I love chāt masālā !

C’est pas souvent que je mange des sucreries, mais j’adore les bonbons qui piquent. Sauf qu’en Suisse, je n’en ai jamais trouvé sans restes d’animaux dedans. Chaque fois que j’ai eu l’occasion d’aller dans un pays scandinave, j’ai ramené des paquets et des paquets de sucreries veganes. Quand il ne m’en restait plus et que j’avais une soudaine envie de cette sensation super acide qui fait faire « sssss » en plissant la bouche et les yeux, je tentais avec peu de succès de me sermonner (« vraiment tu n’as pas besoin de tout ce sucre blanc, et même en version vegane c’est pas génial question diététique, blabla »).
Ça c’était avant que je découvre le chāt masālā, un mélange d’épice indien qui peut être utilisé comme un assaisonnement salé sur des crudités. Mon amie A. m’a proposé un jour une assiette de tranches de pommes avec ça dessus… Un grand moment de bonheur : l’effet « sssss » était au rendez-vous, en version ultra saine et sans sucre. Depuis, je mange souvent ces bonbons végétaux quand j’ai un petit creux. Ça prend à peine plus de temps à préparer que de croquer dans une pomme et c’est tellement bon !

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Le chāt masālā n’a pas vraiment le même goût que des bonbons qui piquent, mais un goût très particulier, complètement addictif pour moi. Si vous ne connaissez pas encore et que ça vous dit d’essayer, dites-le-moi par mail (josette-vertedeterre@gmail.com) ou dans les commentaires et je vous enverrai un petit échantillon – j’ai acheté un paquet suffisamment gros pour pouvoir le partager…

Pour une petite assiette de bonbons végétaux qui piquent
–       1 pomme
–       1-2 cc de chāt masālā

Laver et sécher la pomme, la couper en quartier puis en fines tranches.
Saupoudrer de chāt masālā et voilà !

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Tartine de galettes, comme en vacances

Les galettes sont très courantes dans la cuisine végétalienne : il suffit de cuire des céréales, d’ajouter des flocons, d’assaisonner le tout et le tour est joué. Il y a de nombreuses autres variations possibles, avec des purées de légumes ou du tofu sous différentes formes par exemple.
La recette proposée aujourd’hui est tout à fait basique et part d’une opération cuisine du placard un jour de pénurie… J’ai mangé ces galettes avec une salade de branches de céleri et c’était très bon comme ça. Le lendemain, après être passée au marché, j’ai utilisé la pâte restante pour confectionner une base de tartine à l’avocat, avec des oignons nouveaux, de la moutarde suédoise (un peu sucrée) et une dose supplémentaire d’aneth. Encore meilleur je dois dire. Ces galettes sont croustillantes et fondantes et peuvent être utilisées à la place de pain pour accompagner n’importe quelle salade ou comme base de vos tartines salées préférées.
Cette recette m’a aussi donné l’occasion de googler l’amarante : je savais déjà qu’elle constitue une bonne source de protéines, j’ai découvert en plus que cette plante est magnifique et, last but not least, qu’elle résiste au Roundup ! Une petite plante toute jolie et qui freine les visées totalitaires de Monsanto sur l’agriculture mondiale, ça inspire, non ?

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Pour 4 portions de galette à l’amarante et à l’aneth (4 grosse ou 12 petites)
–       100 g d’amarante (à défaut de la quinoa fera très bien l’affaire)
–       3 dl d’eau
–       ½ cc de sel aux herbes
–       50 g de flocons de riz (ou d’autres flocons : avoine, épautre,..)
–       3 cs d’aneth hachée
–       2 cc d’huile d’olive

Faire cuire l’amarante dans l’eau avec le sel pendant 20 minutes.
Après 20 minutes, il reste un petit peu d’eau, c’est normal: cette eau permettra aux flocons de gonfler. Arrêter alors le feu et ajouter les flocons de riz. Laisser gonfler 5 minutes.
Laver puis hacher l’aneth. L’ajouter au mélange de céréales, bien mélanger.
Former des boulettes, 4 à 12 en fonction de la taille des galettes que vous souhaitez obtenir.
Cuire dans une poêle anti-adhésive sans corps gras, à feu moyen, 3 à 5 minutes de chaque côté, en écrasant les boulettes pour qu’elles prennent la forme de boulettes.
Ces galettes se conservent quelques jours au frigo, de même que leur pâte.

Pour la garniture de quatre tartines de galettes
–       2 à 3 oignons nouveaux
–       une dizaine de brins d’aneth
–       4 cc de moutarde suédoise
–       2 avocats
–       quelques goutes de jus de citron

Laver puis hacher finement l’oignon.
Laver puis sécher l’aneth, la hacher et la mélanger avec l’oignon.
Confectionner les galettes comme indiqué ci-dessus, et en réaliser 4.
Peler les avocats et les couper en tranches.
Tartiner chaque galette d’une cc de moutarde suédoise, la recouvrir de lamelles d’avocats puis de quelques gouttes de citron. Parsemer du mélange oignon et aneth hachés et servir sans attendre

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Pour une portion de salade de branches de céleri
–       1 cc de shiro miso*
–       1 cs de jus de citron
–       1 cc d’huile d’avocat
–       4 branches de céleri
–       1 carotte
–       ½ oignon
–       ½ pomme
* le shiro est miso est le miso de couleur claire, en vente en épicerie asiatique ou bio.

Mélanger le shiro miso, le jus de citron et l’huile d’avocat.
Laver puis couper très finement les branches de céleri.
Peler et râper la carotte.
Peler et hacher finement l’oignon.
Tout mélanger, la salade est prête.
A servir avec des rondelles de pommes, ou, si vous n’avez pas la flemme comme moi, en râpant la pomme au dernier moment et en la mélangeant au reste de la salade.

Salade complète pour pique-nique printemps-hiver

Le printemps pointe son nez par ici. Ceci équivaut pour moi à une irrépressible envie d’aller piqueniquer et bouquiner dans les parcs. Au menu du jour, donc : une salade complète rapide à faire et facile à emporter.
Les fruits et légumes du coin sont toujours ceux d’hiver, mais déclinés en mode pique-nique, ils n’ont plus tout à fait le même goût, non? Ils peuvent être remplacés par ce que vous avez sous la main, l’idée c’est qu’il y ait du cuit et du cru pour varier les textures. Bon appétit !

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Salade complète printemps-hiver, pour 2 repas
–       1 gros poireau
–       100 g de quinoa (ici : 60 g de quinoa rouge + 40 g de blanche)
–       1 grosse cs de moutarde de Dijon
–       1 cs de vinaigre de cidre
–       1 cs d’huile d’avocat (ou d’olive)
–       1 grosse carotte (= 100 g une fois pelée et râpée)
–       70 g de châtaignes cuites
–       4 brins de persil plat
–       1 petite pomme (facultatif)

Préparer le poireau et le hacher en tronçons de 5 mm environ.
Mettre le quinoa, le poireau et 4 dl d’eau dans une casserole. Porter à ébullition puis cuire sur feu moyen 20 minutes.
Pendant ce temps, préparer la sauce dans un saladier en y mélangeant la moutarde, le vinaigre et l’huile. Bien mélanger et ajouter éventuellement 1 cs d’eau si le mélange est trop épais (ce qui dépend de la texture de la moutarde utilisée).
Peler et râper la carotte, l’ajouter dans le saladier.
Couper les châtaignes en petits morceaux, les ajouter au saladier.
Laver, sécher puis hacher finement le persil (les tiges aussi !).
Après 20 minutes de cuisson du mélange quinoa – poireaux, l’ajouter au reste des ingrédients, bien mélanger et servir sans attendre pour une salade tiède ou laisser refroidir.
Cette salade se conserve telle quelle quelques jours au réfrigérateur.
Si vous souhaitez ajouter une pomme, il suffit de la couper en petits morceaux juste avant de passer à table (ou de partir en piquenique) et de la mélanger au reste.

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Club tartine

Le club sandwich, c’est un peu comme deux sandwich empilés. Et bien aujourd’hui j’empile deux tartines et j’invente le club-tartine – pas aussi utile que la roue, j’en conviens, mais faut bien commencer quelque part…
La recette qui suit contient en fait deux recettes qui peuvent être utilisées séparément : une recette de salade de kale et une recette de tofu grillé. Utilisées en couche sur du pain de seigle avec encore de fines rondelles de pommes, on obtient un club tartine qui fait du bien.

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Le tofu grillé, y a plein de gens qui trouvent ça insipide et qui n’y voient qu’une substitution à la viande. Et bien pas moi ! J’adore le tofu grillé parce que quand on sait le faire, ça peut avoir des goûts vraiment très variés puisque ça prend le goût de ce dans quoi c’est mariné et/ou cuit. La texture aussi me plaît : moelleux au milieu et croustillant autour, c’est assez addictif.
Pour ce qui est de la salade, j’ai déjà parlé du kale ici et vous ai dit en gros que c’est un légume super et utilisable de plein de façons différentes. Il peut être utilisé pour faire des salades vertes particulières puisqu’elle se conservent quelques jours au frigo et qu’elles sont meilleurs préparées à l’avance pour que le kale ait le temps de mariner un peu. La salade de kale d’aujourd’hui est une cousine éloignée d’une salade Waldorf, cette salade très sixties à base de noix, de pommes, de branches de céleri et de mayo. Je vous ferai grâce de la mayo et préférerai une sauce à base de shiro miso – l’occasion de faire un petit point sur ce produit que j’utilise très souvent dans les sauces à salade.
Le shiro miso, ou miso blanc, est une pâte beige, douce et salée en même temps. C’est une spécialité japonaise que l’on trouve dans les épiceries asiatiques, mais aussi dans les magasins bio en raison des qualités diététiques du produit – il est entre autre plein de protéines.
Le shiro miso est une des nombreuses sortes de miso, une pâte fermentée à base de fèves de soja et souvent d’une autre céréale fermentée. Le shiro miso est à base de soja et de riz et est à ma connaissance le miso avec le goût le plus doux. Il se conserve longtemps au réfrigérateur (plusieurs mois en tous cas).

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Pour deux club-tartines

> la salade de kale (la quantité de salade convient pour 4 club-tartines)
–       1 cs bombée de shiro miso (miso blanc)*
–       2 cc d’huile de noix
–       2 cc de vinaigre de cidre
–       un peu de lait végétal (soja ou autre)
–       3 branches de kale
–       7-8 branches de céleri d’environ 30 cm de long
–       1 oignon
–       1 petit bouquet de persil
–       5 noix

> le tofu grillé
–       100 g de tofu
–       1 cc de tahine
–       1 cc de sirop d’érable
–       1 cc de sauce soja

> et aussi…
–       1 petite pomme
–       4 tranches de pain noir ou complet, de seigle ou encore de pain pumpernickel

* en vente dans les magasins bios ou asiatiques

Commencer par la salade, qui sera meilleure si elle peut reposer une heure et jusqu’à une nuit avant son utilisation. Pour la sauce, mélanger dans un grand saladier le shiro miso, l’huile de noix, le vinaigre de cidre et suffisamment de lait de soja (ou autre lait végétal) pour que la sauce soit crémeuse, mais mois liquide que de la mayonnaise.
Nettoyer le kale et le céleri branche, enlever les extrémités sèches ou brunes s’il y en a et les couper le plus finement possible. Ajouter au saladier.
Peler puis couper finement l’oignon, ajouter au saladier.
Rincer le persil, enlever les branches trop épaisses, hacher finement ce qui reste. Réserver une cs de persil haché pour la décoration et mettre le reste dans le saladier.
Couper les noix en petits morceaux, ajouter au reste et bien mélanger pour que tous les ingrédients soient bien couverts de sauce (je le fais à la main car je trouve que c’est la méthode la plus efficace). Mettre au frigo jusqu’au moment de dresser.

Pour le tofu grillé : mélanger le tahiné, le sirop d’érable et la sauce soja dans un petit bol.
Couper le tofu en 6 tranches (environ 1 cm d’épaisseur chacune), le mélanger à la sauce et faire griller dans une poêle à feu moyen à fort jusqu’à ce qu’il soit bien rôti des deux côtés (2 minutes par face environ).

Rincer la pomme et la couper en tranches fines.
Sur chaque tranche de pain déposer quelques cuillères à soupe de salade. Normalement, les proportions proposées vous permettent de n’utiliser que la moitié de la salade. Ça tombe bien puisqu’elle se garde sans problèmes quelques jours. Et si vous utilisez la salade toute seule, je vous conseille d’ajouter quelques rondelles de pommes coupées en petits quartiers ou de la servir sur une rosace de fines tranches de pommes.
Ajouter quatre rondelles de pommes sur chaque tartine, puis deux tranches de tofu sur deux tartines et une tranche sur les deux autres.
Empiler les tartines : la tartine avec une tranche de tofu va sur la tartine avec deux tranches.
Parsemer de persil haché et servir avec une salade par exemple.

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