Recettes express: deux tapenades

La proposition du jour : deux recettes faites en 10 minutes grand maximum (vaisselle comprise)*, des tapenades qui se conservent au moins 5 jours au frigo et qui sont super à l’apéro, en sandwich ou en tartine, sur du pain, sur des rondelles de concombre ou de pommes, avec des bâtonnets de légumes ou encore en tarte (ce qui sera l’objet du prochain post)…

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Le tout a comme origine ma découverte culinaire de ces derniers mois : l’alliance figues-olives noires. Super simple et super bon.

Voici donc deux recettes de tapenade : la première est une version toute simple aux olives noires, la seconde est une tapenade aux figues (un plagiat complet d’un produit dégusté sur un marché), et elle est tout aussi facile à réaliser. Pour la tapenade ‘de base’, les goûts qui dominent sont le salé et l’acide, l’olive y joue le rôle principal ; pour celle aux figues, le salé et le sucré se partagent la vedette. Bien que difficiles à départager à l’œil, elles sont donc assez différentes au palet.

Petite précision relative à l’ail : il est possible d’en mettre plus ou moins, selon les envies, voire de ne simplement pas en mettre. Le goût sera moins profond, mais bon quand même ! Et puis si c’est l’ail cru qui vous dérange, vous pouvez le remplacer par de l’ail cuit – soit blanchit (donc cuit dans de l’eau bouillante pendant environ 3 minutes), soit rôti.

* il faut juste se rappeler de mettre à tremper les figues la veille pour la seconde recette (ce qui prend 2 minutes sur les 10 du total) !

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Tapenade d’olives noires, pour un gros pot

  • 300 g d’olives noires dénoyautées
  • 2 citrons
  • 2 gousses d’ail

(Version rapide de la recette : à part la pelure des citrons et des gousses d’ail, ainsi que le germe de ces dernières, on mixe tout ! Pour la version pas à pas, continuer la lecture…)

Mettre les olives dans un blender ou dans un bol si vous utilisez un mixer plongeant.
Couper les citrons en deux, les presser et ajouter leur jus aux olives.
Peler et dégermer les gousses d’ail, les ajouter au reste.
Mixer le tout jusqu’à ce que la consistance soit lisse. Si le mixer n’est pas très puissant, il faudra peut-être ajouter quelques cuillères à soupe d’eau pour fluidifier le mélange et faciliter le travail de l’appareil.

Cette tapenade se conserve 5 jours au frigidaire.

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Tapenade aux figues, pour un gros pot

  • 300 g d’olives noires dénoyautées
  • 10 grosses figues sèches + 1 dl de leur eau de trempage (si vous avez des petites figues, mettez-en 20 !)
  • 2 gousses d’ail

(Version rapide de la recette : à part la queue des figues et la pelure et le germe des gousses d’ail, on mixe tout ! Pour la version pas à pas, continuer la lecture…)

La veille, mettre les figues dans un bol, les couvrir d’eau et laisser tremper une nuit.

Le jour même, égoutter les figues en prélevant 100 dl de leur eau de trempage. Mettre figues et eau dans un blender, ou dans un bol si vous utilisez un mixer plongeant.
Y ajouter les olives.
Peler et dégermer les gousses d’ail, les ajouter aussi.
Mixer le tout jusqu’à ce que la consistance soit lisse. Si le mixer n’est pas très puissant, il faudra peut-être ajouter quelques cuillères à soupe supplémentaires d’eau de trempage des figues pour fluidifier le mélange et faciliter le travail de l’appareil.

Cette tapenade se conserve 5 jours au frigidaire.

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Recette express: confiture de petits fruits, crue & sans sucre ajouté

Presque six mois d’absence sur ce blog. Une amie m’a dit dernièrement que j’étais « débordée par la vie ». Et c’est vrai, et c’est cool. Stressant parfois, aussi. Et pas ultra productif question blog jusque là.
Je vais essayer de poster un peu plus souvent les recettes que j’expérimente et approuve – il y en a eu plusieurs cet été qui vaudraient la peine d’être partagées.
Je commence avec la recette que j’ai faite le plus souvent ces derniers mois: de la confiture crue et sans sucre ajouté, donc prête en dix minutes chrono (+ 1 heure à ‘gonfler’ au frigo). Et ultra saine, en plus d’être délicieuse.

De la confiture à quoi ? Et bien à ce que vous voudrez comme petits fruits. En version mono ou combo, en fonction de ce sur quoi vous mettrez la main. De mon côté, j’ai testé fraise, framboise, groseille, mûre et cassis, et franchement c’est impossible de se rater !
J’ai également testé avec des fruits à noyaux (cerises, pruneaux) et c’est tout aussi bon, mais ça se conserve à peine 24 heures. En version petits fruits, la durée de conservation est de quelques jours (trois maximum) – mais franchement, il n’en faut pas plus pour la finir !

Cette recette ressemble beaucoup à celles de confiture de fruits & graines de chia découvertes dans le dernier livre de Green Kitchen Stories et dans le premier de My New Roots. Deux magnifiques livres végétariens avec une majorité de recettes végétaliennes que j’ai vraiment beaucoup appréciés.

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Pour un pot de confiture express crue (3 dl environ)
Remarque préliminaire : il est tout à fait impératif que les fruits soient bien mûrs. Cette recette repose complètement là-dessus : comme il n’y a pas de sucre ajouté, c’est le pur goût du fruit qui est mis en avant. Autant cette recette peut être pratique pour recycler des fruits qui sont à la limite d’être trop mûrs et qui tirent un peu la gueule, autant des fruits sans goût donneront un résultat médiocre.

  • 250 g de petits fruits bien mûrs (fraises, groseilles, cassis, framboises, mûres, myrtilles, etc.)
  • 1,5 cs de graines de lin (ou 1 cs de graines de chia)
  • 1 pincée de fleur de sel (ça peut sembler bizarre quand on n’a pas l’habitude, mais le sel est utilisé ici comme exhausteur de goût… et ça fonctionne super bien)
  • 1 cs de jus de citron (laisser complètement tomber le citron si vous faites une confiture de groseille, en diminuer la quantité si on fait une confiture composée d’un mélange de fruit contenant des groseilles)

Laver et parer les fruits (enlever les éventuelles tiges et autres parties qu’on ne mange pas), mettre le tout dans un blender.
Dans un petit mixer à épices ou à café, réduire les graines de lin en poudre, puis ajouter aux fruits dans le blender.
Ajouter encore le citron et le sel puis mixer le tout.
Transvaser dans un pot et laisser épaissir au réfrigérateur pour une heure au moins (le mucilage caractéristique des graines de lin ou de chia va rendre la texture onctueuse avec une tout petit peu de patience).
Cette confiture se conserve au frais jusqu’à trois jours.

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Tourner autour des artichauts

Les artichauts ont à mes yeux toutes les qualités : ils sont magnifiques, délicieux, bons pour le foie et rigolos à préparer.
Je vous propose ici une recette toute simple : un émincé au citron et à l’ail. Une recette facile et que j’intègre à différents repas pendant toute la saison des artichauts: avec des spaghetti et du parmesan (classique et efficace), sur une assiette de salade composée, avec du dhal et du riz, ou comme le jour de la photo avec de la quinoa, des spaghetti de radis blanc au curcuma et des pousses de tournesol.
Que du bonheur !

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Pour deux portions d’émincé d’artichauts au citron et à l’ail

  • 1 citron
  • 3 artichauts d’une douzaine de centimètres de diamètres
  • 2 grosses gousses d’ail
  • 2 bonnes pincées de fleur de sel
  • 2 cc d’huile d’olive

La technique: tourner les artichauts

Préparer un saladier rempli à moitié d’eau. Rincer le citron et couper trois rondelles d’un petit cm d’épaisseur en son milieu. Mettre les rondelles dans l’eau et les écraser légèrement en les serrant dans les mains pour en exprimer le jus. Réserver les deux petites extrémités de citron qui restent. Cette préparation servira à conserver les fonds d’artichauts (une fois qu’ils seront tournées) jusqu’à leur utilisation, et à éviter qu’ils ne s’oxydent ou deviennent bruns.
Enlever la queue d’un artichaut en maintenant sa tête sur le bord d’un plan de travail d’une main et en donnant un coup sur la tige de l’autre (la tige ne repose pas sur le plan de travail). Arracher les plus grosses feuilles à la base de l’artichaut sur environ 1 cm d’épaisseur. Avec un couteau aiguisé, égaliser le bas de l’artichaut en enlevant les parties dures qui s’y trouveraient éventuellement encore. Couper ensuite le haut des feuilles, environ une phalange plus haut que la base de l’artichaut. A l’aide d’une petite cuillère, ou, encore mieux, d’une cuillère à pommes parisienne (l’ustensile au manche turquoise écaillé sur la photo), enlever le foin au milieu du fonds d’artichauts. Et le plonger dans le saladier rempli d’eau et de rondelles de citron.
Répéter l’opération avec les deux autres artichauts.

NB : Une fois tournés, les artichauts peuvent se conserver deux jours au frigo, dans de l’eau citronnée.

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… et la recette

Peler et hacher finement l’ail. Le mettre dans une poêle avec le sel et l’huile.
Juste avant de manger, sortir de l’eau les fonds d’artichaut et les couper en tranches les plus fines possible. Mettre dans la poêle et faire rôtir à feu fort quelques minutes en mélangeant bien. Quand l’émincé est légèrement rôti, presser les deux extrémités de citron dans la casserole, mélanger et servir sans attendre.

NB : comme d’autres fleurs, les artichauts se conservent bien en en trempant les tiges dans un vase rempli d’un peu d’eau.

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Des galettes en forme de merci

Il y a quelques jours, deux amies m’ont ramené d’Allemagne un plein sac de produits bios, à mon plus grand bonheur. J’ai aussi rapporté de notre dernière soirée un certain nombre de verts de poireaux, de quoi me faire sautiller et expérimenter une petite recette de galettes moelleuses qui font merveilles avec du houmous (je reste dans le mood mezzé en attendant l’été..).

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Pour quatre galettes citron – poireau – pavot
Cette recette permet d’utiliser les verts de poireaux si vous n’avez utilisé que les blancs, par exemple pour faire des poireaux – vinaigrette.
–       le vert d’un gros poireau (soit environ 200 g)
–       1 gousse d’ail
–       ½ cc de fleur de sel
–       4 cc d’huile d’olive
–       1 citron
–       40 g de flocons de millet* (= ½ tasse selon les mesures anglo-saxonnes. Les flocons de millet peuvent être remplacés par des flocons de quinoa)
–       1 cs de graines de pavot
–       1 cs de poudre de protéines de chanvre (facultatif)*
–       1 cs de pétales de soucis séchés (facultatif)**
* en vente en épicerie bio
** à défaut d’avoir un jardin, j’achète de temps en temps en été de gros bouquets de soucis (=calendula) au marché pour pas cher. Quand les fleurs sont fanées, j’en prélève les pétales qui se conservent plusieurs mois et peuvent être utilisés pour décorer des plats, en tisane ou encore pour faire des pommades. Ces pétales peuvent aussi s’acheter en épicerie bio.

Couper le vert de poireau en deux dans le sens de la longueur, en ôter les parties sèches et abimées s’il y en a. Couper le vert de poireau plus finement possible en mini tronçons de 1 à 2 mm. Mettre le tout dans une passoire et bien rincer.
Eplucher et hacher finement la gousse d’ail.
Mettre dans une poêle le verte de poireau égoutté, l’ail haché, la fleur de sel et la moitié de l’huile d’olive (2 cc). Faire cuire à feu fort et à couvert 5 bonnes minutes, les poireaux doivent être tendres. Arrêter le feu.
Ajouter dans la poêle le zeste de citron et son jus (env. 5 cs), les flocons de millet, les graines de pavot, la poudre de protéine de chanvre et les pétales de soucis. Bien mélanger le tout puis laisser gonfler les flocons une dizaine de minutes minimum.
Faire chauffer 1 cc d’huile dans une poêle. Quand l’huile est bien chaude y faire cuire les quatre galettes : bien aplatir et laisser cuire 2 minutes, puis retourner et ajouter encore 1 cc d’huile pour éviter que les galettes ne collent à la poêle. Tourner encore deux fois (en tout env. 4 minutes par côté).
Servir chaud, tiède ou froid, à l’apéro avec du houmous ou en accompagnement d’une salade par exemple.

NB: ces galettes sont à dessein relativement acides pour faire la part belle au citron. Si vous souhaitez un goût plus neutre, remplacer une partie du jus de citron par de l’eau.

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Tartine de galettes, comme en vacances

Les galettes sont très courantes dans la cuisine végétalienne : il suffit de cuire des céréales, d’ajouter des flocons, d’assaisonner le tout et le tour est joué. Il y a de nombreuses autres variations possibles, avec des purées de légumes ou du tofu sous différentes formes par exemple.
La recette proposée aujourd’hui est tout à fait basique et part d’une opération cuisine du placard un jour de pénurie… J’ai mangé ces galettes avec une salade de branches de céleri et c’était très bon comme ça. Le lendemain, après être passée au marché, j’ai utilisé la pâte restante pour confectionner une base de tartine à l’avocat, avec des oignons nouveaux, de la moutarde suédoise (un peu sucrée) et une dose supplémentaire d’aneth. Encore meilleur je dois dire. Ces galettes sont croustillantes et fondantes et peuvent être utilisées à la place de pain pour accompagner n’importe quelle salade ou comme base de vos tartines salées préférées.
Cette recette m’a aussi donné l’occasion de googler l’amarante : je savais déjà qu’elle constitue une bonne source de protéines, j’ai découvert en plus que cette plante est magnifique et, last but not least, qu’elle résiste au Roundup ! Une petite plante toute jolie et qui freine les visées totalitaires de Monsanto sur l’agriculture mondiale, ça inspire, non ?

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Pour 4 portions de galette à l’amarante et à l’aneth (4 grosse ou 12 petites)
–       100 g d’amarante (à défaut de la quinoa fera très bien l’affaire)
–       3 dl d’eau
–       ½ cc de sel aux herbes
–       50 g de flocons de riz (ou d’autres flocons : avoine, épautre,..)
–       3 cs d’aneth hachée
–       2 cc d’huile d’olive

Faire cuire l’amarante dans l’eau avec le sel pendant 20 minutes.
Après 20 minutes, il reste un petit peu d’eau, c’est normal: cette eau permettra aux flocons de gonfler. Arrêter alors le feu et ajouter les flocons de riz. Laisser gonfler 5 minutes.
Laver puis hacher l’aneth. L’ajouter au mélange de céréales, bien mélanger.
Former des boulettes, 4 à 12 en fonction de la taille des galettes que vous souhaitez obtenir.
Cuire dans une poêle anti-adhésive sans corps gras, à feu moyen, 3 à 5 minutes de chaque côté, en écrasant les boulettes pour qu’elles prennent la forme de boulettes.
Ces galettes se conservent quelques jours au frigo, de même que leur pâte.

Pour la garniture de quatre tartines de galettes
–       2 à 3 oignons nouveaux
–       une dizaine de brins d’aneth
–       4 cc de moutarde suédoise
–       2 avocats
–       quelques goutes de jus de citron

Laver puis hacher finement l’oignon.
Laver puis sécher l’aneth, la hacher et la mélanger avec l’oignon.
Confectionner les galettes comme indiqué ci-dessus, et en réaliser 4.
Peler les avocats et les couper en tranches.
Tartiner chaque galette d’une cc de moutarde suédoise, la recouvrir de lamelles d’avocats puis de quelques gouttes de citron. Parsemer du mélange oignon et aneth hachés et servir sans attendre

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Pour une portion de salade de branches de céleri
–       1 cc de shiro miso*
–       1 cs de jus de citron
–       1 cc d’huile d’avocat
–       4 branches de céleri
–       1 carotte
–       ½ oignon
–       ½ pomme
* le shiro est miso est le miso de couleur claire, en vente en épicerie asiatique ou bio.

Mélanger le shiro miso, le jus de citron et l’huile d’avocat.
Laver puis couper très finement les branches de céleri.
Peler et râper la carotte.
Peler et hacher finement l’oignon.
Tout mélanger, la salade est prête.
A servir avec des rondelles de pommes, ou, si vous n’avez pas la flemme comme moi, en râpant la pomme au dernier moment et en la mélangeant au reste de la salade.

pâtes à l’ail des ours… et houmous

Ce printemps a été l’occasion de nombreuses expérimentations avec de l’ail des ours. Après les gaufres salées, voici donc des pâtes. Le mélange farine de pois chiche et ail des ours ayant fait des merveilles en version gaufre, j’ai continué à l’utiliser, et cette fois j’ai mélangé houmous, ail des ours et épinards. Un mélange vraiment fort en goûts. Le mélange pois-chiche + ail des ours reviendra encore une fois dans ces pages prochainement pour une recette beaucoup moins classique…
Profitez bien de ces pâtes en attendant !

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Pour deux portions de pâtes aux épinards, ail des ours et houmous
–       une feuille de laurier et une grosse cc de sel fin
–       des pâtes courtes (env. 150 à 200g selon votre faim)
–       une grosse poignée d’épinards (env. 50 g)
–       50 g de ‘jus’ des pâtes (=1/2 dl d’eau de cuisson)
–       70 g de pré-pesto d’ail des ours (= 35 g d’ail des ours et 35 g d’huile d’olive mixés)
–       70 g de houmous (si vous n’avez pas de recette de houmous maison, vous en trouverez une ci-dessous)
–       ½ cc de fleur de sel
–       quelques fleurs de ciboulette pour la déco (facultatif)

Mettre une grande quantité d’eau à chauffer. Lorsque l’eau est à ébullition, y ajouter la cc de sel fin et la feuille de laurier. Y cuire les pâtes.
Pendant ce temps, laver les épinards et les hacher finement.
Laver et sécher l’ail des ours puis le mixer avec de l’huile d’olive.
Juste avant la fin de la cuisson des pâtes, prélever 50 ml de leur eau de cuisson. Égoutter les pâtes.
Dans la casserole ayant servi à cuire les pâtes, mélanger les épinards, le mélange huile-ail des ours, l’eau de cuisson des pâtes, le houmous et la fleur de sel. Bien mélanger jusqu’à ce que le mélange chauffe et que les épinards soient cuits (2-3 minutes). Ajouter les pâtes, mélanger, rectifier l’assaisonnement et servir avec une salade.

Pour un bol de houmous
Cette recette est exprès un peu épaisse. Pour une texture plus fluide, ajouter un peu d’huile d’olive, de jus de citron et/ou quelques cs d’eau.
Par ailleurs, cette recette fait la part belle à l’ail et au citron. Si vous n’êtes pas ultra-fan de l’ail, ajoutez une cc à la fois (en goûtant à chaque fois), en sachant que le goût de votre houmous deviendra plus fort si vous ne le mangez pas tout de suite. Préparez-le donc moins aillé que votre houmous idéal.
Avec ces proportions, vous aurez des restes, et c’est le but ! A utiliser avec d’autres plats dans un mezze, dans un sandwich ou encore en version dip à l’apéro.

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–       150 g de pois chiches secs
–       1 feuille de laurier
–       1 pointe de bicarbonate de soude
–       6 cs d’huile d’olive
–       1 cc de fleur de sel
–       1 cs bombée de purée d’ail
–       un citron
–       quelques pincées de sumac et un peu d’huile d’olive pour servir (facultatif)

La veille, laisser tremper les pois chiches dans un grand volume d’eau.
Le jour même, les faire cuire avec la feuille de laurier et le bicarbonate : porter à ébullition puis baisser un peu le feu et laisser cuire à petits bouillons pendant 50 minutes (les pois doivent être tendres). Rincer et égoutter, jeter la feuille de laurier.
Mettre les pois dans le bol d’un blender, avec l’huile d’olive, le sel, la purée d’ail et le jus d’un citron. Mixer jusqu’à l’obtention d’une purée lisse. Laisser refroidir et c’est prêt !
Si vous souhaitez servir le houmous seul, ajouter éventuellement un peu d’huile d’olive puis quelques pincées de sumac.

Edit du 26 mai 14: cette recette ne comprend pas de tahine (purée de sésame) ce qui tout à fait contraire à ma vision du houmous!! Il se passe des fois des trucs bizarres dans ma cuisine – pour ne pas dire dans mon cerveau… Si vous utilisez cette recette pour en faire un simple houmous (pas pour aller avec les pâtes, donc), ajoutez un cc bombée de tahine et ce sera encore meilleur!

Les carottes sont cuites !

Au menu aujourd’hui : deux recettes de salades de carottes… cuites (mais pas trop). Deux recettes très différentes, en texture comme en goût – incomparables et délicieuses. Toutes les deux sont simples et originales. Pas forcément les recettes qui en jettent le plus, mais des recettes du quotidien que je fais régulièrement et qui font du bien.

La première a été postée en commentaire sur ce blog il y a quelques semaines (merci Paulette !). Elle fait partie des recettes que j’affectionne particulièrement et que je prépare souvent. C’est un doux mélange de saveurs qui fait merveilles en pique-nique, en entrée, en accompagnement, ou même en plat pour une petite faim.
La seconde est issue du livre Les savoir-faire de la cuisine végétarienne ° et il s’agit en fait de « rillettes de carottes ». Le titre m’a particulièrement intriguée et le résultat m’a beaucoup plus. Parfait en tartines sur des crackers.

Et puis, au registre des bienfaits diététiques de la carotte, plutôt que de vous dire qu’on n’a jamais vu un lapin porter des lunettes (ce que je trouvais déjà débile à 3 ans) je vais passer la parole à Alexandre Dumas. J’ai beaucoup de peine avec ses romans (trop de testostérone revendiquée à chaque page à mon goût), mais il me plaît quand il parle de nourriture : lire ses descriptions des usages et bienfaits des aliments dans son Dictionnaire de cuisine°° est une petite activité qui me divertit régulièrement. Ainsi, on apprend de la carotte que « son goût […] est fort agréable ; elle est sudorifique et apéritive, et purifie la masse du sang. […] On doit les choisir longues, grosses, charnues, jaune ou d’un blanc pâle, se rompant aisément et d’un goût tirant sur le doux. » Les recettes du jour prennent pour base les carottes standard du XXIe siècle, à savoir de couleur orange, mais n’hésitez pas à varier les couleurs en utilisant des variétés anciennes, jaunes ou blanches, pour vous garantir des bienfaits mentionnés ci-dessus…

°Clémence Catz, Les savoir-faire de la cuisine végétarienne, Paris : La Plage, 2013 p. 147. J’ai déjà parlé de cet ouvrage ici.
°° Alexandre Dumas, Mon dictionnaire de cuisine, Paris : 10/18, 1998 [1882].

photo 2Salade de carottes multi épices de Paulette, pour 3 grosses portions
Pour la recette originale de Paulette, c’est ici (dans la partie commentaires). Pas de noix de cajou, ni de piments et du yogourt de soja dans ma version. Pour le reste j’ai suivi assez fidèlement la recette de Paulette.

–       500 g de carottes
–       1 cs d’huile de moutarde
–       1 cc de graines de moutarde
–       1 cc de sel
–       1 cc de poudre de curry
–       1 cc de sucre (suivant le yogourt que vous utiliserez, il faudra diminuer voire enlever le sucre car certains yogourts de soja, bien que ‘nature’ sont très acidulés)
–       2 cs de jus de citron
–       1 pincée de poudre de clou de girofle
–       150 g de yogourt de soja
–       1 cs de menthe ciselée (facultatif, j’ai testé sans et c’est très bon aussi)

Laver et peler les carottes puis les couper en très fines rondelles.
Faire chauffer l’huile dans une poêle, verser les graines de moutarde, couvrir et attendre qu’elles éclatent.
Aouter le sucre et le curry. Mélanger.
Ajouter ensuite les carottes et mélanger. Laisser cuire 3 à 4 mn à couvert, puis verser dans un saladier. Les carottes sont ainsi attendries mais encore al dente – n’hésitez pas à goûter et prolonger ou raccourcir la cuisson en fonction de vos préférences.
Ajouter dans le saladier le jus de citron, la poudre de clou de girofle, le sel et le yogourt, mélanger le tout.
Décorer de menthe ciselée et passer à table sans attendre pour une salade tiède. Ou prenez votre temps pour une salade froide.

***

Rillettes de carottes de Clémence Catz, pour un bol

–       400 g de carottes
–       2 cc rases de purée de cacahuète*
–       1 cc de panch phoron**
–       2 cs de crème d’amande (ou autre crème)
–       1 petite cc de sel
–       1 grosse pincée de poivre blanc

* en vente dans les magasins bios. On peut la remplacer par du beurre de cacahuète (moins sain de par la façon de le préparer, mais tout à fait ok niveau goût pour cette recette). Comme ce dernier est salé, il faudra diminuer la quantité de sel.
** ce mélange d’épices douces se trouve dans certaines (rares !) épiceries bio ou dans les magasins indiens ou sri lankais. A remplacer par une autre épice douce que vous auriez en stock si jamais vous n’avez pas de panch phoron sous la main (poudre de curry jaune, curcuma, poudre de graines de fenouil, de fenugrec…)

Laver, (peler) et râper les carottes.
Les faire cuire quelques minutes à feu moyen et à couvert avec 1 cs d’eau.
Mélanger dans un petit saladier la purée de cacahuète, le panch phoron, la crème d’amandes, le sel et le poivre.
Ajouter les carottes dans le saladier, bien mélanger. C’est prêt!

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