Tarte à la tapenade et aux figues

Cet été, après un voyage long et chaud, j’ai retrouvé quatre ami*es qui m’ont accueillie devant leur maison, au bord de la mer, avec cette tarte et du rosé. Un pur bonheur ! Je venais de découvrir l’alliance figues-olives, et la variation aux figues fraîches m’a tout autant plu. C’est maintenant la saison des figues là où je vis, et cette recette me donne l’impression de prolonger l’été…

La base de cette tarte est sans gluten, avec des farines de lupin et de sarrasin, parce que j’en ai pas mal en stock, et aussi parce que ça apporte un peu de protéines. Mais il est possible d’utiliser plein de bases différentes, il faut juste penser à les cuire à blanc si vous prenez des pâtes qui lèvent, comme de la pâte feuilletée, histoire qu’elles ne gonflent et/ou ne gondolent pas trop. (C’est facile à faire : il suffit de couvrir la pâte, étalée et piquée avec une fourchette, avec une feuille de papier sulfurisé et de recouvrir cette dernière de billes de cuisson).

Et puis en cas de flemme, l’association tapenade – figues fraîches est aussi super en tartines !

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Ingrédients, pour une grande tarte

Pour la pâte

  • 50 g de flocons d’avoine (certifiés sans gluten si nécessaire)
  • 100 g de farine de lupin
  • 150 de farine de sarrasin
  • 1 cc de sel
  • 1 cs bombée de purée d’amande
  • 2.5 dl d’eau

Pour la garniture

  • 350 figues (environ 7 grosses pièces, vertes ou bleues, le plus mûres possibles)
  • 250 à 300 g de tapenade d’olives noires (p.ex. maison)
  • poivre (facultatif)

Mélanger tous les ingrédients de la pâte sauf la purée d’amande et l’eau. Ajouter la purée d’amande et sabler du bout des doigts (c.-à.-d mélanger la purée aux farines le mieux possible). Ajouter ensuite l’eau et mélanger jusqu’à ce que la consistance soit homogène.

Placer au réfrigérateur pour une demie heure au moins.

Pendant ce temps, rincer les figues, les équeuter puis les couper en quarts dans le sens de la hauteur, puis à nouveau chaque quart en 2 ou 3 dans le sens de la hauteur, selon la grosseur des fruits,.

Préchauffer le four à 200°C.

Etaler une feuille de papier sulfurisé sur un plan de travail, y déposer la pâte et la recouvrir d’une autre feuille de papier sulfurisé. Etaler la pâte entre les deux feuilles à l’aide d’un rouleau à pâtisserie jusqu’à ce qu’elle soit fine (5 mm d’épaisseur environ).

Enlever la feuille de papier sulfurisé du dessus et enfourner pour 20 minutes, puis laisser légèrement refroidir sur une grille.

Il ne reste plus qu’à dresser : étaler la tapenade sur la pâte puis y déposer les quartiers de figue. Parsemer éventuellement d’un peu de poivre moulu et servir !

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Recettes express: deux tapenades

La proposition du jour : deux recettes faites en 10 minutes grand maximum (vaisselle comprise)*, des tapenades qui se conservent au moins 5 jours au frigo et qui sont super à l’apéro, en sandwich ou en tartine, sur du pain, sur des rondelles de concombre ou de pommes, avec des bâtonnets de légumes ou encore en tarte (ce qui sera l’objet du prochain post)…

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Le tout a comme origine ma découverte culinaire de ces derniers mois : l’alliance figues-olives noires. Super simple et super bon.

Voici donc deux recettes de tapenade : la première est une version toute simple aux olives noires, la seconde est une tapenade aux figues (un plagiat complet d’un produit dégusté sur un marché), et elle est tout aussi facile à réaliser. Pour la tapenade ‘de base’, les goûts qui dominent sont le salé et l’acide, l’olive y joue le rôle principal ; pour celle aux figues, le salé et le sucré se partagent la vedette. Bien que difficiles à départager à l’œil, elles sont donc assez différentes au palet.

Petite précision relative à l’ail : il est possible d’en mettre plus ou moins, selon les envies, voire de ne simplement pas en mettre. Le goût sera moins profond, mais bon quand même ! Et puis si c’est l’ail cru qui vous dérange, vous pouvez le remplacer par de l’ail cuit – soit blanchit (donc cuit dans de l’eau bouillante pendant environ 3 minutes), soit rôti.

* il faut juste se rappeler de mettre à tremper les figues la veille pour la seconde recette (ce qui prend 2 minutes sur les 10 du total) !

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Tapenade d’olives noires, pour un gros pot

  • 300 g d’olives noires dénoyautées
  • 2 citrons
  • 2 gousses d’ail

(Version rapide de la recette : à part la pelure des citrons et des gousses d’ail, ainsi que le germe de ces dernières, on mixe tout ! Pour la version pas à pas, continuer la lecture…)

Mettre les olives dans un blender ou dans un bol si vous utilisez un mixer plongeant.
Couper les citrons en deux, les presser et ajouter leur jus aux olives.
Peler et dégermer les gousses d’ail, les ajouter au reste.
Mixer le tout jusqu’à ce que la consistance soit lisse. Si le mixer n’est pas très puissant, il faudra peut-être ajouter quelques cuillères à soupe d’eau pour fluidifier le mélange et faciliter le travail de l’appareil.

Cette tapenade se conserve 5 jours au frigidaire.

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Tapenade aux figues, pour un gros pot

  • 300 g d’olives noires dénoyautées
  • 10 grosses figues sèches + 1 dl de leur eau de trempage (si vous avez des petites figues, mettez-en 20 !)
  • 2 gousses d’ail

(Version rapide de la recette : à part la queue des figues et la pelure et le germe des gousses d’ail, on mixe tout ! Pour la version pas à pas, continuer la lecture…)

La veille, mettre les figues dans un bol, les couvrir d’eau et laisser tremper une nuit.

Le jour même, égoutter les figues en prélevant 100 dl de leur eau de trempage. Mettre figues et eau dans un blender, ou dans un bol si vous utilisez un mixer plongeant.
Y ajouter les olives.
Peler et dégermer les gousses d’ail, les ajouter aussi.
Mixer le tout jusqu’à ce que la consistance soit lisse. Si le mixer n’est pas très puissant, il faudra peut-être ajouter quelques cuillères à soupe supplémentaires d’eau de trempage des figues pour fluidifier le mélange et faciliter le travail de l’appareil.

Cette tapenade se conserve 5 jours au frigidaire.

Recette express: confiture de petits fruits, crue & sans sucre ajouté

Presque six mois d’absence sur ce blog. Une amie m’a dit dernièrement que j’étais « débordée par la vie ». Et c’est vrai, et c’est cool. Stressant parfois, aussi. Et pas ultra productif question blog jusque là.
Je vais essayer de poster un peu plus souvent les recettes que j’expérimente et approuve – il y en a eu plusieurs cet été qui vaudraient la peine d’être partagées.
Je commence avec la recette que j’ai faite le plus souvent ces derniers mois: de la confiture crue et sans sucre ajouté, donc prête en dix minutes chrono (+ 1 heure à ‘gonfler’ au frigo). Et ultra saine, en plus d’être délicieuse.

De la confiture à quoi ? Et bien à ce que vous voudrez comme petits fruits. En version mono ou combo, en fonction de ce sur quoi vous mettrez la main. De mon côté, j’ai testé fraise, framboise, groseille, mûre et cassis, et franchement c’est impossible de se rater !
J’ai également testé avec des fruits à noyaux (cerises, pruneaux) et c’est tout aussi bon, mais ça se conserve à peine 24 heures. En version petits fruits, la durée de conservation est de quelques jours (trois maximum) – mais franchement, il n’en faut pas plus pour la finir !

Cette recette ressemble beaucoup à celles de confiture de fruits & graines de chia découvertes dans le dernier livre de Green Kitchen Stories et dans le premier de My New Roots. Deux magnifiques livres végétariens avec une majorité de recettes végétaliennes que j’ai vraiment beaucoup appréciés.

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Pour un pot de confiture express crue (3 dl environ)
Remarque préliminaire : il est tout à fait impératif que les fruits soient bien mûrs. Cette recette repose complètement là-dessus : comme il n’y a pas de sucre ajouté, c’est le pur goût du fruit qui est mis en avant. Autant cette recette peut être pratique pour recycler des fruits qui sont à la limite d’être trop mûrs et qui tirent un peu la gueule, autant des fruits sans goût donneront un résultat médiocre.

  • 250 g de petits fruits bien mûrs (fraises, groseilles, cassis, framboises, mûres, myrtilles, etc.)
  • 1,5 cs de graines de lin (ou 1 cs de graines de chia)
  • 1 pincée de fleur de sel (ça peut sembler bizarre quand on n’a pas l’habitude, mais le sel est utilisé ici comme exhausteur de goût… et ça fonctionne super bien)
  • 1 cs de jus de citron (laisser complètement tomber le citron si vous faites une confiture de groseille, en diminuer la quantité si on fait une confiture composée d’un mélange de fruit contenant des groseilles)

Laver et parer les fruits (enlever les éventuelles tiges et autres parties qu’on ne mange pas), mettre le tout dans un blender.
Dans un petit mixer à épices ou à café, réduire les graines de lin en poudre, puis ajouter aux fruits dans le blender.
Ajouter encore le citron et le sel puis mixer le tout.
Transvaser dans un pot et laisser épaissir au réfrigérateur pour une heure au moins (le mucilage caractéristique des graines de lin ou de chia va rendre la texture onctueuse avec une tout petit peu de patience).
Cette confiture se conserve au frais jusqu’à trois jours.

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Tourner autour des artichauts

Les artichauts ont à mes yeux toutes les qualités : ils sont magnifiques, délicieux, bons pour le foie et rigolos à préparer.
Je vous propose ici une recette toute simple : un émincé au citron et à l’ail. Une recette facile et que j’intègre à différents repas pendant toute la saison des artichauts: avec des spaghetti et du parmesan (classique et efficace), sur une assiette de salade composée, avec du dhal et du riz, ou comme le jour de la photo avec de la quinoa, des spaghetti de radis blanc au curcuma et des pousses de tournesol.
Que du bonheur !

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Pour deux portions d’émincé d’artichauts au citron et à l’ail

  • 1 citron
  • 3 artichauts d’une douzaine de centimètres de diamètres
  • 2 grosses gousses d’ail
  • 2 bonnes pincées de fleur de sel
  • 2 cc d’huile d’olive

La technique: tourner les artichauts

Préparer un saladier rempli à moitié d’eau. Rincer le citron et couper trois rondelles d’un petit cm d’épaisseur en son milieu. Mettre les rondelles dans l’eau et les écraser légèrement en les serrant dans les mains pour en exprimer le jus. Réserver les deux petites extrémités de citron qui restent. Cette préparation servira à conserver les fonds d’artichauts (une fois qu’ils seront tournées) jusqu’à leur utilisation, et à éviter qu’ils ne s’oxydent ou deviennent bruns.
Enlever la queue d’un artichaut en maintenant sa tête sur le bord d’un plan de travail d’une main et en donnant un coup sur la tige de l’autre (la tige ne repose pas sur le plan de travail). Arracher les plus grosses feuilles à la base de l’artichaut sur environ 1 cm d’épaisseur. Avec un couteau aiguisé, égaliser le bas de l’artichaut en enlevant les parties dures qui s’y trouveraient éventuellement encore. Couper ensuite le haut des feuilles, environ une phalange plus haut que la base de l’artichaut. A l’aide d’une petite cuillère, ou, encore mieux, d’une cuillère à pommes parisienne (l’ustensile au manche turquoise écaillé sur la photo), enlever le foin au milieu du fonds d’artichauts. Et le plonger dans le saladier rempli d’eau et de rondelles de citron.
Répéter l’opération avec les deux autres artichauts.

NB : Une fois tournés, les artichauts peuvent se conserver deux jours au frigo, dans de l’eau citronnée.

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… et la recette

Peler et hacher finement l’ail. Le mettre dans une poêle avec le sel et l’huile.
Juste avant de manger, sortir de l’eau les fonds d’artichaut et les couper en tranches les plus fines possible. Mettre dans la poêle et faire rôtir à feu fort quelques minutes en mélangeant bien. Quand l’émincé est légèrement rôti, presser les deux extrémités de citron dans la casserole, mélanger et servir sans attendre.

NB : comme d’autres fleurs, les artichauts se conservent bien en en trempant les tiges dans un vase rempli d’un peu d’eau.

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Le retour du printemps!

Après une longue phase d’hibernation, les premiers crocus ramènent ce blog à la vie active. Il paraît qu’il y a trente-cinq ans exactement, tout le monde était en T-shirt au bord du lac de Neuchâtel à la même période… Cette année sur les rives du lac Léman, c’est juste un agréable printemps qui commence tout doucement à fleurir.

On pourrait croire qu’au fil de saisons je m’habitue à leur répétition, et bien ça n’est pas le cas et à chaque première fleur de l’année, puis fraise/tomate/pomme des moissons/betterave/… je déborde de gratitude. Pendant longtemps je trouvais cette propension à m’émerveiller de choses qui se répètent plutôt ridicule. J’ai désormais un petit peu plus de bienveillance à mon égard…

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Et on repart sur une recette ! Pour ne pas trop dépayser les délicieuses personnes qui sont venues visiter ce blog ces trois derniers mois et qui tombaient sans surprise sur le même post de bar à soupes, et comme il fait encore plutôt froid, je vous propose de déguster un bouillon aux wontons, délicats ravioli farcis ici aux champignons.
Il faut que j’explique d’où vient cette recette parce qu’au passage il y a un livre exceptionnel et un blog qui ne l’est pas moins. Et ces deux mentions, à défaut d’être originales ou nouvelles, renvoient toutes les deux à quelques bouffées de gratitude printanière !

L’été passé, j’ai fait le plein de livres végans – j’en avais d’ailleurs parlé ici. Tout en bas de la pile se trouvait Vegan, un épais livre de Marie Laforêt. Si vous ne connaissez pas encore, vous devez faire partie de mes ami-e-s et c’est vraiment sympa de passer me lire. Pour un petit rattrapage rapide, voici les liens du blog de cette auteure culinaire végane, ainsi que le liens vers ses livres aux éditions La Plage et celui vers un de ses livres aux éditions alternatives, celui sur les superaliments .
En général, je passe plus de temps à lire des livres de cuisine pour découvrir des idées, des produits et des procédés qu’à reproduire les recettes et je n’étais donc pas encore passée en cuisine avec Vegan lorsque j’ai lu ce poste de Clea. (Là encore pour les potes, si ça n’est pas déjà fait : allez voir son blog, ses livres aux éditions La Plage ou rappelez-vous ce tartare d’algues.)
Dans ce fameux post, il est question d’une recette de burgers à base de protéines de soja texturées qui aurait fait passer cette aliment de la catégorie « croquettes pour chats » à quelque chose de bien meilleur aux yeux et aux papilles de Clea. Comme le rapprochement avec la nourriture pour animaux domestiques ne m’était pas étrangère, j’ai regardé ce que Vegan proposait avec des protéines de soja et vous présente cette soupe de wontons. Il s’agit d’une interprétation relativement fidèle de celle de Marie Laforêt (avec des champignons de Paris en plus et quelques changements minimes). Pour ce qui est du bouillon qui l’accompagne, j’ai utilisé ma recette de tous les jours.
Et Clea a raison : impossible de penser que les protéines de soja sont des croquettes pour chat après ça !

Je ne saurais trop vous conseiller ce livre : photos magnifiques, nombre de recettes impressionnant, variété des thèmes et des techniques de cuisine, il est vraiment exceptionnel. J’ai testé bien sûr la recette de burgers mentionnée par Clea, des jacket potatoes et des brownies : à chaque fois j’ai été complètement conquise par le résultat, et ça n’est pas peu dire puisque dans les trois registres j’ai déjà de très bonnes recettes en stock.

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Pour quatre bols de soupe aux wontons
La recette des ravioli, à quelques variantes près, est celle de Marie Laforêt, dans Vegan, Paris : La Plage, 2014, p. 92.

Les wontons

  • 150 ml d’eau bouillante
  • 2 cs de sauce soja foncée
  • 35 g de toutes petites protéines de soja texturées°
  • 1 oignon
  • 4 gousses d’ail
  • 2 cs bombées de gingembre haché (soit un bout de la longueur d’un doigt environ)
  • 250 g de champignons de Paris
  • 2 cc d’huile d’olive
  • 1 petite cc de fleur de sel
  • 1 pincée de mélange d’épices à pain d’épices (ou du 5 épices comme dans la recette originale)
  • 24 feuilles à wonton°°

° en magasin bio
°° en épicerie asiatique

Dans un bol, mélanger l’eau bouillante et la sauce soja, y ajouter les protéines de soja et les laisser se réhydrater au moins 30 minutes en mélangeant de temps en temps avec une cuillère.
Peler et hacher finement l’oignon et l’ail, débarrasser dans une grande poêle.
Peler et râper le gingembre, l’ajouter au mélange oignon – ail.
Nettoyer les champignons et les couper en petits cubes de 3 à 5 mm de côté, débarrasser dans la poêle. Y ajouter l’huile, le sel et les épices. Cuire le tout à feu fort pendant 5 minutes environ (les champignons doivent être cuits et avoir rendu leur jus). Ajouter alors dans la poêle le contenu du bol (=protéines de soja AVEC le peu de ce qui reste de la marinade), baisser le feu au minimum et poursuivre la cuisson quelques minutes, jusqu’à ce que le liquide soit complètement évaporé.

Passer au façonnage des wontons : disposer un petit bol d’eau, la poêle contenant la farce et une assiette à proximité d’un plan de travail.

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Tremper un doigt ou un pinceau dans le récipient contenant de l’eau et mouiller les quatre côtés de la feuille de pâte.
Disposer au centre une cc bombée de farce.
Replier la feuille en diagonale puis mouiller les deux côtés perpendiculaires du triangle ainsi obtenu. Il ne reste plus qu’à plier sur eux-même chacun de ces côtés et le tour est joué !
Renouveler l’opération jusqu’à épuisement de la farce et de la pâte (normalement la quantité de l’une correspond exactement à celle de l’autre).

Le bouillon
Les bouillons à base de miso permettent des variations infinies (j’en avais d’ailleurs parlé dans un de mes tout premiers posts). La recette ci-dessous est délicieuse aussi sans ravioli !

  • 8 petits brins de coriandre (= 4 cs une fois ciselée)
  • 4 oignons nouveaux
  • 4 cc de miso blanc (du brun va aussi très bien)°°°
  • 2 cc de fleur de sel
  • 8 gouttes d’huile de coriandre (fac.)°°°°

°°° en magasin bio ou dans certaines épiceries asiatiques
°°°° l’huile de graines de coriandre est un délice absolu. Deux gouttes dans un grand bol le parfument déjà. On trouve des petits flacons de cette huile en magasins bio. Le bouillon sera différent, mais très bon aussi en n’en utilisant pas.

Répartir les ravioli (crus) dans quatre bols.
Laver et hacher la coriandre et les oignons, répartir ceci sur les ravioli.
Porter 1 litre d’eau à ébullition, puis, hors du feu, y délayer le miso et le sel.
Verser rapidement dans les bols, mélanger et servir.

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Bar à soupes!

Qu’il fasse froid ou chaud, j’adore manger des soupes. L’hiver passé a pris fin avant que j’arrive à poster ici toutes le recettes que j’avais testées et appréciées. J’ai donc attendu patiemment qu’il fasse assez froid pour ouvrir ce bar à soupes… et voilà donc aujourd’hui trois recettes bien chaudes et qui vous donneront j’espère un peu d’énergie pour faire face à la nuit et aux températures très basses qui règnent par ici.

Ces trois soupes sont faciles à faire et leur originalité se base sur quelques petits trucs simples…
On commence avec une soupe à la courge incroyablement délicate et onctueuse. Les deux ‘trucs’ mobilisés ici, et qui m’ont été transmis par une amie, sont de laisser vraiment longtemps caraméliser les oignons, et d’ajouter une poire en cours de cuisson. Ça peut sembler bizarre à prime abord, mais ça vaut vraiment la peine d’essayer !
Cette soupe à la courge se marie très bien avec du sel au café, une idée trouvée dans une livre de la cuisinière gastro Anne-Sophie Pic.
La deuxième recette est une soupe toute simple, douce et délicieuse, aux topinambours. Ici le ‘truc’ qui change tout, c’est d’utiliser de l’huile d’argan à la fin. Le mariage topinambours / huile d’argan est sublime, une idée à noter pour de futurs risotti ou tartes…
On termine par une recette qui peut faire office d’apéro en même temps, puisqu’elle contient une bonne dose de vodka.
Et si ça ne vous suffit pas, il y a d’autres recettes de soupes chaudes ici, ou . Enjoy!

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Pour un grand chaudron de soupe à la courge de la petite souris (8-10 portions)
Cette soupe se congèle très bien, d’où le grand nombre de portions…

  • 1.2 kg de courge butternut en morceaux (poids des cubes préparés)
  • 1 très gros oignon (env. 200 g)
  • 1 cs de poudre de curry doux
  • 3 cs d’huile d’olive
  • 2 cc bombées de bouillon de légume
  • 1 poire
  • sel au café à volonté (recette ci-dessous. Un bon sel aux herbes pourra aussi faire l’affaire)

Peler la courge, en enlever les graines et découper la chair en morceaux.
Peler et hacher l’oignon. Le faire revenir dans l’huile avec le curry, à feu fort d’abord, puis à feu un peu moins fort quand la casserole est bien chaude.
Une fois que les oignons sont caramélisés, ajouter la courge, la poudre de bouillon et couvrir d’eau à hauteur. Cuire une vingtaine de minute (vérifier avec la pointe d’un couteau que le légume est moelleux avant d’arrêter la cuisson).
Pendant que la courge cuit, peler la poire et en enlever le cœur. La couper en morceaux.  Ajouter la poire dans la casserole, terminer la cuisson et bien mixer le tout (la poire sera donc ajoutée après 5 à  10 minutes de cuisson de la courge).
Goûter, rectifier l’assaisonnement et servir avec du sel au café (c’est donc mieux si la soupe n’est pas trop salée au départ).

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Ingrédients pour un petit pot de sel au café, une recette d’Anne-Sophie Pic°

  • 50 g de sel Halen Môn* (ou un autre bon sel marin)
  • 10 grains de café pur arabica (Anne-Sophie Pic préconise d’utiliser du café Blue Moutain… mes finances m’ont retenu de le faire car il est particulièrement cher).
    * Ce sel, sous forme de paillette, se trouve en épiceries fines

Moudre les grains de café dans un petit moulin puis affiner le tout au mortier, mélanger avec le sel.
Utiliser comme un autre sel aromatisé – celui-ci est particulièrement adapté aux légumes racines cuits.

°Anne-Sophie Pic, Recettes fait-maison, leçon de cuisine par Anne-Sophie Pic, Paris : Hachette cuisine, 2011, pp. 24, 25, 120 et 121.

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Pour quatre portions de velouté de topinambour à l’huile d’argan

  • 9 gros topinambours (= 460 g une fois cuits et pelés)
  • 1 cc de fleur de sel
  • 3 dl de lait végétal (soja p.ex.)
  • 4 cc d’huile d’argan

Préparer les topinambours : les cuire à la vapeur jusqu’à ce qu’ils soient tendres (une quinzaine de minutes, vérifier la cuisson avec la pointe d’un couteau). Les peler seulement APRES cuisson. Ce procédé permet de les peler beaucoup plus facilement. Pour ne pas se brûler les doigts, il suffit de passer chaque légume sous l’eau froide juste avant de procéder. Ou de laisser refroidir si vous avez le temps.
Mélanger dans le bol d’un blender la chair des topinambours avec le sel et le lait. Bien mixer le tout. Répartir dans 4 bols et verser une cc d’huile d’argan sur chaque bol.

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Pour trois petites soupes-cocktails châtaigne – poireau – vodka

  • 1 poireau
  • 1 cc d’huile d’olive
  • ½ cc de sel
  • ½ dl de vodka (la vodka Absolut en tous cas est végane)
  • 1 dl de lait végétal (p.ex. quinoa-riz)
  • 130 g de châtaignes
  • 3 feuilles de persil plat (facultatif, pour la déco)

Cuire le poireau dans l’huile d’olive avec le sel pendant une dizaine de minutes sur feu fort au début puis moyen une fois que la casserole est bien chaude.
Pendant ce temps, couper en morceaux les châtaignes, en garder trois pour la déco.
Quand le poireau est cuit, ajouter la vodka, le lait et les châtaignes dans la casserolle, porter à ébullition et laisser cuire quelques minutes
Au moment de servir, mettre dans le fond de chaque bol quelques morceaux de châtaigne, recouvrir de soupes puis décorer de quelques rondelles de châtaigne et éventuellement d’une feuille de persil plat.

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Courge spaghetti : la recette + celle des crackers qui changent la vie de My New Roots

Hier, j’ai parlé de la courge spaghetti, légume extraterrestre et formidable. Et je vous ai promis une recette, la voici donc.
Avec en bonus, et pas des moindres, une recette dans la recette : celle de crackers géniaux, trouvée sur le magnifique blog My New Roots.

On commence par la recette du jour : un millefeuille avocat – courge spaghetti – oignon – coriandre et épices.
La texture très particulière de cette courge est associée au crémeux de l’avocat, au croustillant de crackers incroyables et au croquant des oignons cru. Côté saveurs, l’efficacité du mélange avocat + coriandre + cumin n’est plus à prouver. Le piquant de l’oignon, l’acidité du citron et la douceur de la courge entourent ceci, avec encore une pointe de sel fumé et d’ail dans les crackers, qui se marie subtilement au cumin.

La recette dans la recette, celle des « crackers qui changent la vie », est exceptionnelle : facile à faire, elle permet de découvrir de nouvelles manières de faire et le tout est délicieux. Tout à fait à l’image de l’ensemble de ce blog qui regorge de bonnes idées et d’informations sur les aspects diététiques des aliments. Son auteure, Sarah Britton, est nutritionniste holistique et très généreuse de son savoir. Si vous ne le connaisez pas déjà, je vous conseille vivement d’aller y faire un tour.

Un des produits de base de ces crackers est le psyllium. J’en ai déjà parlé dans cette recette de gâteau excentrique : il s’agit d’une plante de la famille des plantains dont le mucilage permet de fabriquer des textures crémeuses ou gélatineuses en le faisant tremper dans l’eau.

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Pour deux millefeuilles avocat – courge spaghetti – oignon – coriandre et épices

  • 1 courge spaghetti (¼ environ sera utilisé pour cette recette. Les idées pour utiliser le reste, c’est par ici)
  • 6 crackers qui changent la vie au sel fumé, d’environ 4 cm x 10 cm (recette ci-dessous, ou alors tout autre cracker qui vous plaira)
  • 6 brins de coriandre
  • ½ oignon rouge (ou blanc)
  • 1 avocat
  • ½ citron
  • 1 cc de cumin moulu
  • 1 cc de fleur de sel

Préparer à l’avance la courge spaghetti : préchauffer le four à 180°C, couper la courge en deux et en enlever les graines. La badigeonner avec l’huile (au pinceau ou au doigt), parsemer de fleur de sel et enfourner pour 40 minutes. Laisser complètement refroidir avant de passer à la suite.

Etaler les 6 crackers sur un plan de travail.
Peler l’oignon le couper en deux et couper une moitié en très fines tranches (utiliser le reste pour un autre usage), réserver.
Rincer puis sécher les brins de coriandre et les effeuiller.
Couper l’avocat en deux, en enlever le noyau et couper chaque moitié en deux. Enlever la pelure et couper la chaire en tranches de quelques mm d’épaisseur. Répartir ces tranches sur les crackers et ajouter quelques gouttes de citron sur chaque tartine, puis parsemer de quelques pincées de cumin et de sel. Répartir ensuite les rondelles d’oignons puis les feuilles de coriandre sur les 6 tartines.
Prélever environ 2 grosses cs de chair de courge spaghetti et les répartir en appuyant un peu sur une tartine. Renouveler l’opération encore trois fois. Il y aura ainsi 4 tartines avec de la courge, et deux sans.
Monter le millefeuille: empiler deux tartines avec courge et finir par une tartine sans courge. Recommencer pour le second millefeuille.
Ce plat peut attendre quelques dizaines de minutes au réfrigérateur.
Servir par exemple avec une salade, en entrée ou en repas léger.

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Pour deux plaques de “crackers qui changent la vie” (recette de My New Roots très légèrement modifiée en fonction des lacunes de mes placards : sans romarin et sans figue notamment)

Mélange de base

  • 135 g de graines de tournesol
  • 90 g de graines de lin
  • 50 g de graines de courge
  • 40 g de graines de sésame
  • 150 g de flocons d’avoine
  • 2 cs de graines de chia
  • 5 cs de sel fin
  • 4 cs de graines de psyllium (ou 3 cs de poudre)
  • 1 cs de sirop d’érable
  • 3 cs d’huile de coco fondue
  • 350 ml d’eau

Assaisonnement à l’ail et au sel fumé (pour une demie plaque)

  • 2 cc de mélange d’herbes du maquis broyé
  • 1 cs de poudre d’ail
  • 1 cs de sel fumé

Assaisonnement à l’anis et au poivre (pour une demie plaque)

  • 1 cs de graines d’anis
  • 1 cc de poivre blanc en poudre

Dans un saladier, mélanger tous les ingrédients secs du ‘mélange de base’ (= toutes les graines, les flocons d’avoine, le sel et le psyllium)
Dans un autre bol, mélanger le reste des ingrédients.
Ajouter le mélange liquide au mélange sec et bien mélanger le tout (comme dans de nombreuses autres recettes, je trouve que c’est avec les mains que ça va le mieux).
Diviser la masse en deux portions à peu près égales. Ajouter à la première l’assaisonnement choisi (celui à l’ail et au sel fumé, celui à l’anis et au poivre, ou un autre selon vos goûts). Mélanger puis verser en tas sur une plaque recouverte de papier sulfurisé. Recouvrir d’une autre feuille de papier sulfuriser et étaler au rouleau. Avec le dos d’un couteau marquer les bordures des crackers à la taille désirée sans les couper complètement (env. 4 cm x 10 cm pour les millefeuilles).
Faire de même avec l’autre moitié de la pâte.
Laisser reposer à température ambiante au moins deux heures, ou toute la journée ou toute la nuit.
Préchauffer le four à 175°C et cuire une plaque pendant 20 minutes. Sortir la plaque du four, la retourner en s’aidant d’une autre feuille de papier sulfurisé ou d’une grille et remettre au four pendant 10 minutes.
Laisser complètement refroidir avant de stocker dans des boîtes hermétiques.