Le retour du printemps!

Après une longue phase d’hibernation, les premiers crocus ramènent ce blog à la vie active. Il paraît qu’il y a trente-cinq ans exactement, tout le monde était en T-shirt au bord du lac de Neuchâtel à la même période… Cette année sur les rives du lac Léman, c’est juste un agréable printemps qui commence tout doucement à fleurir.

On pourrait croire qu’au fil de saisons je m’habitue à leur répétition, et bien ça n’est pas le cas et à chaque première fleur de l’année, puis fraise/tomate/pomme des moissons/betterave/… je déborde de gratitude. Pendant longtemps je trouvais cette propension à m’émerveiller de choses qui se répètent plutôt ridicule. J’ai désormais un petit peu plus de bienveillance à mon égard…

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Et on repart sur une recette ! Pour ne pas trop dépayser les délicieuses personnes qui sont venues visiter ce blog ces trois derniers mois et qui tombaient sans surprise sur le même post de bar à soupes, et comme il fait encore plutôt froid, je vous propose de déguster un bouillon aux wontons, délicats ravioli farcis ici aux champignons.
Il faut que j’explique d’où vient cette recette parce qu’au passage il y a un livre exceptionnel et un blog qui ne l’est pas moins. Et ces deux mentions, à défaut d’être originales ou nouvelles, renvoient toutes les deux à quelques bouffées de gratitude printanière !

L’été passé, j’ai fait le plein de livres végans – j’en avais d’ailleurs parlé ici. Tout en bas de la pile se trouvait Vegan, un épais livre de Marie Laforêt. Si vous ne connaissez pas encore, vous devez faire partie de mes ami-e-s et c’est vraiment sympa de passer me lire. Pour un petit rattrapage rapide, voici les liens du blog de cette auteure culinaire végane, ainsi que le liens vers ses livres aux éditions La Plage et celui vers un de ses livres aux éditions alternatives, celui sur les superaliments .
En général, je passe plus de temps à lire des livres de cuisine pour découvrir des idées, des produits et des procédés qu’à reproduire les recettes et je n’étais donc pas encore passée en cuisine avec Vegan lorsque j’ai lu ce poste de Clea. (Là encore pour les potes, si ça n’est pas déjà fait : allez voir son blog, ses livres aux éditions La Plage ou rappelez-vous ce tartare d’algues.)
Dans ce fameux post, il est question d’une recette de burgers à base de protéines de soja texturées qui aurait fait passer cette aliment de la catégorie « croquettes pour chats » à quelque chose de bien meilleur aux yeux et aux papilles de Clea. Comme le rapprochement avec la nourriture pour animaux domestiques ne m’était pas étrangère, j’ai regardé ce que Vegan proposait avec des protéines de soja et vous présente cette soupe de wontons. Il s’agit d’une interprétation relativement fidèle de celle de Marie Laforêt (avec des champignons de Paris en plus et quelques changements minimes). Pour ce qui est du bouillon qui l’accompagne, j’ai utilisé ma recette de tous les jours.
Et Clea a raison : impossible de penser que les protéines de soja sont des croquettes pour chat après ça !

Je ne saurais trop vous conseiller ce livre : photos magnifiques, nombre de recettes impressionnant, variété des thèmes et des techniques de cuisine, il est vraiment exceptionnel. J’ai testé bien sûr la recette de burgers mentionnée par Clea, des jacket potatoes et des brownies : à chaque fois j’ai été complètement conquise par le résultat, et ça n’est pas peu dire puisque dans les trois registres j’ai déjà de très bonnes recettes en stock.

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Pour quatre bols de soupe aux wontons
La recette des ravioli, à quelques variantes près, est celle de Marie Laforêt, dans Vegan, Paris : La Plage, 2014, p. 92.

Les wontons

  • 150 ml d’eau bouillante
  • 2 cs de sauce soja foncée
  • 35 g de toutes petites protéines de soja texturées°
  • 1 oignon
  • 4 gousses d’ail
  • 2 cs bombées de gingembre haché (soit un bout de la longueur d’un doigt environ)
  • 250 g de champignons de Paris
  • 2 cc d’huile d’olive
  • 1 petite cc de fleur de sel
  • 1 pincée de mélange d’épices à pain d’épices (ou du 5 épices comme dans la recette originale)
  • 24 feuilles à wonton°°

° en magasin bio
°° en épicerie asiatique

Dans un bol, mélanger l’eau bouillante et la sauce soja, y ajouter les protéines de soja et les laisser se réhydrater au moins 30 minutes en mélangeant de temps en temps avec une cuillère.
Peler et hacher finement l’oignon et l’ail, débarrasser dans une grande poêle.
Peler et râper le gingembre, l’ajouter au mélange oignon – ail.
Nettoyer les champignons et les couper en petits cubes de 3 à 5 mm de côté, débarrasser dans la poêle. Y ajouter l’huile, le sel et les épices. Cuire le tout à feu fort pendant 5 minutes environ (les champignons doivent être cuits et avoir rendu leur jus). Ajouter alors dans la poêle le contenu du bol (=protéines de soja AVEC le peu de ce qui reste de la marinade), baisser le feu au minimum et poursuivre la cuisson quelques minutes, jusqu’à ce que le liquide soit complètement évaporé.

Passer au façonnage des wontons : disposer un petit bol d’eau, la poêle contenant la farce et une assiette à proximité d’un plan de travail.

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Tremper un doigt ou un pinceau dans le récipient contenant de l’eau et mouiller les quatre côtés de la feuille de pâte.
Disposer au centre une cc bombée de farce.
Replier la feuille en diagonale puis mouiller les deux côtés perpendiculaires du triangle ainsi obtenu. Il ne reste plus qu’à plier sur eux-même chacun de ces côtés et le tour est joué !
Renouveler l’opération jusqu’à épuisement de la farce et de la pâte (normalement la quantité de l’une correspond exactement à celle de l’autre).

Le bouillon
Les bouillons à base de miso permettent des variations infinies (j’en avais d’ailleurs parlé dans un de mes tout premiers posts). La recette ci-dessous est délicieuse aussi sans ravioli !

  • 8 petits brins de coriandre (= 4 cs une fois ciselée)
  • 4 oignons nouveaux
  • 4 cc de miso blanc (du brun va aussi très bien)°°°
  • 2 cc de fleur de sel
  • 8 gouttes d’huile de coriandre (fac.)°°°°

°°° en magasin bio ou dans certaines épiceries asiatiques
°°°° l’huile de graines de coriandre est un délice absolu. Deux gouttes dans un grand bol le parfument déjà. On trouve des petits flacons de cette huile en magasins bio. Le bouillon sera différent, mais très bon aussi en n’en utilisant pas.

Répartir les ravioli (crus) dans quatre bols.
Laver et hacher la coriandre et les oignons, répartir ceci sur les ravioli.
Porter 1 litre d’eau à ébullition, puis, hors du feu, y délayer le miso et le sel.
Verser rapidement dans les bols, mélanger et servir.

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Des galettes en forme de merci

Il y a quelques jours, deux amies m’ont ramené d’Allemagne un plein sac de produits bios, à mon plus grand bonheur. J’ai aussi rapporté de notre dernière soirée un certain nombre de verts de poireaux, de quoi me faire sautiller et expérimenter une petite recette de galettes moelleuses qui font merveilles avec du houmous (je reste dans le mood mezzé en attendant l’été..).

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Pour quatre galettes citron – poireau – pavot
Cette recette permet d’utiliser les verts de poireaux si vous n’avez utilisé que les blancs, par exemple pour faire des poireaux – vinaigrette.
–       le vert d’un gros poireau (soit environ 200 g)
–       1 gousse d’ail
–       ½ cc de fleur de sel
–       4 cc d’huile d’olive
–       1 citron
–       40 g de flocons de millet* (= ½ tasse selon les mesures anglo-saxonnes. Les flocons de millet peuvent être remplacés par des flocons de quinoa)
–       1 cs de graines de pavot
–       1 cs de poudre de protéines de chanvre (facultatif)*
–       1 cs de pétales de soucis séchés (facultatif)**
* en vente en épicerie bio
** à défaut d’avoir un jardin, j’achète de temps en temps en été de gros bouquets de soucis (=calendula) au marché pour pas cher. Quand les fleurs sont fanées, j’en prélève les pétales qui se conservent plusieurs mois et peuvent être utilisés pour décorer des plats, en tisane ou encore pour faire des pommades. Ces pétales peuvent aussi s’acheter en épicerie bio.

Couper le vert de poireau en deux dans le sens de la longueur, en ôter les parties sèches et abimées s’il y en a. Couper le vert de poireau plus finement possible en mini tronçons de 1 à 2 mm. Mettre le tout dans une passoire et bien rincer.
Eplucher et hacher finement la gousse d’ail.
Mettre dans une poêle le verte de poireau égoutté, l’ail haché, la fleur de sel et la moitié de l’huile d’olive (2 cc). Faire cuire à feu fort et à couvert 5 bonnes minutes, les poireaux doivent être tendres. Arrêter le feu.
Ajouter dans la poêle le zeste de citron et son jus (env. 5 cs), les flocons de millet, les graines de pavot, la poudre de protéine de chanvre et les pétales de soucis. Bien mélanger le tout puis laisser gonfler les flocons une dizaine de minutes minimum.
Faire chauffer 1 cc d’huile dans une poêle. Quand l’huile est bien chaude y faire cuire les quatre galettes : bien aplatir et laisser cuire 2 minutes, puis retourner et ajouter encore 1 cc d’huile pour éviter que les galettes ne collent à la poêle. Tourner encore deux fois (en tout env. 4 minutes par côté).
Servir chaud, tiède ou froid, à l’apéro avec du houmous ou en accompagnement d’une salade par exemple.

NB: ces galettes sont à dessein relativement acides pour faire la part belle au citron. Si vous souhaitez un goût plus neutre, remplacer une partie du jus de citron par de l’eau.

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Tartine de galettes, comme en vacances

Les galettes sont très courantes dans la cuisine végétalienne : il suffit de cuire des céréales, d’ajouter des flocons, d’assaisonner le tout et le tour est joué. Il y a de nombreuses autres variations possibles, avec des purées de légumes ou du tofu sous différentes formes par exemple.
La recette proposée aujourd’hui est tout à fait basique et part d’une opération cuisine du placard un jour de pénurie… J’ai mangé ces galettes avec une salade de branches de céleri et c’était très bon comme ça. Le lendemain, après être passée au marché, j’ai utilisé la pâte restante pour confectionner une base de tartine à l’avocat, avec des oignons nouveaux, de la moutarde suédoise (un peu sucrée) et une dose supplémentaire d’aneth. Encore meilleur je dois dire. Ces galettes sont croustillantes et fondantes et peuvent être utilisées à la place de pain pour accompagner n’importe quelle salade ou comme base de vos tartines salées préférées.
Cette recette m’a aussi donné l’occasion de googler l’amarante : je savais déjà qu’elle constitue une bonne source de protéines, j’ai découvert en plus que cette plante est magnifique et, last but not least, qu’elle résiste au Roundup ! Une petite plante toute jolie et qui freine les visées totalitaires de Monsanto sur l’agriculture mondiale, ça inspire, non ?

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Pour 4 portions de galette à l’amarante et à l’aneth (4 grosse ou 12 petites)
–       100 g d’amarante (à défaut de la quinoa fera très bien l’affaire)
–       3 dl d’eau
–       ½ cc de sel aux herbes
–       50 g de flocons de riz (ou d’autres flocons : avoine, épautre,..)
–       3 cs d’aneth hachée
–       2 cc d’huile d’olive

Faire cuire l’amarante dans l’eau avec le sel pendant 20 minutes.
Après 20 minutes, il reste un petit peu d’eau, c’est normal: cette eau permettra aux flocons de gonfler. Arrêter alors le feu et ajouter les flocons de riz. Laisser gonfler 5 minutes.
Laver puis hacher l’aneth. L’ajouter au mélange de céréales, bien mélanger.
Former des boulettes, 4 à 12 en fonction de la taille des galettes que vous souhaitez obtenir.
Cuire dans une poêle anti-adhésive sans corps gras, à feu moyen, 3 à 5 minutes de chaque côté, en écrasant les boulettes pour qu’elles prennent la forme de boulettes.
Ces galettes se conservent quelques jours au frigo, de même que leur pâte.

Pour la garniture de quatre tartines de galettes
–       2 à 3 oignons nouveaux
–       une dizaine de brins d’aneth
–       4 cc de moutarde suédoise
–       2 avocats
–       quelques goutes de jus de citron

Laver puis hacher finement l’oignon.
Laver puis sécher l’aneth, la hacher et la mélanger avec l’oignon.
Confectionner les galettes comme indiqué ci-dessus, et en réaliser 4.
Peler les avocats et les couper en tranches.
Tartiner chaque galette d’une cc de moutarde suédoise, la recouvrir de lamelles d’avocats puis de quelques gouttes de citron. Parsemer du mélange oignon et aneth hachés et servir sans attendre

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Pour une portion de salade de branches de céleri
–       1 cc de shiro miso*
–       1 cs de jus de citron
–       1 cc d’huile d’avocat
–       4 branches de céleri
–       1 carotte
–       ½ oignon
–       ½ pomme
* le shiro est miso est le miso de couleur claire, en vente en épicerie asiatique ou bio.

Mélanger le shiro miso, le jus de citron et l’huile d’avocat.
Laver puis couper très finement les branches de céleri.
Peler et râper la carotte.
Peler et hacher finement l’oignon.
Tout mélanger, la salade est prête.
A servir avec des rondelles de pommes, ou, si vous n’avez pas la flemme comme moi, en râpant la pomme au dernier moment et en la mélangeant au reste de la salade.

Spags aux boulettes

J’avais promis de proposer une recette de pâtes pour aller avec le parmesan végétal présenté dans le dernier post. Et bien ce sera des spags aux boulettes, un des plats parmi les plus réjouissants et les plus conviviaux à mon avis, et en particulier dans cette version.
Les boulettes du jour sont inspirées d’une recette trouvée sur un site vegan étatsunien. Des champignons et des gros haricots forment la plus grande partie de la masse. Côté champignons, j’ai utilisé des grosses pleurotes. Comme il y a plusieurs formes de champignons qui s’appellent aussi pleurotes, voici une photo, mais n’importe quel champignon de culture fera l’affaire. photo 1

Le liant utilisé ici est le lin : un peu comme le psyllium blond (dont il a déjà été question ici), les graines de lin forment un mucilage au contact de l’eau et la texture qui en résulte est parfaite pour faire tenir ces boulettes. Du coup, elles sont sans gluten (pas de chapelure ni de farine).
J’ai aussi utilisé un peu de cénovis. Si vous n’en avez jamais entendu parlé, ce condiment ressemble à la marmite british et à pas grand chose d’autre. Il est souvent utilisé en Suisse pour faire des tartines : parmi celles qui y ont grandi, il y a les personnes à qui ça rappelle leur enfance avec émoi et celles qui trouvent ça immondissime… Pas trop d’entre deux… Moi je trouve que c’est un très bon condiment à utiliser avec des champignons (et ça n’a pas le goût du cénovis, mais si vous détestez, utilisez plutôt du sel !).
Et un dernier truc transmis par une amie pour finir : une pincée de cannelle dans la sauce tomate en améliore drastiquement le goût, c’est assez magique. Bon ap’!

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Spags aux boulettes (pour trois personnes)

> pour la sauce tomate
–       1 poireau
–       1 grosse branche de céleri
–       3 gousses d’ail
–       1 cc de fleur de sel
–       3 cc d’huile d’olive
–       1 dl de vin rouge
–       350 g de coulis de tomate + 1 dl d’eau
–       1 pincée de cannelle

> pour les boulettes
–       1 gros oignon (130 g, poids pelé)
–       3 cc d’huile d’olive + 3 cc pour la cuisson des boulettes
–       300 g de champignons (ici quatre grosses pleurotes, mais des champignons de Paris feraient très bien l’affaire)
–       1 gousse d’ail
–       ½ cc de sel
–       1 cs bombée de graines de lin (ou de graines de chia ou de poudre de psyllium)
–       250 g de haricots cuits (Borlotti, haricots rouges ou noirs, etc. J’ai utilisé une boîte de Borlotti)
–       2 cc de cénovis (facultatif, utilisez plus de sel sinon)

> et aussi
–       des pâtes (sans gluten ou complètes ou autres)
–       du parmesan végétal

La sauce tomate
Nettoyer le poireau et le hacher finement.
Nettoyer la branche de céleri, en enlever les feuilles. La couper dans la longueur tous les 5 mm puis hacher finement ces branches.
Peler les gousses d’ail, les couper en deux, en enlever le germe et préparer le presse-ail.
Mettre l’huile à chauffer et y faire revenir à feu moyen à fort le poireau, le céleri et les gousses d’ail hachées avec le sel. Mélanger de temps en temps pendant 10 minutes.
Ajouter le vin puis le coulis de tomate et la cannelle. Rincer la bouteille de coulis de tomate avec un peu d’eau (1 dl) et l’ajouter au tout. Laisser cuire sur feu doux pendant au moins une demie heure.

Les boulettes
Peler et hacher finement l’oignon.
Parer les champignons (= enlever les parties dures s’il y en a) et les couper en brunoise (petits dés de quelques mm de côté).
Peler la gousse d’ail, la couper en deux, en enlever le germe et préparer un presse-ail.
Faire revenir l’oignon dans de l’huile pendant environ 5 minutes sur feu fort, jusqu’à ce que l’oignon soit tout à fait translucide. Ajouter le sel, l’ail pressé et les dés de champignons. Baisser le feu sur feu moyen pendant environ 5 minutes : les champignons vont fortement diminuer de volume et rendre un peu d’eau. Après 5 minutes, augmenter le feu au maximum et faire dorer le hachis (cette opération prend 2 à 3 minutes). Réserver hors du feu.
Mixer les graines de lin (j’utilise un petit mixer à café) et les  mélanger à 3 cs d’eau dans un petit bol. Réserver.
Si vous utilisez des haricots en boîte : les égoutter dans une passoire et bien les rincer (étape superflue sinon).
Bien les écraser à la fourchette dans un saladier puis ajouter le mélange aux champignons et celui à base de lin ainsi que le cénovis. Tout bien mélanger, rectifier l’assaisonnement.
Mettre de l’eau à chauffer pour les pâtes.
Former une vingtaine de boulettes à la main puis les cuire à la poêle dans un peu d’huile jusqu’à ce qu’elles soient dorées.

Les finitions
Faire cuire les pâtes dans un grand volume d’eau salée.
Servir les pâtes surmontées de sauce tomate puis de quelques boulettes.
Encore meilleur avec un peu de parmesan ‘spécial pâtes’, une bonne salade en accompagnement et un verre de rouge.

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Galettes philosophiques, kimchis et raviolis – La table de Diogène est ronde

Pour faire suite au dernier post, il y a dans ce billet une recette de galettes aux algues. Mais un peu de patience, j’ai deux-trois autres choses à raconter avant…
Une des (nombreuses) raisons pour lesquelles j’ai eu envie de faire un blog, c’est qu’on me demande souvent des recettes ou des références de livres de cuisine que j’aime. Du coup je me suis dit que les mettre en ligne pourrait être une façon d’avoir des réponses toutes prêtes et un peu plus développées. Je vais donc faire une présentation des blogs et livres que j’aime, de façon épisodique et sans ordre autre que celui des recettes que j’ai re-testées récemment ET pensé à photographier… Il y aura parfois des recettes fidèles, mais le plus souvent ce seront des variantes personnelles de plats que j’aime et ai plus ou moins trafiqués.
Je commence par le blog de cuisine coréenne La table de Diogène est ronde. Les recettes sont expliquées dans les moindres détails et du coup j’ai osé me lancer dans la préparation de légumes fermentés. J’ai commencé par la recette de kimchi de navets nouveaux ce printemps, que j’ai suivie à la lettre (du coup je ne la recopie pas, il faut juste ne pas mettre l’anchois ni le nuoc-mam mais de la sauce soja à la place pour une version sans animaux et c’est parfait). Le résultat donne un kimchi très bon et très piquant.

***

Ensuite, j’ai fait à ma grande fierté des raviolis parfaits avec ce kimchi : pleins de goûts délicats, rôtis et moelleux en même temps,… et presque aussi jolis que ceux qui m’ont servi de modèles (ouais, presque…). Je n’ai pas suivi cette recette à la lettre puisque je l’ai véganisée et adaptée à ce que j’avais en stock. Et j’y ai ajouté une sauce qui ne ressemble vraisemblablement à rien de coréen, mais que j’adore.

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Raviolis philosophiques, pour 30 à 40 pièces*

Farce
–       140 g de kimchi de navets (ou d’un autre kimchi)
–       1 poireau
–       200 g de tofu ferme
–       2 cc de sauce soja
–       1 cc d’ail en poudre
–       ½ cc de gingembre en poudre
–       2 cs d’huile de sésame toastée
–       2 cc de mirin (alcool blanc chinois)*
–       1 cc de poivre

Ravioli
–       1 paquet de feuilles pour raviolis asiatiques*
–       1 cs d’huile d’olive

Sauce (par personne)
–       1 cc de sauce soja
–       1 cc d’huile de sésame toastée
–       1 cs de vinaigre de riz*

* en vente en épicerie asiatique. Les feuilles à ravioli peuvent être rondes ou carrées. Les raviolis en photo ici on été faits avec des feuilles carrées et cela va finalement plutôt bien.

Emincer très finement le kimchi et le poireau. Ecraser le tofu et ajouter tous les autres composants de la farce.
Façonner les raviolis de votre mieux, en vous aidant au besoin de ces explications.
Chauffer 1 cs d’huile d’olive dans une poêle, y faire rôtir rapidement les raviolis, puis ajouter un fond d’eau, baisser le feu et laisser cuire environ 5 minutes à découvert.

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J’ai aussi testé ces galettes aux algues délicieuses et qui garnissent à merveille une salade, en accompagnement ou pas de la MISOstrone proposée dans le dernier poste, comme annoncé plus haut. Un résultat bluffant et une recette très pratique : une fois préparée, la pâte des galettes se conserve au frigo 2-3 jours et permet de se faire un petit plat rapide en 5 minutes chrono. La recette ci-dessous est à peine simplifiée par rapport à celle d’origine.
Je précise ici que les algues fraîches s’achètent en magasin bio et qu’elles demandent trois eaux pour être débarrassées de leur sel. Trois eaux, ça veut dire qu’on les met dans un saladier plein d’eau, on égoutte, on les met dans un deuxième saladier, on rince le premier et on le re-remplit d’eau, on égoutte, on trempe, on égoutte une troisième et dernière fois. Les algues fraîches se gardent des semaines au frigo tant qu’elles ne sont pas rincées.

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Galettes philosophiques (pour une quinzaine de galettes)

–       un bout d’algue wakamé de la grosseur d’une paume, rincée dans trois eaux
–       70 g de champignons émincés (frais ou à l’huile, facultatif)
–       ¼ de poivron rouge (40 g)
–       un petit oignon
–       80 g de farine blanche
–       20 g de farine de riz complète
–       100 g de tofu ferme
–       1 cc bombée d’ail séché
–       1 cc de sauce soja claire
–       60 g d’eau (= 0.6 dl)
–       1 cc d’huile d’olive

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Hacher finement l’algue, les champignons, le poivron et l’oignon.
Ecraser le tofu, mélanger avec les légumes et le reste des ingrédients, sauf l’huile. Bien mélanger (je trouve que le faire à la main est l’option la plus efficace).
Former des petites boules et chauffer l’huile dans une poêle (feu au maximum).
Quand l’huile est chaude, y placer les boules de pâte (assez espacées les unes des autre) et les aplatir à la spatule. Baisser le feu (chaleur moyenne) et faire rôtir les galettes quelques minutes de chaque côté jusqu’à ce qu’elles soient bien dorées.
Je sers ça sur une salade assaisonnée de mon mélange fétiche, le même qui sert de sauce aux raviolis (huile de sésame toastée, sauce soja et vinaigre de riz, 1 cc de chaque).

***

Et finalement, j’ai fait dernièrement un kimchi de brocoli en m’inspirant du kimchi de chou fleur violet mais en osant cette fois quelques petites variations. Résultat : un kimchi réussi (ouf !), peu piquant et qui peut se manger comme une salade.

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Brocoli kimchi, pour un pot d’un litre

–       1 gros brocoli (plus de 600 g pesé entier)
–       1 rave (env. 300 g avant épluchage)
–       3 oignons nouveaux
–       ½ l d’eau
–       120 g de gros sel
–       un petit bout de gingembre (3 cm)
–       3 gousses d’ail
–       3 petites poires très mûres
–       un bout d’algue wakamé de la grosseur d’une paume, rincée dans trois eaux
–       1 cc bombée de piment d’Espelette

Préparer les légumes pour la salaison: rincer le brocoli et le couper en petits morceaux (les fleurs et le pied). Peler et couper la rave en morceaux d’environ 1 cm de côté. Laver les oignons et les couper en tronçons (5 mm d’épaisseur pour la partie blanche, 2 cm pour la partie verte).
Faire cuire un demi litre d’eau et y diluer le gros sel.
Mettre tous les légumes découpés dans un saladier, les recouvrir du mélange salé et laisser tirer une heure.
Pendant ce temps, préparer l’assaisonnement: peler et couper le gingembre et l’ail en tout petits bouts (1 mm de côté). Peler et couper les poires en morceaux de 5 mm de côté. Couper l’algue en petits morceaux (5 mm de côté).
Après 1h, rincer les légumes mis en salaison dans trois eaux, les mettre dans une passoire et laisser l’eau s’écouler encore 20 minutes.
Une fois ces 20 minutes écoulées, tout mélanger et mettre dans un pot en tassant bien (le liquide doit recouvrir le haut des légumes).
Laisser à température ambiante pendant 2 jours (sans fermer le bocal hermétiquement – je mets un mouchoir retenu par un élastique, comme sur la photo), puis au frigo.
Je trouve que c’est déjà bon au troisième jour, mais il faudrait attendre un peu plus (le 11ème jour selon le blog..).