Des glaces!

Après une entrée et un plat de retour de Málaga, il est temps de passer au dessert. Avec deux parfums de glaces ultra rapides à réaliser. Miam !
La première recette est celle de la glace du même nom que la ville. J’ai ramené un peu de vin doux du coin en espérant réussir à faire une version végane de ce fameux parfum. Et à ma grande surprise, la première tentative fut la bonne : j’ai confectionné en 5 minutes une glace qui avait le goût recherché, ultra facile à réaliser qui plus est (même pas besoin d’une sorbetière).
Le deuxième parfum, c’est ‘chérimole’, le nom d’un fruit que j’ai aussi ramené dans ma valise ( ! ) et que je n’avais jamais goûté avant. Il était présent sur tous les étals des marchés à Málaga et je l’ai wikipédié en rentrant. J’ai ainsi appris que son nom vient du quechua et signifie ‘graines du froid’ car il pousse surtout en altitude. Comme son étymologie l’indique, il est originaire d’Amérique du Sud, plus particulièrement de la cordillère des Andes. Et j’ai aussi appris un mot : ce fruit est ‘climactérique’, c’est-à-dire qu’il peut être ramassé non mûr et continue le processus de maturation loin de l’arbre sur lequel il pousse. Si vous connaissez déjà le chérimole, vous savez qu’il assez fun à manger puisque sa chaire blanche est séparée en plusieurs sortes de gousses autour de graines noires. En sorbet, il est délicieux aussi. Pas besoin d’ajouter quoi que ce soit, le fruit est déjà très sucré et parfait tel quel. Pour autant qu’on ait un bon blender, cette recette est particulièrement efficace puisqu’elle ne nécessite qu’un seul ingrédient !

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Pour 4 grosses boules de glace ‘Málaga’

  • 3 dl de crème de soja
  • 4 cs de mélasse de poires*
  • 2 + 2 cs de vin doux de Málaga**
  • 3 grosses cs (= 40 g) de raisins secs

* J’aime bien la mélasse de poires parce qu’elle donne une toute petite pointe d’acidité, mais elle peut être remplacée par du sirop d’agave, du sirop d’érable ou de la mélasse de pommes. Je n’aime pas les desserts trop sucrés, donc si vous vous les aimez, mettez-en un peu plus : ajoutez une cs de plus à la fois et goûtez au fur et à mesure.
** Le vin doux de Málaga ressemble un peu à du porto. J’imagine qu’on peut substituer l’un à l’autre pour cette recette mais n’ai pas encore testé. Faites-moi signe si jamais vous essayez !

Mélanger la crème avec la mélasse de poires et 2 cs de vin doux. Mettre dans une boîte et au congélateur.
Mélanger les raisins secs avec 2 cs de vin doux et 2 cs d’eau chaude. Laisser pomper les raisins 30 minutes environ en remuant le mélange de temps en temps.
Sortir la boîte du congélateur, y verser le mélange raisins – vin doux – eau, bien mélanger le tout et remettre au congélateur pour au moins deux heures.
Sortir la glace environ un quart d’heure avant de la déguster, elle n’en sera que meilleure.

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Pour 4 grosses boules de sorbet au chérimole

Un mixer vraiment puissant est nécessaire pour confectionner ce dessert.

  • 1 chérimole bien mûr

Peler le chérimole, puis en enlever tous les pépins.
Mettre toute la pulpe recueillie dans une boîte et la mettre au congélateur quelques heures (2 au minimum).
Juste avant de servir, mettre le chérimole congelé dans le bol du blender avec 4 cs d’eau tiède, mixer jusqu’à ce que la consistance soit celle d’un sorbet crémeux.
Si vous avez des restes de sorbet, pensez à le repasser au blender avant sa prochaine utilisation pour lui garantir sa texture très crémeuse (ça va un peu ressembler à des glaçons si vous sautez cette étape).

 

Petits pots de crème aux fleurs

La recette du jour est un petit dessert facile, vite fait, régressif et adaptable à l’envi : des petits pots de crème réalisés avec du lait d’amande et de la fécule de maïs. Le tout en deux versions – la première aromatisée à l’eau de fleur d’oranger et la seconde à l’eau de fleur de rose, avec de la grenade infusée dans le lait pour un résultat doublement rosé.
Les ingrédients de base: du lait végétal, de quoi le sucrer et de la maïzena. Ensuite vous ajoutez ce qui vous plaît (eau florale et/ou épices), vous adaptez éventuellement le niveau de sucre à vos papilles et le tour est joué. Vous pouvez aussi infuser des fruits secs colorés dans le lait si ça vous chante (baies de goji, framboises, physalis, myrtilles, abricots,…) pour un résultat un peu plus acidulé (et aussi un peu plus long à réaliser).
J’ai effectué ces petits pots aux fleurs en versions mono et bicolore et je dois dire que les versions monochromes sont bien meilleures car le goût de chaque crème se suffit à lui-même. Amusez-vous bien!

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Pour deux petites crèmes amande – fleur d’oranger
–       2 dl de lait d’amande (pour le faire maison, c’est ici, et vous pouvez aussi utiliser un autre lait végétal)
–       1 cs de sirop d’agave (ou un autre moyen de sucrer : mélasse de pomme, de poire, mélasse standard, sirop de riz, sirop d’érable…)
–       1 cs d’eau de fleur d’oranger
–       1 cs bombée de fécule de maïs (maïzena)
–       quelques pincées d’amandes moulues pour la déco (facultatif)

Mettre dans une petite casserole le lait d’amande, le sirop d’agave et l’eau de fleur d’oranger.
Prélever 3 cs de lait d’amande et le mélanger dans un petit bol avec la fécule de maïs. Ajouter à la casserole et mélanger.
Faire cuire le tout : porter à ébullition puis baisser la température sur un feu moyen à fort. Bien mélanger au fouet pendant toute l’opération pour éviter les grumeaux. Lorsque le mélange a épaissi (ceci prend quelques minutes), le couler dans des petits moules, laisser refroidir puis mettre au frais pour quelques heures (ou tout une nuit) avant de déguster en parsemant éventuellement d’amandes moulues.

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Pour deux petites crèmes grenade – eau de rose
–       2 dl de lait d’amande (pour le faire maison, toujours la même recette, et vous pouvez aussi utiliser un autre lait végétal)
–       30 g de graines de grenade séchées + quelques graines pour la déco (facultatif)
–       1 cc de sirop d’agave (ou un autre moyen de sucrer : mélasse de pomme, de poire, mélasse standard, sirop de riz, sirop d’érable…)
–       1 cs d’eau de rose
–       1 cs bombée de fécule de maïs (maïzena)

La veille, mettre à tremper les graines de grenades dans le lait.
Le jour même, mixer le lait contenant les graines de grenade puis passer le tout au tamis en appuyant bien pour recueillir le plus de pulpe de grenade possible.
Mettre dans une petite casserole le lait d’amande à la grenade, le sirop d’agave et l’eau de rose.
Prélever 3 cs de lait d’amande rose et le mélanger dans un petit bol avec la fécule de maïs. Ajouter à la casserole et mélanger.
Faire cuire le tout : porter à ébullition puis baisser la température sur un feu moyen à fort. Bien mélanger au fouet pendant toute l’opération pour éviter les grumeaux. Lorsque le mélange a épaissi (ceci prend quelques minutes), le couler dans des petits moules, laisser refroidir puis mettre au frais pour quelques heures (ou tout une nuit) avant de déguster en parsemant éventuellement de quelques graines de grenade séchée.

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Des orties crues? Même pas mal!

Les recettes qui suivent ont comme point de départ une discussion printanière, au marché, autour de la question « peut-on manger des orties crues ? ». J’ai soutenu le ‘oui’, car je l’avais lu… Et en rentrant je me suis dit que j’allais quand même tester pour en avoir le cœur net, un peu gênée à l’idée que des personnes se brûlent la bouche à cause de moi…
Résultat : effectivement, une fois émincée finement, l’ortie ne brûle pas lorsqu’on la mange crue. Ouf.
Comme je trouve que découper les orties est une activité plutôt désagréable, je l’ai coupée très grossièrement puis mixée, une fois en version boisson, l’autre en version sauce aux herbes. Un petit goût ‘vert’ dans les deux cas, adouci par les dates, la vanille et le lait d’amande dans la première recette, renforcé par les autres herbettes dans la seconde.
Mes lectures* m’ont également permis d’apprendre une chose que je n’aurais jamais imaginée : les pousses et les feuilles d’ortie contiennent plus de protéines que le soja. A vos mixers!

* voici les références des deux ouvrages :
–       Anne Brunner, Orties et Pissenlits, Paris : La Plage, 2012, pp. 22-23.
–       Laurence Alemanno, Chocolat cru, Paris : La Plage, 2014, pp. 67. Ce livre est une mine d’or de bonnes idées, je vous en reparlerai bientôt je pense (c’est dans celui-ci que j’ai appris que les orties sont blindées de protéines).

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Pour une boisson aux orties crues
–       2 dl de lait d’amande (ou autre lait végétal)
–       50 g de feuilles d’orties
–       2-3 dattes molles (3 si vous aimez les boisson sucrées, 2 sinon)
–       1 pointe de couteau de purée de vanille.

Enlever les tiges épaisses des orties puis les couper grossièrement. Les rincer ensuite (ça pique moins ainsi !).
Mettre tous les ingrédients dans un mixer, mixer jusqu’à ce que le mélange soit homogène et déguster !

*****

Pour deux avocats sauce ortie crue et herbettes
–       50 g noix de cajou
–       10 g d’orties
–       le bulbe d’un oignon nouveau
–       5 feuilles de livèche
–       1 petit bouquet de ciboulette
–       1 dl d’eau
–       ½ cc de shiro miso°
–       1 petite cc de sel
–       1 cs de vinaire de Xérès (ou de cidre)
–       1 avocat
–       quelques gouttes de citron
–       1 grosse poignée de pousses de soja (facultatif)
–       quelques fleurs de ciboulette pour la déco si vous le souhaitez

° Le shiro miso est un miso clair, en vente en épiceries asiatiques ou bio. Pas indispensable pour cette recette, il faudra simplement utiliser plus de sel si vous n’utilisez pas de miso.

La veille (ou plusieurs heures avant), mettre les noix de cajou à tremper.
Le jour même, enlever les tiges épaisses des orties puis les couper grossièrement. Les rincer ensuite.
Hacher finement l’oignon et le mettre dans un bol.
Laver puis hacher très finement la livèche et la ciboulette. Ajouter à l’oignon.
Mettre dans le bol d’un blender les noix de cajou égouttées, les orties, le dl d’eau, le miso, le sel et le vinaigre. Mixer jusqu’à ce que le mélange soit lisse. Ajouter ceci dans le bol contenant déjà l’oignon et les fines herbes, bien mélanger.
Couper l’avocat en deux dans le sens de la longueur, en ôter le noyau et étaler quelques gouttes de jus de citron sur la chair (pour éviter qu’elle ne noircisse).
Disposer un demi avocat sur chaque assiette, le remplir éventuellement de pousses de soja puis recouvrir le tout de sauce aux herbettes.
Décorer si vous le souhaitez de fleurs de ciboulette et servir avec une salade.

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Les carottes sont cuites !

Au menu aujourd’hui : deux recettes de salades de carottes… cuites (mais pas trop). Deux recettes très différentes, en texture comme en goût – incomparables et délicieuses. Toutes les deux sont simples et originales. Pas forcément les recettes qui en jettent le plus, mais des recettes du quotidien que je fais régulièrement et qui font du bien.

La première a été postée en commentaire sur ce blog il y a quelques semaines (merci Paulette !). Elle fait partie des recettes que j’affectionne particulièrement et que je prépare souvent. C’est un doux mélange de saveurs qui fait merveilles en pique-nique, en entrée, en accompagnement, ou même en plat pour une petite faim.
La seconde est issue du livre Les savoir-faire de la cuisine végétarienne ° et il s’agit en fait de « rillettes de carottes ». Le titre m’a particulièrement intriguée et le résultat m’a beaucoup plus. Parfait en tartines sur des crackers.

Et puis, au registre des bienfaits diététiques de la carotte, plutôt que de vous dire qu’on n’a jamais vu un lapin porter des lunettes (ce que je trouvais déjà débile à 3 ans) je vais passer la parole à Alexandre Dumas. J’ai beaucoup de peine avec ses romans (trop de testostérone revendiquée à chaque page à mon goût), mais il me plaît quand il parle de nourriture : lire ses descriptions des usages et bienfaits des aliments dans son Dictionnaire de cuisine°° est une petite activité qui me divertit régulièrement. Ainsi, on apprend de la carotte que « son goût […] est fort agréable ; elle est sudorifique et apéritive, et purifie la masse du sang. […] On doit les choisir longues, grosses, charnues, jaune ou d’un blanc pâle, se rompant aisément et d’un goût tirant sur le doux. » Les recettes du jour prennent pour base les carottes standard du XXIe siècle, à savoir de couleur orange, mais n’hésitez pas à varier les couleurs en utilisant des variétés anciennes, jaunes ou blanches, pour vous garantir des bienfaits mentionnés ci-dessus…

°Clémence Catz, Les savoir-faire de la cuisine végétarienne, Paris : La Plage, 2013 p. 147. J’ai déjà parlé de cet ouvrage ici.
°° Alexandre Dumas, Mon dictionnaire de cuisine, Paris : 10/18, 1998 [1882].

photo 2Salade de carottes multi épices de Paulette, pour 3 grosses portions
Pour la recette originale de Paulette, c’est ici (dans la partie commentaires). Pas de noix de cajou, ni de piments et du yogourt de soja dans ma version. Pour le reste j’ai suivi assez fidèlement la recette de Paulette.

–       500 g de carottes
–       1 cs d’huile de moutarde
–       1 cc de graines de moutarde
–       1 cc de sel
–       1 cc de poudre de curry
–       1 cc de sucre (suivant le yogourt que vous utiliserez, il faudra diminuer voire enlever le sucre car certains yogourts de soja, bien que ‘nature’ sont très acidulés)
–       2 cs de jus de citron
–       1 pincée de poudre de clou de girofle
–       150 g de yogourt de soja
–       1 cs de menthe ciselée (facultatif, j’ai testé sans et c’est très bon aussi)

Laver et peler les carottes puis les couper en très fines rondelles.
Faire chauffer l’huile dans une poêle, verser les graines de moutarde, couvrir et attendre qu’elles éclatent.
Aouter le sucre et le curry. Mélanger.
Ajouter ensuite les carottes et mélanger. Laisser cuire 3 à 4 mn à couvert, puis verser dans un saladier. Les carottes sont ainsi attendries mais encore al dente – n’hésitez pas à goûter et prolonger ou raccourcir la cuisson en fonction de vos préférences.
Ajouter dans le saladier le jus de citron, la poudre de clou de girofle, le sel et le yogourt, mélanger le tout.
Décorer de menthe ciselée et passer à table sans attendre pour une salade tiède. Ou prenez votre temps pour une salade froide.

***

Rillettes de carottes de Clémence Catz, pour un bol

–       400 g de carottes
–       2 cc rases de purée de cacahuète*
–       1 cc de panch phoron**
–       2 cs de crème d’amande (ou autre crème)
–       1 petite cc de sel
–       1 grosse pincée de poivre blanc

* en vente dans les magasins bios. On peut la remplacer par du beurre de cacahuète (moins sain de par la façon de le préparer, mais tout à fait ok niveau goût pour cette recette). Comme ce dernier est salé, il faudra diminuer la quantité de sel.
** ce mélange d’épices douces se trouve dans certaines (rares !) épiceries bio ou dans les magasins indiens ou sri lankais. A remplacer par une autre épice douce que vous auriez en stock si jamais vous n’avez pas de panch phoron sous la main (poudre de curry jaune, curcuma, poudre de graines de fenouil, de fenugrec…)

Laver, (peler) et râper les carottes.
Les faire cuire quelques minutes à feu moyen et à couvert avec 1 cs d’eau.
Mélanger dans un petit saladier la purée de cacahuète, le panch phoron, la crème d’amandes, le sel et le poivre.
Ajouter les carottes dans le saladier, bien mélanger. C’est prêt!

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Ragoût de champignons – Beau à la louche

Dans le registre des blogs que j’aime bien, je vais parler aujourd’hui de Beau à la louche, un des blogs que je suis depuis le plus longtemps. Ce que j’aime dans ce blog, ce sont les explications claires, les mélanges souvent originaux et toujours inventifs ainsi que le ton qui décrit le tout. J’aime beaucoup les photos aussi.
Je suis rarement les recettes qui y sont proposées à la lettre, par contre elles me servent régulièrement de point de départ. Ce blog m’a donc donné plein d’idées au fil des ans (que je n’ai jusque là pas pris la peine de consigner). Je vous propose donc aujourd’hui la dernière des nombreuses recettes de ce blog que j’aie (re)testée, et ici passablement transformée. Ça ne fait pas forcément honneur à toutes les belles idées de l’autrice de ce blog, Loukoum. Si vous en voulez plus, allez voir les recettes de rhum arrangé et de tomatokeftedes par exemple: elles font partie de celles que je n’ai toujours pas testées et qui me font toujours autant envie…

A la base, le plat du jour part d’une recette de “bœuf Stroganov“. Ma version a pour base des champignons. Ce ragoût est un mélange délicat de crémeux, d’acide et d’umami – ce goût indescriptible et qui rend de nombreuses personnes assez dépendantes… Ce dernier goût est garantit par le paprika fumé et renforcé dans ma version par les shitakes. Si jamais vous n’avez pas ce paprika sous la main, la recette est bonne, bien que moins complexe en goût, en utilisant du paprika standard à la place.
Ma version est à base de champignons plutôt que de viande et du coup la cuisson est changée – pas besoin de cuire 2 heures ce ragoût. Encore quelques autres petits changements pour véganiser le tout, et voici ce que ça donne…

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Champis Stroganov, pour deux
–       500 g de champignons frais (ici : 250 g de shitakes et 250g de champignons de Paris bruns)
–       3 échalotes
–       2 cc d’huile d’olive
–       1 cc de sel (gris de Guérande)
–       1 cc de paprika
–       1 cc de paprika fumé
–       1 cc de mélasse de poire*
–       1 feuille de laurier
–       1 dl de crème d’amande (ou autre)
–       100 g de petits cornichons au vinaigre
–       1 citron en quartiers
* découvertes dans des recettes véganes en allemand, les mélasses de fruits sont une façon de sucrer qui apporte de la rondeur. En vente dans les épiceries biologiques.

Préparer les champignons : les rincer ou les frotter (rincer les champignons est considéré par certain-e-s comme une hérésie car cela les gorge d’eau… perso je trouve ça plutôt pratique si c’est fait rapidement et délicatement). Les couper. J’ai coupé les champignons de Paris en 4, les shitakes en tranches, histoire de varier les formes… Mettre tout ça dans une poêle.
Hacher les échalotes, les ajouter dans la poêle avec l’huile d’olive et le sel. Cuire à couvert 1-2 minutes sur feu fort, puis ajouter les paprikas, la mélasse de poire et la feuille de laurier. Mélanger et baisser le feu (feu moyen). Poursuivre la cuisson à couvert pour 3-4 minutes. Cette manière de cuire les champignons garantit un maximum de goût puisque les champignons rendent leur eau et y cuisent directement.
A ce stade de la cuisson, il doit y avoir un fond de jus de cuisson dans la poêle, légèrement sirupeux grâce à la mélasse de poire. Ajouter la crème et laisser cuire à feu doux une trentaine de minutes.
Couper les cornichons en rondelles (1-2 mm d’épaisseur), les ajouter au ragoût.
Enlever la feuille de laurier et servir avec du riz, de la purée ou comme ici avec des Spätzli (dont la recette vous sera servie dans un prochain post..), le tout accompagné de quartiers de citron et éventuellement saupoudré d’un peu de paprika.

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PS : la sauce à salade improvisée sur ce coup était particulièrement adaptée au reste, alors la voici : 1 cc de purée d’amande complète, 1 cc de moutarde de Dijon et 2 cs de vinaigre de Xérès, le tout avec de la scarole hachée.