Roh. Die 100 besten Rezepte, Christian : München, 2012, S. 135.

°° David Frenkiel and Luise Vindahl, The Green Kitchen. Delicious and Healthy Vegetarian Recepies for Every Day, London : Hardie Grant Books, 2013, pp. 218 – 219. Je vous ai déjà parlé de ce magnifique livre ici, et vous re-recommande leur blog.

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Pour une petite Linzertorte crue (6 portions)

–       40 g de framboises séchées*
–       110 g d’amandes*
–       40 de graines de tournesol**
–       10 g de graines de chanvre décortiquées*
–       6 dates moelleuses
–       ½ cc de fleur de sel
–       1 cs de cannelle
–       1 cs d’huile de coco
–       le zeste d’une orange non traitée
–       1 cc de pâte de vanille
* ça se trouve au marché
** Il faut 160 g de graines et/ou noix pour cette recette. A varier en fonction de l’état des placards en utilisant par exemple des pignons ou des noisettes. Pas besoin d’acheter des graines de chanvre exprès pour cette recette, donc.

Laisser tremper les framboises dans un peu d’eau au moins 1 heure.
Réduire en poudre les amandes, les graines de tournesol et les graines de chanvre dans un petit mixer.
Dénoyauter les dates, les couper en petits morceaux.
Dans un bol, bien mélanger le sel, la cannelle, les dates et la poudre amande/ graines de tournesol/ graines de chanvre.
Etaler cette pate sur une assiette de service (en appuyant à la main). Réserver au frigo.
Egoutter les framboises (et recueillir pour un autre usage le jus qui est délicieux !).
Laver et sécher l’orange. En prélever le zeste. Y ajouter la vanille et les framboises, bien mélanger le tout.
Répartir le mélange aux framboises sur la pâte.
Cette tarte est encore meilleure le lendemain et elle peut être conservée quelques jours au réfrigérateur.

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