Des glaces!

Après une entrée et un plat de retour de Málaga, il est temps de passer au dessert. Avec deux parfums de glaces ultra rapides à réaliser. Miam !
La première recette est celle de la glace du même nom que la ville. J’ai ramené un peu de vin doux du coin en espérant réussir à faire une version végane de ce fameux parfum. Et à ma grande surprise, la première tentative fut la bonne : j’ai confectionné en 5 minutes une glace qui avait le goût recherché, ultra facile à réaliser qui plus est (même pas besoin d’une sorbetière).
Le deuxième parfum, c’est ‘chérimole’, le nom d’un fruit que j’ai aussi ramené dans ma valise ( ! ) et que je n’avais jamais goûté avant. Il était présent sur tous les étals des marchés à Málaga et je l’ai wikipédié en rentrant. J’ai ainsi appris que son nom vient du quechua et signifie ‘graines du froid’ car il pousse surtout en altitude. Comme son étymologie l’indique, il est originaire d’Amérique du Sud, plus particulièrement de la cordillère des Andes. Et j’ai aussi appris un mot : ce fruit est ‘climactérique’, c’est-à-dire qu’il peut être ramassé non mûr et continue le processus de maturation loin de l’arbre sur lequel il pousse. Si vous connaissez déjà le chérimole, vous savez qu’il assez fun à manger puisque sa chaire blanche est séparée en plusieurs sortes de gousses autour de graines noires. En sorbet, il est délicieux aussi. Pas besoin d’ajouter quoi que ce soit, le fruit est déjà très sucré et parfait tel quel. Pour autant qu’on ait un bon blender, cette recette est particulièrement efficace puisqu’elle ne nécessite qu’un seul ingrédient !

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Pour 4 grosses boules de glace ‘Málaga’

  • 3 dl de crème de soja
  • 4 cs de mélasse de poires*
  • 2 + 2 cs de vin doux de Málaga**
  • 3 grosses cs (= 40 g) de raisins secs

* J’aime bien la mélasse de poires parce qu’elle donne une toute petite pointe d’acidité, mais elle peut être remplacée par du sirop d’agave, du sirop d’érable ou de la mélasse de pommes. Je n’aime pas les desserts trop sucrés, donc si vous vous les aimez, mettez-en un peu plus : ajoutez une cs de plus à la fois et goûtez au fur et à mesure.
** Le vin doux de Málaga ressemble un peu à du porto. J’imagine qu’on peut substituer l’un à l’autre pour cette recette mais n’ai pas encore testé. Faites-moi signe si jamais vous essayez !

Mélanger la crème avec la mélasse de poires et 2 cs de vin doux. Mettre dans une boîte et au congélateur.
Mélanger les raisins secs avec 2 cs de vin doux et 2 cs d’eau chaude. Laisser pomper les raisins 30 minutes environ en remuant le mélange de temps en temps.
Sortir la boîte du congélateur, y verser le mélange raisins – vin doux – eau, bien mélanger le tout et remettre au congélateur pour au moins deux heures.
Sortir la glace environ un quart d’heure avant de la déguster, elle n’en sera que meilleure.

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Pour 4 grosses boules de sorbet au chérimole

Un mixer vraiment puissant est nécessaire pour confectionner ce dessert.

  • 1 chérimole bien mûr

Peler le chérimole, puis en enlever tous les pépins.
Mettre toute la pulpe recueillie dans une boîte et la mettre au congélateur quelques heures (2 au minimum).
Juste avant de servir, mettre le chérimole congelé dans le bol du blender avec 4 cs d’eau tiède, mixer jusqu’à ce que la consistance soit celle d’un sorbet crémeux.
Si vous avez des restes de sorbet, pensez à le repasser au blender avant sa prochaine utilisation pour lui garantir sa texture très crémeuse (ça va un peu ressembler à des glaçons si vous sautez cette étape).

 

Concentré de tomates maison et paella

Je continue de défaire mes valises : du paprika fumé (ma marotte ces derniers temps), encore un peu d’ail rose de Grenade et du riz. De quoi cuisiner une bonne paella.
Mon dernier post proposait une soupe froide andalouse pouvant servir d’entrée rafraichissante. Toujours dans le registre de la cuisine espagnole, on passe aujourd’hui au plat de résistance. Et pas avec n’importe quelle paella !
Mon amie Kurt a partagé avec moi il y a quelques temps sa recette familiale dont le secret est le concentré de tomates maison. Appeler cette préparation ‘concentré de tomate’ ne rend pas justice à cette purée très intense en goûts et incomparable avec tout ce qui est vendu sous la même dénomination dans les magasins et épiceries. Il faut confire pendant deux heures des tomates avec des oignons et de l’huile pour obtenir cette merveille. Et ça en vaut vraiment la peine puisque les quantités obtenues sont bien plus importantes que ce qui est nécessaire pour la recette de paella, que ce concentré de tomate se conserve une dizaine de jours au réfrigérateur et peut également être congelé. Il permet par la suite d’obtenir une sauce tomate délicieuse et express en en mélangeant une cs avec 3 cs d’eau bouillante. On peut aussi en tartiner ou en décorer des tartines ou confectionner des exquis petits amuse-bouche en utilisant cette recette de panna cotta à l’ail coulée dans de petites verrines recouvertes de mini quenelles du fameux mélange tomaté.
En plus de cette purée merveilleuse, la paella du jour a pour base des poivrons et des gros haricots frais. Le meilleur des légumes de la fin de l’été et du début de l’automne à mon avis.
Cette recette est encore meilleure accompagnée d’une bonne salade verte. N’importe laquelle fera l’affaire, mais je vous en propose une ci-dessous pour le plaisir de mentionner les noix de pécan de Málaga dont la texture et la finesse n’en font que de vagues cousines très éloignées des noix de pécan qu’on trouve en sachets par ici. Du bonheur en coque !
Et je m’en vais de ce pas tester quelques recettes de glaces pour finir comme il se doit ce menu. En espérant que les essais soient suffisamment concluants pour qu’il y ait de quoi en parler dans le prochain post…

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Pour environ 3 dl de concentré de tomate maison

  • 750 g de tomates
  • 500 g d’oignons (si vous trouvez des rouges, c’est mieux)
  • 5 dl d’huile
  • 1/2 cc de gros sel

Peler les oignons et les mixer.
Mélanger dans une grande poêle les oignons, 2.5 dl d’huile d’olive et le sel. Cuire à feu moyen pendant un quart d’heure en mélangeant régulièrement. Le mélange doit très légèrement colorer.
Pendant que les oignons cuisent, rincer et mixer les tomates. Si vous avez un mixer vraiment puissant, la purée sera lisse et vous pouvez continuer sans utiliser de passe-vite. Si vous n’avez pas de mixer extra-puissant, passer la purée au passe-vite pour enlever les restes de peau et de graines.
Ajouter les tomates aux oignons et cuire pendant encore 1h15 en mélangeant régulièrement. Le mélange ne doit surtout pas accrocher au fond de la casserole. Si c’est le cas, ajouter un peu d’huile et baisser le feu.
Ajouter l’huile qui reste et cuire encore 30 minutes.

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Pour une belle paella végane aux gros haricots, poivrons, tomates confites et paprika fumé (6 portions)

  • 380 g de gros haricots frais (type Borlotti ou Soissons)*
  • 3 poivrons
  • 1 gros oignon (200 g)
  • 2 gousses d’ail frais
  • 1 cs d’huile d’olive
  • 1 feuille de laurier
  • 1 cs rase de gros sel
  • 9 dl d’eau
  • 350 g de riz de Valence**
  • 1 cc de paprika fumé
  • 4 cs de concentré de tomates maison (recette ci-dessus)

* on peut utiliser les mêmes haricots en version secs, il faudra simplement prolonger d’une vingtaine de minute la cuisson avant d’ajouter le riz.
** c’est le riz à paella, et sa texture est irremplaçable. On le trouve en épicerie fine. Si vous n’en avec pas sous la main, du riz blanc type riz Caroline peut être utilisé en remplacement, mais ça ne sera pas vraiment pareil…

La veille, mettre les haricots à tremper dans une grande quantité d’eau.
Le jour même, commencer par préparer le concentré de tomates.
Faire cuire les poivrons au four (entiers) pendant 30 minutes à 200°C. Les laisser refroidir puis les peler. Réserver.
Egoutter et rincer les haricots secs.
Mettre l’eau à chauffer.
Peler et hacher finement l’oignon et les gousses d’ail. Les faire revenir à feu vif avec 1 cs d’huile dans une grande poêle ou encore mieux : dans un plat à paella. Quand les oignons sont translucides, ajouter les haricots secs, la feuille de laurier, le sel puis l’eau bouillante.
Baisser le feu et laisser cuire 20 minutes à petits bouillons (si vous utilisez des haricots secs plutôt que des haricots secs, prolongez ici la cuisson d’uen vingtaine de minutes).
Ajouter le riz, le paprika fumé et le concentré de tomates, laisser cuire à découvert une dizaine de minutes.
Répartir les filets de poivrons sur la paella, couvrir et baisser le feu à feu très doux. (Il y aura plus de poivrons que sur la photo si vous réussisez à ne pas les brûler…)
Poursuivre la cuisson 20 minutes. Arrêter ensuite complètement le feu et laisser gonfler le riz en laissant la casserole sur le feu 10 minutes supplémentaires.

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Pour une salade épinards – fenouils – noix de pécan et graines germées (par personne)

  • une poignée d’épinards
  • un petit fenouil
  • une petite poignée de graines germées
  • 3 noix de pécan
  • 1 bonne pincée de sel marin aux herbes
  • 1 cc de vinaigre de xérès
  • 1 cc d’huile d’olive à la bergamote (nature ça va très bien aussi)

Laver, sécher puis hacher les épinards s’ils sont gros (s’il s’agit de jeunes pousses, inutile de les couper). Répartir les épinards sur une assiette.
Rincer et sécher le fenouil. Enlever les parties externes abimées s’il y en a (et les conserver pour les recycler en jus ou en soupe). Couper la base et le bout des tiges du fenouil, puis le couper en deux dans le sens de la hauteur. Enlever les triangle à la base de chaque moitié de bulbes (si vous arriver à résister au plaisir de les manger directement, ajoutez-les aux parties externes abimées à recycler). Couper très finement chaque moitié de fenouil puis ajouter le fenouil sur les épinards.
Rincer les graines germées, les sécher et les disposer sur le fenouil.
Ouvrir les noix de pécan, les découper en petits bouts, ajouter sur l’assiette.
Parsemer la salade de sel, puis d’huile et de vinaigre. Servir sans attendre.

Ajo blanco de Málaga

Quelques jours au soleil de Málaga m’ont fait le plus grand bien. J’en suis revenue pleine d’énergie et la valise remplie de délices locaux, parmi lesquelles de l’ail de Grenade.
L’impression de redécouvrir ce goût tellement il est prononcé et fin.

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Alors du coup, au menu aujourd’hui, une petite soupe typiquement andalouse : l’ajo blanco (‘ail blanc’ en français). Cette soupe froide a pour base quelques produits locaux incontournables : des amandes, de l’huile d’olive, du vinaigre de xérès, des raisins et bien sûr de l’ail. Avec encore traditionnellement un peu de pain sec – et on trouve ici le seul changement ‘santé’ que j’ai amené à cette recette : utiliser des germes de blés à la place, histoire d’optimiser les bienfaits diététiques de ce plat. Je dois dire que j’ai aussi un peu modifié certaines proportions par rapport à la recette que j’ai suivie. Mais à part ces changements mineurs, j’ai adopté la très bonne recette du livre de Pepita Aris sur la cuisine de la campagne espagnole (un livre omnivore, mais avec toute une série de plats de légumes et/ou féculents)*.
Encore un petit mot au sujet des raisins secs de Málaga : ils sont séchés en grappe et restent extrêmement moelleux, on sent donc très bien le goût du fruit, et pas uniquement son sucre. Si vous n’avez pas de ‘pasas de Málaga’ sous la main, vous pouvez utiliser les raisins secs très moelleux ou des raisins frais rouges ou blanc.

* Pepita Aris, La cuisine de la campagne espagnole, Lausanne: Mondo, 1992, p. 32.

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Pour quatre portions d’ajo blanco

NB pour les intolérant-e-s ou allergiques au gluten : n’utilisez pas de germe de blé et enlevez 1 dl d’eau à la recette, histoire que la consistance ne soit pas trop liquide.

  • 100 g d’amandes mondées
  • 1 gousse d’ail frais (ou deux si vous utilisez de l’ail plus sec)
  • 1 cs d’huile d’olive
  • 1cs de vinaigre de xérès
  • ½ cc de gros sel
  • 20 g de germes de blé
  • 4 dl d’eau
  • une petite grappe de ‘pasas de Málaga’ ou une bonne poignée d’autres raisins secs (le plus moelleux possibles) ou encore des raisins frais (rouges ou blanc)

Faire tremper les amandes dans un grand volume d’eau pendant une nuit.
Le lendemain, rincer les amandes.
Peler et dégermer l’ail.
Mélanger tous les ingrédients et les mixer jusqu’à l’obtention d’une consistance homogène.
Au moment de servir, égrapper les raisins secs si nécessaire et les mettre au fond du bol. En cas d’utilisation de raisins frais, les couper en deux dans le sens de la longueur et en enlever les pépins. Répartir les raisins dans le fond de quatre bols puis verser la soupe par dessus.
Cette soupe est encore meilleure si elle a le temps de tirer un peu au frigo (une heure ou même une nuit). Elle peut servir d’entrée consistante ou de repas léger, accompagnée d’une salade ou de fruits, éventuellement de petits crisini miniature pour faire encore plus vacances. Elle se conserve plusieurs jours au réfrigérateur.

Rondini farcis de panna cotta à l’ail + soupe aux herbes

Honneur aujourd’hui aux rondini, ces petites courgettes rondes qui se prêtent particulièrement bien à être farcies. Par exemple avec de la panna cotta à l’ail.

Et puis, pour éviter le gaspillage de rondini, je vous propose une seconde recette : celle d’une petite soupe crue à préparer avec n’importe quelle sorte de courgette que vous aimeriez farcir et dont il vous resterait de la chair.

De quoi, j’espère, faire durer encore un petit peu l’été sous ces latitudes…

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Pour trois rondini farcis de panna cotta à l’ail

  • 2 têtes d’ail
  • 1 cc d’huile d’olive
  • 3 rondini
  • 3 dl de lait végétal, p.ex. d’amande (pour le faire maison, j’utilise toujours la même recette)
  • 1 cc de sel aux herbes
  • 1 cs de maïzena
  • 1 g (= ½ cc) d’agar agar
  • quelques pétales de soucis (facultatif)

Préchauffer le four à 180°C.
Couper la pointe des têtes d’ail, les badigeonner d’un peu d’huile d’olive puis les entourer de papier alu. Les mettre dans un plat allant au four et cuire pendant 40 minutes.
Pendant ce temps, couper le chapeau des rondini et en creuser l’intérieur en laissant une coque d’un centimètre d’épaisseur. Garder la chair des rondini pour une autre utilisation (p.ex. la soupe froide dont la recette suit ci-dessous). Cuire à la vapeur pendant 3 à 5 minutes les coques et les chapeaux des rondini. Réserver.

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Sortir la chair d’ail en appuyant sur les gousses, mettre cette chair dans un petit bol et l’écraser à la fourchette.
Mettre dans une petite casserole le lait d’amande, le sel aux herbes et la chair d’ail écrasée.
Prélever 3 cs de lait d’amande et le mélanger dans un petit bol avec la fécule de maïs. Ajouter à la casserole et mélanger.
Faire cuire le tout : porter à ébullition puis baisser la température sur un feu moyen à fort. Bien mélanger au fouet pendant toute l’opération pour éviter les grumeaux.
Lorsque le mélange a épaissi (ceci prend quelques minutes), le couler dans les coques de rondini, laisser refroidir puis mettre au frais pour quelques heures (ou tout une nuit) avant de déguster en parsemant éventuellement de fleurs de souci et en accompagnant le tout d’une bonne salade.

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Pour deux bonnes portions de soupe de courgettes à l’estragon

  • 300 g de chair de courgette (p.ex. le contenu de 3 rondini + 2 petites courgettes)
  • 5 brins d’estragon
  • 5 brins de persil
  • 100 g de yaourt de soja
  • quelques gouttes de citron
  • 1 cc de sel aux herbes
  • 1 cc d’huile d’olive
  • deux bonnes pincées de pousses germées (facultatif)

Laver et sécher les courgettes, l’estragon et le persil. Couper grossièrement les courgettes, effeuiller et hacher l’estragon et le persil.
Mettre les légumes et les herbes dans le bol d’un blender et y ajouter le yaourt, quelques gouttes de citron, le sel et l’huile. Mixer le tout.
Servir avec éventuellement quelques pousses de graines germées en déco.

NB 1 : cette soupe peut être réchauffée légèrement en fonction des envies…

NB 2 : si vous avez un blender puissant, il suffit de tout mixer entier et c’est prêt (inutile de couper les courgettes, l’estragon et le persil au préalable).

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Madeleines salées – pimentón fumé, tomates séchées, ail et olives

Ça fait super longtemps que je n’ai rien posté ici, du coup je reviens avec une recette qui a fait fureur et que plusieurs personnes m’ont réclamée : des madeleines salées pleines de goûts et sans gluten. Une recette élaborée en prévision d’un apéro pour plusieurs dizaines de personnes, en l’honneur, notamment, de ma pourvoyeuse de paprika attitrée – un titre honorifique parmi de nombreux autres dont je pourrais affubler ma chère amie Kurt !
Je me devais donc d’utiliser du pimentón fumé dans au moins un des plats de cet apéro. Pas trop compliqué puisque cette épice au goût umami remplit tout le palais et fait des merveilles avec de l’ail par exemple. Avec en plus des tomates séchées et des olives, on obtient un petit gâteau parfait pour l’apéro ou pour un repas léger avec une salade.

Et puis sans autre forme de transition que le nom de ces gâteaux, je partage avec vous mon penchant immodéré pour les expressions et proverbes tronqués…
Pendant longtemps, j’ai mélangé l’expression « pleurer comme une madeleine » et « la madeleine de Proust ». Je croyais donc que « la madeleine de Proust » renvoyait à une femme prénommée Madeleine et qui pleurait beaucoup. Et puis j’ai lu Du côté de chez Swann et j’ai été scotchée par le passage de dégustation de la petite pâtisserie blonde.
La recette du jour a finalement assez peu à voir avec ces « gâteaux courts et dodus appelés Petites Madeleines qui semblent avoir été moulés dans la valve rainurée d’une coquille de Saint-Jacques »°, puisque leur couleur et leur goût diffèrent de beaucoup par rapport à l’original sucré. Si ce n’est que n’importe quelle base de cake cuite dans ces petits moules a bien plus de succès qu’en tranches, évoquant j’imagine pour pas mal de personnes des souvenirs agréables…
N’hésitez pas à me faire part de vos mélanges langagiers ou de vos découvertes sur le sens des mots, j’adore ça.
La carotte en vaut la chandelle !

° Marcel Proust, A la recherche du temps perdu I. Du côté de chez Swann, Paris : Gallimard, coll. folio classique, 1988 [1913] p. 44.

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Pour 18 madeleines salées – pimentón fumé, tomates séchées, ail et olives

  • 1 cs de levure déshydratée (env. 5 g)
  • 3 cs de lait végétal (amandes ou soja p.ex.)
  • 100 g de tomates séchées à l’huile (poids égoutté)
  • 70 g d’huile de conservation des tomates
  • 20 olives dénoyautées (noires ou kalamata)
  • 1 dl de crème végétale (amandes ou soja p.ex.)
  • 1 cs bombée de pimentón fumé en poudre*
  • 1 cs bombée d’ail en poudre
  • 80 g de farine de pois chiche**
  • 30 g de farine de sarrazin**
  • 1 cc de sel
  • 1 cc de maïzena
  • 1 cc d’huile d’olive pour graisser les moules

* en épiceries espagnoles ou en épiceries fines
** le mélange de farine proposé permet d’obtenir des madeleines sans gluten. Il est possible de remplacer la farine de pois chiche par de la farine de riz (ça restera sans gluten), voire de remplacer le mélange par de la farine d’épeautre ou de la farine de blé pour une version avec gluten.

Préchauffer le four à 180° C.
Dans un grand saladier, délayer la levure dans le lait, réserver.
Mixer les tomates séchées avec l’huile.
Couper les olives en rondelles.
Ajouter dans le saladier la crème végétale, le pimentón fumé, l’ail en poudre, les farines et le sel. Bien mélanger le tout.
Dans un petit bol, délayer la maïzena avec 1 cc d’eau. Ajouter ce mélange dans le grand saladier ainsi que celui aux tomates séchées et les rondelles d’olives. Bien mélanger à nouveau.
Graisser les 18 moules à madeleines, les remplir de pâte et enfourner pour 35 minutes environ.

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Quatre-quarts et trois tiers : des recettes et des maths…

J’aime beaucoup faire des « quatre – quarts à plat ». La recette en est simplissime, et on peut ajouter les épices qu’on a sous la main, des fruits par dessus, saupoudrer le tout d’un peu de sucre… on obtient alors un gâteau aux fruits moelleux et rapide à faire. La recette est dans le titre puisqu’un tel gâteau se compose des quatre quarts suivants :

  • un quart de yaourt de soja ou de tofu soyeux. D’autre yaourt végétaux peuvent être utilisés, je me réjouis de tester ça avec la très belle recette de yaourt à l’avoine du non moins magnifique blog Earthsprout.
  • un quart de farine. On peut s’amuser à mélanger les farines que l’on a sous la main, utiliser dans une partie du mélange de l’okra d’amandes, noisettes ou autres – l’okra est l’espèce de pâte qui reste après fabrication de laits végétaux maison (recette du lait d’amande ici, une recette qui s’adapte à plein d’autres noix).
  • Un quart de sucre (brun ou de coco en version plus saine). J’en utilise un peu moins car je n’aime pas trop les desserts très sucrés, mais ça donne un ordre de grandeur.
  • Un quart d’ « œuf de lin ». Les œufs de lin sont un mélange de graines de lin broyées avec de l’eau (une portion de poudre de graines de lin pour 3 portions d’eau). On peut remplacer les graines de lin par des graines de chia. J’ai un petit mixer à café que j’utilise pour les graines et que j’utilise pour cette opération.

Et puis pour compléter tout ça, on ajoute 1 cc de poudre à lever, 1 pincée de fleur de sel, des épices à volonté, on met la pâte dans un moule plat et on enfonce légèrement sur la pâte des petits fruits ou des tranches de pruneaux, abricots, pommes ou poire par exemple. Encre un peu de sucre et éventuellement d’épices par dessus, passage au four pour trois quarts d’heures à 180°C et le tour est joué.

J’ai aussi eu envie de tester cette recette en version salée, et donc en version trois – tiers : même principe que pour la recette sucrée moins le sucre, avec 1 cc de sel et des légumes par dessus (cuits au préalable). Le résultat donne une pâte à cake un peu épaisse, qui convient particulièrement bien comme base sous une belle couche de verdure.

Voici deux exemples de ces savants calculs, pas toujours très proches de l’équation mathématique de base, mais néanmoins délicieux…

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Quatre – quarts plat aux pruneaux, cannelle et gingembre, pour un moule de 15 cm /20
Un « petit goût de Noël » selon une de mes goûteuses… Pas si hors saison que ça grâce à la météo qu’il y a par ici…
!! Cette recette contient du gluten, le tag ‘sans gluten’ concerne la seconde recette!!

– 40 g de graines de lin (ou de graines de chia)
– 150 g de tofu soyeux (ou de yaourt de soja)
– 120 g de farine d’épeautre (j’ai utilisé 60 g de farine bise et 60 g de farine complète, mais uniquement l’une ou l’autre ira très bien aussi. De la farine ‘standard’ aussi.)
– 100 g de sucre de coco + 1 grosse cs pour les finitions (du sucre brun ou blanc ferait aussi l’affaire)
– 1 cs de cannelle
– 1 cs de gingembre en poudre
– 1 cc bombée de poudre à lever
– 1 pincée de fleur de sel
– 1 cc d’huile
– 7 pruneaux

Préchauffer le four à 180°C.
Dans un petit mixer à café, moudre les graines de lin. Dans un petit bol, ajouter 120 ml d’eau à la poudre de lin et bien mélanger le tout. Débarrasser dans un grand saladier.
Ajouter dans le saladier le tofu, la ou les farine(s) d’épeautre, le sucre, la cannelle, le gingembre, la poudre à lever et la pincée de sel. Bien mélanger le tout jusqu’à ce que cela soit homogène (s’il reste quelques petits bouts de tofu soyeux, ça n’est pas grave).
Huiler un moule puis y étaler la pâte.
Rincer et sécher les pruneaux. Les dénoyauter puis couper chaque ‘oreillon’ en deux dans le sens de la longueur. Les répartir sur la pâte en les y enfonçant légèrement.
Saupoudrer d’un bonne cs de sucre et éventuellement encore d’un peu de poudres de cannelle et de gingembre.
Enfourner pour 45 minutes, servir tiède ou froid.
Ce gâteau se conserve bien pendant 3 jours.

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Trois – tiers plat aux vert, ail et paprika fumé, pour un moule de 15 cm /20
– 3 gousses d’ail
– 3 grosses poignées de verdure grossièrement hachées (ici : 2 cotes de bette jaunes et 2 rouges, 6 petites branches de kale et les feuilles vertes entourant un chou romanesco. Avec des feuilles de cotes de bette uniquement, des fanes (de betterave, navets, radis,…) ou des épinards ça ira très bien aussi)
– 1 + 1 cc de fleur de sel
– 1 + 1 cc d’huile
– 30 g de graines de chia (ou de graines de lin)
– 150 g de yaourt de soja (ou de tofu soyeux)
– 100 g de farine (ici : 40 g d’okra de noisettes, 40 g de farine de pois chiches et 20 g de farine de sarrazin, faites avec ce que vous avez !)
– 1 cs d’ail en poudre
– 1 cs de paprika fumé en poudre
– 1 cc bombée de poudre à lever
– 1 cc de piment d’Espelette (ou autre piment)

 

Préchauffer le four à 180°C.
Peler et émincer finement les gousses d’ail. Laver et sécher la verdure puis la couper grossièrement en lamelles d’environ 1 cm de largeur. La faire revenir à feu fort avec l’ail, 1 cc rase de fleur de sel et 1 cc d’huile d’olive. Bien mélanger avec une spatule, couvrir et baisser le feu sur feu moyen à fort. Arrêter la cuisson après quelques minutes, dès que les feuilles sont ‘tombées’, càd que les feuilles sont devenues molles (pas besoin de cuire trop longtemps, le tout passera encore au four).
Dans un petit mixer à café, moudre les graines de chia. Dans un petit bol, ajouter 90 ml d’eau et bien mélanger le tout. Débarrasser dans un grand saladier.
Ajouter dans le saladier le yaourt, la ou les farine(s), l’ail en poudre, le paprika fumé, , la poudre à lever, le piment d’Espelette et 1 cc de sel. Bien mélanger le tout jusqu’à ce que cela soit homogène.
Huiler un moule puis y étaler la pâte.
Etaler par-dessus une couche uniforme de verdure et appuyer légèrement pour la faire un peu coller à la pâte.
!! Si la verdure a rendu de l’eau, ne pas la verser sur la pâte et égoutter les légumes avant de monter le gâteau!!
Enfourner pour 45 minutes, servir tiède ou froid.
Pas mal du tout en accompagnement d’une salade ou d’une soupe froide.
Ce gâteau se conserve bien pendant 3 jours.

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Des galettes en forme de merci

Il y a quelques jours, deux amies m’ont ramené d’Allemagne un plein sac de produits bios, à mon plus grand bonheur. J’ai aussi rapporté de notre dernière soirée un certain nombre de verts de poireaux, de quoi me faire sautiller et expérimenter une petite recette de galettes moelleuses qui font merveilles avec du houmous (je reste dans le mood mezzé en attendant l’été..).

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Pour quatre galettes citron – poireau – pavot
Cette recette permet d’utiliser les verts de poireaux si vous n’avez utilisé que les blancs, par exemple pour faire des poireaux – vinaigrette.
–       le vert d’un gros poireau (soit environ 200 g)
–       1 gousse d’ail
–       ½ cc de fleur de sel
–       4 cc d’huile d’olive
–       1 citron
–       40 g de flocons de millet* (= ½ tasse selon les mesures anglo-saxonnes. Les flocons de millet peuvent être remplacés par des flocons de quinoa)
–       1 cs de graines de pavot
–       1 cs de poudre de protéines de chanvre (facultatif)*
–       1 cs de pétales de soucis séchés (facultatif)**
* en vente en épicerie bio
** à défaut d’avoir un jardin, j’achète de temps en temps en été de gros bouquets de soucis (=calendula) au marché pour pas cher. Quand les fleurs sont fanées, j’en prélève les pétales qui se conservent plusieurs mois et peuvent être utilisés pour décorer des plats, en tisane ou encore pour faire des pommades. Ces pétales peuvent aussi s’acheter en épicerie bio.

Couper le vert de poireau en deux dans le sens de la longueur, en ôter les parties sèches et abimées s’il y en a. Couper le vert de poireau plus finement possible en mini tronçons de 1 à 2 mm. Mettre le tout dans une passoire et bien rincer.
Eplucher et hacher finement la gousse d’ail.
Mettre dans une poêle le verte de poireau égoutté, l’ail haché, la fleur de sel et la moitié de l’huile d’olive (2 cc). Faire cuire à feu fort et à couvert 5 bonnes minutes, les poireaux doivent être tendres. Arrêter le feu.
Ajouter dans la poêle le zeste de citron et son jus (env. 5 cs), les flocons de millet, les graines de pavot, la poudre de protéine de chanvre et les pétales de soucis. Bien mélanger le tout puis laisser gonfler les flocons une dizaine de minutes minimum.
Faire chauffer 1 cc d’huile dans une poêle. Quand l’huile est bien chaude y faire cuire les quatre galettes : bien aplatir et laisser cuire 2 minutes, puis retourner et ajouter encore 1 cc d’huile pour éviter que les galettes ne collent à la poêle. Tourner encore deux fois (en tout env. 4 minutes par côté).
Servir chaud, tiède ou froid, à l’apéro avec du houmous ou en accompagnement d’une salade par exemple.

NB: ces galettes sont à dessein relativement acides pour faire la part belle au citron. Si vous souhaitez un goût plus neutre, remplacer une partie du jus de citron par de l’eau.

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