Salades de lentille – versions printemps et été

Quelques semaines ultra intensives de boulot suivies de deux semaines de vacances ont eu raison de ma présence ici pendant plus d’un mois… Me voilà de retour, et avec un de mes dadas : des salades de lentilles. Un plat qui s’adapte à toutes les saisons, aux grandes comme aux petites faims, qui peut servir de plat principal ou d’accompagnement… Vous avez déjà eu droit à une version hiver, place aujourd’hui à des modèles printemps et été.
J’adore les salades de lentilles sous toutes leurs formes, les mélanges de textures et de goûts sont sans fin. La version été que je vous propose aujourd’hui a pour base des lentilles beluga (ou lentilles noires) et des fèves, associées au sucré-acidulé des cassis pour rester dans des tons foncés. Du basilic et du tahine viennent arrondir les saveurs.
La version printemps aurait dû apparaître ici il y a déjà un moment… Même si ça n’est plus la saison de l’ail des ours ou des asperges, je la poste aujourd’hui car elle est vraiment trop bonne et facilement adaptable à l’été en utilisant du basilic et des petites courgettes.
Et en parlant de courgettes… je vous en reparlerai très bientôt !

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Salade de lentilles aux fèves, cassis et basilic, pour un petit saladier
–       30 grosses fèves (ce qui correspond à 200 à 300 g de cosses entières)
–       120 g de lentilles beluga
–       1 feuille de laurier
–       le jus d’un citron
–       1 cs d’huile d’olive
–       1 cs rase de tahine
–       1 cc rase de sel aux herbes
–       3 brins de basilic
–       2 petits oignons nouveaux
–       150 g de cassis
–       quelques fleurs de bourrache (facultatif, pour la déco)

Ecosser les fèves et les rincer avec les lentilles. Placer le tout dans une petite casserole avec la feuille de laurier, recouvrir d’eau et porter à ébullition. Cuire une vingtaine de minutes à feu moyen à fort. Arrêter ensuite le feu, mettre un couvercle et laisser la casserole sur la plaque chaude encore une dizaine de minutes (poursuivre la cuisson 5 minutes de plus si vous cuisez au gaz).
Pendant la cuisson des lentilles et des fèves, préparer la sauce en mélangeant dans un saladier le jus d’un citron, l’huile d’olive, le tahine et le sel.
Rincer et sécher le basilic, le ciseler finement avec une paire de ciseaux et ajouter ceci à la sauce.
Laver et sécher les oignons nouveaux et les émincer finement (blanc et vert). Ajouter dans le saladier.
Laver et sécher le cassis, l’égrapper et ajouter aussi au saladier.
Quand le mélange lentilles-fèves est cuit, l’égoutter, le rincer, enlever la feuille de laurier, puis l’ajouter dans le saladier et bien mélanger le tout.
Éventuellement parsemer de fleurs de bourrache et servir.

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Salade de lentilles aux asperges et à l’ail des ours, pour un petit saladier
L’ail des ours peut sans problème être remplacé par du basilic et les asperges par de petites courgettes en été!
–       120 g de lentilles blondes
–       1 feuille de laurier
–       un petit bout de carotte (facultatif)
–       4 asperges blanches (ou plus !)
–       1 cc d’huile d’olive
–       15 g d’ail des ours*
–       15 g d’huile d’olive*
–       2 cc de vinaigre balsamique
–       1 cc de sel aux herbes
* si vous avez un mélange déjà prêt huile – herbes aromatiques mixées dans un bocal au frigo, cela correspond à 1 cc bombée.

Mettre les lentilles blondes avec le laurier et éventuellement le petit bout de carotte dans une casserole. Recouvrir d’eau, porter à ébullition et cuire une vingtaine de minutes à feu moyen à fort jusqu’à ce qu’elles soient tendres.
Pendant ce temps, rincer et sécher l’ail des ours, le couper grossièrement puis le mixer avec l’huile d’olive.
Couper la partie dure du bas des asperges, les éplucher puis les couper en biseau (=de travers) tous les 5 mm, à partir de 2 à 3 cm depuis le haut de l’asperge, histoire de conserver la pointe intacte.
Dans une poêle, faire revenir sur feu fort les asperges dans l’huile d’olive avec le sel. Retirer du feu quand elles sont rôties, soit au bout de 2 à 3 minutes.
Mélanger la préparations huile-ail des ours (en gardant quelques gouttes de côté pour la déco si vous le souhaitez), le vinaigre balsamique et le sel aux herbes.
Quand les lentilles sont cuites, les égoutter, les rincer, enlever la feuille de laurier et le bout de carotte si vous l’avez utilisé. Mélanger avec la sauce. Placer les lentilles dans un plat de service, recouvrir avec les asperges rôties et éventuellement parsemer de quelques gouttes d’huile à l’ail des ours.

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Kousmine gourmande : un de mes livres de cuisine préférés

Dans le premier post sur ce blog, je faisais référence à un livre que j’aime beaucoup et dont j’avais promis de reparler ‘bientôt’ : Kousmine gourmande* de Suzanne Preney et Brigitte Favre. Cet ouvrage présente les préceptes de nutrition de la Doctoresse éponyme dans une première partie et dans la seconde des recettes s’en inspirant. Des recettes qui combinent une grande simplicité avec des mélanges de goûts délicieux et une bonne dose d’originalité. Ce livre n’est pas végéta*ien mais contient un très grand nombre de recettes sans produits animaux. C’est d’ailleurs en me renseignant sur la Doctoresse Kousmine que j’ai lu pour la première fois qu’il est conseillé pour des raisons de santé de limiter sa consommation de protéines animales voire de les exclure de certaines repas – à l’époque, je me rappelle m’être demandé avec intérêt comment cuisiner ainsi…
Je vous propose donc aujourd’hui deux recettes de saison issues de ce livre : une salade aux fraises et aux asperges crues en guise d’entrée, suivie d’une potée de petit épeautre aux artichauts.
Cette salade m’a permis de découvrir les asperges crues. C’est juste trop bon, je vous conseille vraiment de tester ! Fraises, asperges, coriandre et huile de noix constituent les éléments de base de cette recette, à compléter selon les envies du moment… par exemple en recyclant les fanes d’une bottes de radis (vraiment très bon en salade).
Quant à la recette de potée de petit épeautre, elle propose une méthode de cuisson particulièrement simple et efficace. Elle peut être préparée encore plus rapidement en utilisant une marmite à vapeur (20 minutes de cuisson avec deux tasses d’eau en guise de liquide). Et là encore, le mélange de saveurs et particulièrement réussi. En période estivale, cette recette est vraiment excellente froide.

*Suzanne Preney, Brigitte Favre, Kousmine gourmande. 180 recettes pour votre bien-être, Jouvence : Bernex-Genève, 2005.

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Salade printanière aux fraises et aux asperges (pour deux personnes en entrée ou en accompagnement, une portion en plat principal)
–       1 grosse asperge verte
–       3 très fines asperges blanches
–       4 radis + les fanes d’une botte de radis
–       une douzaine de toutes petites fraises
–       1 poignée de pousses de soja
–       1 poignée de mesclun
–       1 petit bouquet de coriandre
–       1 cc de vinaigre de framboise
–       2 cc d’huile de noix
–       1 bonne pincée de fleur de sel aux herbes

Laver les asperges. Peler la verte puis la couper en très fines tranches avec un économe. Peler puis couper en deux les asperges blanches dans le sens de la longueur puis les couper en tronçons de 2-3 cm de longueur. Mettre dans un saladier
Equeuter les radis, les laver puis les couper en fines rondelles. Débarrasser dans le saladier.
Laver et sécher les fanes de radis, les hacher finement et les ajouter dans le saladier.
Laver les fraises, les sécher et les couper en quartiers (en deux ou en quatre en fonction de leur taille). Dans le saladier aussi !
Laver et hacher grossièrement les pousses de soja. Laver le mesclun et la coriandre puis hacher cette dernière. Même destination que les ingrédients précédents.
Mélanger le vinaigre, l’huile et le sel, verser ce mélange sur ce que contient le saladier, bien mélanger et servir sans attendre.

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Potée de petit épeautre et lentilles aux artichauts (pour deux)
–       100 g de petits artichauts (3 pièces moyennes)
–       ½ citron
–       1 petit oignon et une échalote nouvelle (ou un oignon moyen)
–       100 g de petit épeautre
–       25 g de lentilles blondes
–       1 cc de bouillon en poudre et 2.5 + 1 dl d’eau
–       1 cc d’ail en poudre (ou 1 gousse d’ail)
–       1 bonne pincée de poivre blanc
–       2 grosses pincées de poudre de curry
–       1 pointe de couteau de piment d’Espelette
–       2 grosses pincées de graines de coriandre
–       2 grosses pincées de cumin moulu
–       5 olives kalamata
–       2 cc d’huile d’olive

Laver les artichauts et les tourner. Tourner les artichauts, ça veut dire ça : couper les tiges puis enlever les feuilles extérieures dures; quand on arrive aux feuilles tendres, couper la pointe dure des artichauts, puis, avec une petite cuillère, enlever le foin qui recouvre le cœur des artichauts. Couper en quartier et réserver dans de l’eau citronnée. Si vous utilisez de petits artichauts violets, vous pouvez vous contenter d’enlever la tige et les feuilles les plus dures autour du cœur puis les couper en quartier tels quels (à réserver aussi dans de l’eau citronnée).
Peler et hacher l’oignon et l’échalote.
Mettre dans une poêle à bord haut tous les ingrédients sauf les olives et l’huile d’olive, soit : les quartiers d’artichauts égouttés, le petit épeautre, les lentilles blondes, la cc de bouillon en poudre, 2.5 dl d’eau, la cc d’ail en poudre ou la gousse d’ail pelée et pressée, la pincée de poivre blanc, la poudre de curry, le piment d’Espelette, les graines de coriandre et le cumin moulu. Mélanger le tout. Si vous avez une marmite à vapeur, (re-)lisez l’intro de ce billet pour les instructions de cuisson plutôt que ce qui suit.
Porter à ébullition puis baisser le feu sur une chaleur moyenne et cuire 15 minutes à couvert. Ajouter ensuite 1 dl d’eau bouillante et prolonger la cuisson à couvert pendant 10 minutes. Arrêter le feu, placer les olives sur le petit épeautre, refermer la casserole et laisser finir la cuisson en douceur sur la plaque chaude une vingtaine de minutes.
Ajouter un filet d’huile d’olive au moment de servir.

La soupe de lentilles comme au resto – en version chaude ou froide

Un jour de mal de ventre, je me suis retrouvée dans un restaurant turc et y ai mangé une soupe de lentilles absolument excellente. De retour chez moi, j’ai essayé de la refaire et j’ai été vraiment très satisfaite du résultat ! J’ai tellement aimé que je vous la propose, bien que j’aie déjà posté une recette de soupe aux lentilles ici (mais en version vraiment hivernale). Vu le temps plutôt chaud ces derniers jours, je vous propose celle-ci en deux versions : celle de base, chaude. Et puis aussi une version froide, réalisée avec des cosses de petits pois et qui me régale ces jours…
Cette recette est vraiment rapide, et elle ne nécessite pas trop d’ingrédients spéciaux. Le plus ‘bizarre’ est certainement la menthe séchée qui s’obtient simplement en laissant tête bêche un bouquet de menthe quelques jours (voire quelques heures quand il fait très chaud). Ou en l’achetant dans une épicerie. Certainement que c’est très bon aussi avec de la menthe fraîche, avec un goût plus vert – je n’ai pas (encore) testé.

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Pour un deux gros bols de soupe lentilles – menthe ou plusieurs petits
–       100 g de carottes (= 3 petites)
–       1 gros oignon (= environ 100 g)
–       1 gousse d’ail
–       2 cc d’huile d’olive
–       1 cc de fleur de sel
–       120 g de lentilles corail
–       1 petite poignée de menthe séchée
–       2 piments oiseaux séchés (ou une pointe de couteau de piment moulu ou quelques gouttes de tabasco)
–       1 l d’eau bouillante
–       1 citron
–       fleur de sel pour servir

Laver et couper les carottes en rondelles (inutile de les peler si elles ne sont pas super vieilles).
Peler et hacher l’oignon et la gousse d’ail.
Dans une casserole, faire revenir les rondelles de carottes, l’oignon et l’ail haché jusqu’à ce que le mélange devienne doré.
En parallèle, porter un litre d’eau à ébullition.
Ajouter aux légumes hachés 1 cc de fleur de sel et les lentilles, bien mélanger.
Ecraser dans sa main les feuilles de menthe séchées, en enlever les grosses nervures, ajouter dans la casserole avec les piments oiseaux puis l’eau bouillante.
Laisser cuire à feu moyen environ 15 minutes (jusqu’à ce que les lentilles soient cuites) et mixer au mixer plongeant.
Servir chaud, avec des quartiers de citron et parsemé de fleur de sel.

La variante estivale et de récup’ : remplacer les carottes par les cosses de 500 g de petits pois (oui, le truc qu’il y a autour et qu’on met au compost d’habitude. Les petits pois vous pouvez les garder pour autre chose).
Mixer au mixer plongeant, puis passer la soupe au passe-vite (étape essentielle sinon il y a des fils de cosses de petits pois) et laisser refroidir.
A servir comme la version chaude : avec des quartiers de citron et de la fleur de sel.

 

Pastilla!

Après une semaine de silence sur ce blog, je reviens avec une recette plutôt festive que je vous recommande chaudement. Je l’ai testée avec plusieurs potes : cette pastilla est un franc succès à chaque fois. Le côté gâteau est convivial et les goûts sont chauds et font du bien. Chaque test a été l’occasion de repas très sympas, qui me donnaient plus envie de passer du temps avec les personnes présentes chez moi qu’avec un appareil photo, d’où des photos plutôt sommaires…

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Ça fait un petit moment que j’avais envie de pastilla, sans rien y connaître d’ailleurs. Je n’ai pas fait de longues recherches sur sa version traditionnelle, j’ai suivi mes envies et le résultat me plaît beaucoup – mais peut-être que l’appellation de pastilla n’est pas la bonne… Je me suis laissé inspirer pour la farce par le très beau livre de Linda Louis aux éditions La Plage intitulé Liban*. On y trouve notamment un gâteau d’aubergines avec une farce mêlant paprika fumé, champignons et lentilles. En attendant la saison des aubergines pour suivre sa recette de plus près, j’ai un peu changé le mélange en gardant ces trois ingrédients comme base, j’ai ajouté par dessus un yogourt aillé pour le fondant et en ai fait une pastilla en entourant le tout de pâte de brick pour un maximum de croustillant.
Les proportions prévoient un reste de farce, et ça n’est pas un hasard : il restera aussi 4 feuilles de brick (puisque les paquets en contiennent habituellement 10) et vous pourrez prolonger le plaisir de ce repas en confectionnant de petits chaussons à cuire au four ou à la poêle antiadhésive pour un repas ultra rapide. Il suffira de placer ¼ de la farce restante au milieu d’une feuille de brick et de replier la feuille autour (si vous hésitez sur la méthode, il y a toujours des indications sur l’emballage du paquet).
Bon app’ !

* Linda Louis, Epicerie du monde. Liban, Paris : La Plage, 2014.
Linda Louis a écrit de nombreux autres livres aux mêmes éditions qui me donnent plus envie d’y mettre le nez les uns que les autres et elle tient également un blog intitulé Cuisine Campagne.

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Pour une pastilla de 26 cm de diamètre (4 gloutons ou 6 portions standard)

–       2 oignons
–       1 céleri moyen (= 375 g pesé entier)
–       500 g de champignons de Paris
–       2 cs + 3 cc d’huile d’olive
–       1 cs de poudre de cumin
–       1 cs de poudre de paprika fumé*
–       1 cs de bouillon en poudre
–       200 g de lentilles corail
–       200 g de yogourt de soja
–       1 cs de pâte d’ail**
–       ½ + ½ cc de sel
–       3 cc bombées de cénovis**
–       1 cs de concentré de tomate
–       6 feuilles de brick***

+ un moule à manqué de 26 cm de diamètre

* en vente dans certaines épiceries fines ou dans les magasins espagnols. Si vous n’en trouvez pas, on peut le remplacer par du paprika standard, mais le goût sera moins fin
** j’ai déjà parlé de ce produit bizarre et typiquement suisse ici. Si vous n’en trouvez pas ou ne souhaitez pas en utiliser, il faudra utiliser plus de sel et/ou de bouillon
*** en vente dans les épiceries libanaises notamment

Peler puis hacher finement les oignons, les débarrasser dans une grande poêle.
Peler et couper en tout petits dés le céleri (quelques mm de côté). Ajouter à la casserole contenant les oignons.
Enlever la terre des champignons de Paris (sous un filet d’eau ou avec une petite brosse). Les couper en tout petits dés et les débarrasser, toujours dans la même casserole, celle qui contient déjà les oignons et le céleri.
Ajouter dans cette casserole l’huile d’olive (2 cs), le cumin en poudre, le paprika fumé et le bouillon en poudre. Faire revenir le tout à feu fort pendant 5 minutes.
Préchauffer le four à 250°C.
Ajouter ensuite les lentilles, le concentré de tomate, ½ cc de sel et le cénovis. Mouiller à hauteur et bien mélanger le tout.
La cuisson de la farce prend 20 minutes, au cours desquelles il est nécessaire de régulièrement brasser le mélange et d’ajouter un peu d’eau au fur et à mesure pendant les 15 premières minutes de cuisson (le liquide doit arriver en haut du mélange sans le recouvrir). On n’ajoute pas d’eau pour les 5 dernières minutes de cuisson de la farce et on obtient ainsi un mélange sans liquide car il l’aura pompé.
En parallèle, mélanger dans un saladier le sel (½ cc), le yogourt et la purée d’ail.
Monter ensuite la pastilla : Verser dans une petit bol 3 cc d’huile d’olive et huiler une moule à manquer au pinceau. Recouvrir le fond du moule de papier sulfurisé. Disposer une première couche de feuille de brick au fond puis la huiler au pinceau. Ajouter une deuxième par dessus, huiler à nouveau et répéter l’opération une troisième fois. Ajouter ensuite la farce : elle doit être répartie sur environ 3 cm d’épaisseur dans tout le moule. Il reste un peu de farce et c’est normal (vous pourrez farcir les 4 feuilles de brick qui restent et en faire des petits chaussons délicieux. Ou la manger telle quelle si vous préférez !). Recouvrir la farce du mélange à base de yogourt et bien l’étaler. Recouvrir d’une feuille de brick et en faire passer les bords entre les bords du moule à manqué et les feuilles de brick du dessous (cette opération nécessite de la délicatesse mais est beaucoup moins complexe qu’il n’y paraît). Huiler cette feuille de brick au pinceau et renouveler l’opération avec les deux feuilles qui restent.
Enfourner pour 20 minutes (à 250°C).
Servir par exemple avec une salade verte, éventuellement un peu riz basmati, et un bon vin rouge.

Soupe de soleil

Il paraît que demain, la neige aura tout recouvert par ici. C’est donc le moment d’une recette de soupe pour se tenir chaud. Et pour mettre du soleil dans son assiette… en tous cas par la couleur.
Toutes les soupes aux légumes peuvent être apprêtées selon cette méthode simple et rapide, garantissant en plus un maximum de saveurs (grâce à l’étape de rôtissage).
Pour une version couleur soleil, choisissez des légumes jaune, orange et/ou vert clair et ajoutez du curcuma et des lentilles corail. En plus de la couleur, les lentilles apporteront un velouté soyeux et le curcuma ses vertus anti-inflammatoire et anti-cancer.

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Soupe, pour deux grosses portions ou plusieurs petites

–       1 betterave jaune
–       1 grosse carotte
–       1 poireau
–       ½ oignon (rouge)
–       1 chou-rave
–       1 poignée de cerfeuil
–       1 petit bouquet de persil
–       120 g de lentilles corail
–       1 cc rase de curcuma
–       2 cc d’huile d’olive
–       1 cc de sel

Peler tous les légumes et les couper en morceaux (1 à 2 cm de côté). Les mettre dans une passoire et les rincer.
Rincer le cerfeuil et le persil, hacher le tout grossièrement.
Dans une casserole, faire chauffer l’huile. Ajouter tous les autres ingrédients, bien mélanger pour que les légumes rôtissent un peu, mouiller à hauteur d’eau bouillante (= l’eau doit recouvrir les morceaux) et laisser cuire sur feu moyen à fort une vingtaine de minutes.
Passer le contenu de la casserole au mixeur plongeant, goûter, rectifier l’assaisonnement et passer à table !
Je fais souvent des soupes jaunes ces temps, et je les agrémente de quelques céréales par dessus. J’aime en particulier y ajouter du riz basmati.photo 4

Salade à étages

J’aime bien les salades à étages, soit celles qui cachent sous la couche apparente d’autres choses… Pour faire suite au dernier post, voici une assiette avec des betteraves et un chou-rave comme première couche, des lentilles ensuite, le tout recouvert de pousses de salade, de cerfeuil et parsemé de fromage d’amandes et encore de quelques noix de cajou. Un mélange coloré, à manger tiède ou froid.

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Le chou-rave est un légume qui a de nombreux noms : on l’appelle aussi colrave ou chou-pomme. Cru, ce légume est à mon avis une pub vivante pour les cultures respectant la nature puisque son goût se transforme en fonction du fait qu’il a été plus ou moins traité, passant du délicieux au sans trop d’intérêt. Cuit il fait des merveilles dans les soupes et est délicat tel quel, comme dans cette salade qui le met en valeur. Au marché, on le trouve de plus en plus souvent avec ses fanes qui sont également comestibles, comme celles des betteraves d’ailleurs.
Enfin un mot sur les betteraves jaunes : elles ont me semble-t-il un goût plus doux et plus rond que les betteraves rouges, mais peut-être que je me laisse juste influencer par leur magnifique couleur. D’autres betteraves que la jaune et d’autres légumes conviennent à cette salade, le tout étant de les cuire soi-même pour garantir une cuisson al dente et éviter le côté très mou des betteraves achetées déjà cuites.

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Ingrédients pour 1 grande salade (soit deux petites faims ou une énorme)

–       1 betterave jaune
–       1 chou-rave
–       1 betterave rouge (facultatif)
–       5 – 6 pincées de sel
–       100 g de lentilles blondes
–       1 feuille de laurier (facultatif)
–       1 cs de vinaigre balsamique
–       1 cs d’huile (de caméline, d’olive,…)
–       1 cc de sel aux herbes
–       2 petites poignées de mesclun
–       1 petite poignée de cerfeuil
–       env. 50 g de fromage d’amandes et/ou une dizaine de noix de cajou torréfiées
–       poivre (blanc), au goût

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Peler la ou les betterave(s) ainsi que le chou-rave et les couper en tranches d’un cm d’épaisseur. Mettre les tranches de betterave jaune et de chou-rave dans une casserole, éventuellement en deux épaisseur, parsemer de quelques pincées de sel, ajouter un fond d’eau (environ 1 dl, l’eau ne doit pas atteindre le haut des rondelles de légume) et cuire à feu moyen à fort pendant 25 minutes. Disposer les rondelles de légume sur une assiette et renouveler le processus avec la betterave rouge (les cuire ensemble reviendrait à n’avoir que des légumes roses. Le fait d’utiliser deux couleurs de betteraves et de ne pas les cuire ensemble prend plus de temps, ne pas utiliser de betterave rouge va aussi très bien).
En parallèle, cuire les lentilles avec la feuille de laurier et 2 dl d’eau (sans sel) pendant 20 minutes à feu moyen à fort. Arrêter le feu et laisser la casserole sur la plaque dix minutes de plus.
Préparer la sauce pour les lentilles en mélangeant le balsamique, l’huile et le sel aux herbes.
Laver le mesclun et le cerfeuil.
Une fois que les lentilles sont cuites, les mélanger à la sauce.
Dresser la salade en disposant sur une grande assiette les rondelles de légume, puis la salade de lentilles, puis le mesclun et le cerfeuil, et enfin le fromage d’amande, éventuellement les noix de cajou et le poivre.
C’est une salade qui ne baigne pas dans la sauce. Si vous trouvez qu’il en manque, ajoutez un peu de balsamique.
Si vous n’avez pas de fromage d’amande en stock, quelques noix de cajou torréfiées le remplaceront très bien.

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