Kousmine gourmande : un de mes livres de cuisine préférés

Dans le premier post sur ce blog, je faisais référence à un livre que j’aime beaucoup et dont j’avais promis de reparler ‘bientôt’ : Kousmine gourmande* de Suzanne Preney et Brigitte Favre. Cet ouvrage présente les préceptes de nutrition de la Doctoresse éponyme dans une première partie et dans la seconde des recettes s’en inspirant. Des recettes qui combinent une grande simplicité avec des mélanges de goûts délicieux et une bonne dose d’originalité. Ce livre n’est pas végéta*ien mais contient un très grand nombre de recettes sans produits animaux. C’est d’ailleurs en me renseignant sur la Doctoresse Kousmine que j’ai lu pour la première fois qu’il est conseillé pour des raisons de santé de limiter sa consommation de protéines animales voire de les exclure de certaines repas – à l’époque, je me rappelle m’être demandé avec intérêt comment cuisiner ainsi…
Je vous propose donc aujourd’hui deux recettes de saison issues de ce livre : une salade aux fraises et aux asperges crues en guise d’entrée, suivie d’une potée de petit épeautre aux artichauts.
Cette salade m’a permis de découvrir les asperges crues. C’est juste trop bon, je vous conseille vraiment de tester ! Fraises, asperges, coriandre et huile de noix constituent les éléments de base de cette recette, à compléter selon les envies du moment… par exemple en recyclant les fanes d’une bottes de radis (vraiment très bon en salade).
Quant à la recette de potée de petit épeautre, elle propose une méthode de cuisson particulièrement simple et efficace. Elle peut être préparée encore plus rapidement en utilisant une marmite à vapeur (20 minutes de cuisson avec deux tasses d’eau en guise de liquide). Et là encore, le mélange de saveurs et particulièrement réussi. En période estivale, cette recette est vraiment excellente froide.

*Suzanne Preney, Brigitte Favre, Kousmine gourmande. 180 recettes pour votre bien-être, Jouvence : Bernex-Genève, 2005.

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Salade printanière aux fraises et aux asperges (pour deux personnes en entrée ou en accompagnement, une portion en plat principal)
–       1 grosse asperge verte
–       3 très fines asperges blanches
–       4 radis + les fanes d’une botte de radis
–       une douzaine de toutes petites fraises
–       1 poignée de pousses de soja
–       1 poignée de mesclun
–       1 petit bouquet de coriandre
–       1 cc de vinaigre de framboise
–       2 cc d’huile de noix
–       1 bonne pincée de fleur de sel aux herbes

Laver les asperges. Peler la verte puis la couper en très fines tranches avec un économe. Peler puis couper en deux les asperges blanches dans le sens de la longueur puis les couper en tronçons de 2-3 cm de longueur. Mettre dans un saladier
Equeuter les radis, les laver puis les couper en fines rondelles. Débarrasser dans le saladier.
Laver et sécher les fanes de radis, les hacher finement et les ajouter dans le saladier.
Laver les fraises, les sécher et les couper en quartiers (en deux ou en quatre en fonction de leur taille). Dans le saladier aussi !
Laver et hacher grossièrement les pousses de soja. Laver le mesclun et la coriandre puis hacher cette dernière. Même destination que les ingrédients précédents.
Mélanger le vinaigre, l’huile et le sel, verser ce mélange sur ce que contient le saladier, bien mélanger et servir sans attendre.

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Potée de petit épeautre et lentilles aux artichauts (pour deux)
–       100 g de petits artichauts (3 pièces moyennes)
–       ½ citron
–       1 petit oignon et une échalote nouvelle (ou un oignon moyen)
–       100 g de petit épeautre
–       25 g de lentilles blondes
–       1 cc de bouillon en poudre et 2.5 + 1 dl d’eau
–       1 cc d’ail en poudre (ou 1 gousse d’ail)
–       1 bonne pincée de poivre blanc
–       2 grosses pincées de poudre de curry
–       1 pointe de couteau de piment d’Espelette
–       2 grosses pincées de graines de coriandre
–       2 grosses pincées de cumin moulu
–       5 olives kalamata
–       2 cc d’huile d’olive

Laver les artichauts et les tourner. Tourner les artichauts, ça veut dire ça : couper les tiges puis enlever les feuilles extérieures dures; quand on arrive aux feuilles tendres, couper la pointe dure des artichauts, puis, avec une petite cuillère, enlever le foin qui recouvre le cœur des artichauts. Couper en quartier et réserver dans de l’eau citronnée. Si vous utilisez de petits artichauts violets, vous pouvez vous contenter d’enlever la tige et les feuilles les plus dures autour du cœur puis les couper en quartier tels quels (à réserver aussi dans de l’eau citronnée).
Peler et hacher l’oignon et l’échalote.
Mettre dans une poêle à bord haut tous les ingrédients sauf les olives et l’huile d’olive, soit : les quartiers d’artichauts égouttés, le petit épeautre, les lentilles blondes, la cc de bouillon en poudre, 2.5 dl d’eau, la cc d’ail en poudre ou la gousse d’ail pelée et pressée, la pincée de poivre blanc, la poudre de curry, le piment d’Espelette, les graines de coriandre et le cumin moulu. Mélanger le tout. Si vous avez une marmite à vapeur, (re-)lisez l’intro de ce billet pour les instructions de cuisson plutôt que ce qui suit.
Porter à ébullition puis baisser le feu sur une chaleur moyenne et cuire 15 minutes à couvert. Ajouter ensuite 1 dl d’eau bouillante et prolonger la cuisson à couvert pendant 10 minutes. Arrêter le feu, placer les olives sur le petit épeautre, refermer la casserole et laisser finir la cuisson en douceur sur la plaque chaude une vingtaine de minutes.
Ajouter un filet d’huile d’olive au moment de servir.

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La soupe de lentilles comme au resto – en version chaude ou froide

Un jour de mal de ventre, je me suis retrouvée dans un restaurant turc et y ai mangé une soupe de lentilles absolument excellente. De retour chez moi, j’ai essayé de la refaire et j’ai été vraiment très satisfaite du résultat ! J’ai tellement aimé que je vous la propose, bien que j’aie déjà posté une recette de soupe aux lentilles ici (mais en version vraiment hivernale). Vu le temps plutôt chaud ces derniers jours, je vous propose celle-ci en deux versions : celle de base, chaude. Et puis aussi une version froide, réalisée avec des cosses de petits pois et qui me régale ces jours…
Cette recette est vraiment rapide, et elle ne nécessite pas trop d’ingrédients spéciaux. Le plus ‘bizarre’ est certainement la menthe séchée qui s’obtient simplement en laissant tête bêche un bouquet de menthe quelques jours (voire quelques heures quand il fait très chaud). Ou en l’achetant dans une épicerie. Certainement que c’est très bon aussi avec de la menthe fraîche, avec un goût plus vert – je n’ai pas (encore) testé.

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Pour un deux gros bols de soupe lentilles – menthe ou plusieurs petits
–       100 g de carottes (= 3 petites)
–       1 gros oignon (= environ 100 g)
–       1 gousse d’ail
–       2 cc d’huile d’olive
–       1 cc de fleur de sel
–       120 g de lentilles corail
–       1 petite poignée de menthe séchée
–       2 piments oiseaux séchés (ou une pointe de couteau de piment moulu ou quelques gouttes de tabasco)
–       1 l d’eau bouillante
–       1 citron
–       fleur de sel pour servir

Laver et couper les carottes en rondelles (inutile de les peler si elles ne sont pas super vieilles).
Peler et hacher l’oignon et la gousse d’ail.
Dans une casserole, faire revenir les rondelles de carottes, l’oignon et l’ail haché jusqu’à ce que le mélange devienne doré.
En parallèle, porter un litre d’eau à ébullition.
Ajouter aux légumes hachés 1 cc de fleur de sel et les lentilles, bien mélanger.
Ecraser dans sa main les feuilles de menthe séchées, en enlever les grosses nervures, ajouter dans la casserole avec les piments oiseaux puis l’eau bouillante.
Laisser cuire à feu moyen environ 15 minutes (jusqu’à ce que les lentilles soient cuites) et mixer au mixer plongeant.
Servir chaud, avec des quartiers de citron et parsemé de fleur de sel.

La variante estivale et de récup’ : remplacer les carottes par les cosses de 500 g de petits pois (oui, le truc qu’il y a autour et qu’on met au compost d’habitude. Les petits pois vous pouvez les garder pour autre chose).
Mixer au mixer plongeant, puis passer la soupe au passe-vite (étape essentielle sinon il y a des fils de cosses de petits pois) et laisser refroidir.
A servir comme la version chaude : avec des quartiers de citron et de la fleur de sel.

 

I love chāt masālā !

C’est pas souvent que je mange des sucreries, mais j’adore les bonbons qui piquent. Sauf qu’en Suisse, je n’en ai jamais trouvé sans restes d’animaux dedans. Chaque fois que j’ai eu l’occasion d’aller dans un pays scandinave, j’ai ramené des paquets et des paquets de sucreries veganes. Quand il ne m’en restait plus et que j’avais une soudaine envie de cette sensation super acide qui fait faire « sssss » en plissant la bouche et les yeux, je tentais avec peu de succès de me sermonner (« vraiment tu n’as pas besoin de tout ce sucre blanc, et même en version vegane c’est pas génial question diététique, blabla »).
Ça c’était avant que je découvre le chāt masālā, un mélange d’épice indien qui peut être utilisé comme un assaisonnement salé sur des crudités. Mon amie A. m’a proposé un jour une assiette de tranches de pommes avec ça dessus… Un grand moment de bonheur : l’effet « sssss » était au rendez-vous, en version ultra saine et sans sucre. Depuis, je mange souvent ces bonbons végétaux quand j’ai un petit creux. Ça prend à peine plus de temps à préparer que de croquer dans une pomme et c’est tellement bon !

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Le chāt masālā n’a pas vraiment le même goût que des bonbons qui piquent, mais un goût très particulier, complètement addictif pour moi. Si vous ne connaissez pas encore et que ça vous dit d’essayer, dites-le-moi par mail (josette-vertedeterre@gmail.com) ou dans les commentaires et je vous enverrai un petit échantillon – j’ai acheté un paquet suffisamment gros pour pouvoir le partager…

Pour une petite assiette de bonbons végétaux qui piquent
–       1 pomme
–       1-2 cc de chāt masālā

Laver et sécher la pomme, la couper en quartier puis en fines tranches.
Saupoudrer de chāt masālā et voilà !

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